Offre de CDD – Ingénieur bioinformaticien IE ou IR au CBiB

 

Nous ne parlons pas tous les jours de BioInformatique sur ce blog mais je me permets  malgré tout de transmettre une offre d’emploi à la demande du Centre de BioInformatique de Bordeaux (CBiB).

Plusieurs de nos étudiants ont réalisé ou réalisent actuellement un stage dans ce centre et le profil à double compétence (agronomie et informatique) est très apprécié. Aussi, même si vous n’êtes pas encore spécialiste de bioinformatique mais que vous êtes intéressé par le domaine, si vous maîtrisez les bases de données et les statistiques, un profil AgroTIC (ou ex MSI) peut tout à fait répondre aux attentes. N’hésitez pas à consulter l’offre.

La Chaire AgroTIC a publié le bulletin de veille de décembre 2017 !

De nouveaux capteurs, de nouveaux robots, l’intelligence artificielle pour traduire le langage des poulets…
Découvrez toutes les actualités des deux derniers mois dans ce nouveau bulletin de veille publié par la Chaire AgroTIC !

45% des viticulteurs prêts à utiliser un robot !

Source : GFA

D’après un sondage de la France Agricole, presque la moitié des viticulteurs seraient prêts à confier certains travaux à un robot. Ce type de chiffre est plutôt rassurant quand on voit le nombre de robots viticoles qui sont actuellement en développement : Bakus, R2T2, VineScout, Vinbot

Retrouvez l’article sur la France Agricole !

Une délégation ministérielle pour développer le numérique et la donnée

Créée le 1er avril 2017, la « délégation au numérique et à la donnée » coordonne l’action du ministère de l’Agriculture pour accompagner le développement du numérique.
Cette délégation aura pour objectif de :

  • assurer la cohérence des systèmes d’information du ministère
  • administrer des données, les diffuser, promouvoir leur analyse et compléter les BDD existante
  • coordonner la politique de développement numérique en créant et animant un réseau de personnes référentes sur le numérique et en évitant des situations de monopole de se développer

Pour plus d’informations, lisez l’article !

Bientôt des capteurs miniatures en graphène pour surveiller les plantes ?

Les cultures dans un proche avenir pourraient être hybridées avec une technologie à base de graphène pour fournir des données encore plus précises aux agriculteurs.

Source de l’image : Liang Dong/Iowa State University

L’équipe de recherche de l’Iowa State University cherche à aller toujours plus loin avec des capteurs à bas-coût, basés sur le graphène, qui peuvent être fixés aux plantes et fournir de nouveaux types de données aux chercheurs et aux agriculteurs. L’article récemment publié dans Advanced Materials Technologies décrit la fabrication des motifs complexes en graphène sur des bandes adhésives. Le processus peut produire des motifs de la taille d’un vingtième de diamètre d’un cheveux humain.

Ce matériau est très sensible à la vapeur d’eau. La présence de cette vapeur d’eau modifie la conductivité du matériau qui pourrait être ensuite quantifiée par le capteur.

Retrouvez l’article pour plus d’informations !

5 technologies d’agriculture de précision à suivre en 2018

Le site Farm and Dairy a publié un article sur les 5 technologies d’agriculture de précision qu’il faudra suivre de près pour cette nouvelle année.

On y retrouve :

  • Le Big data et la valorisation des données : il devrait y avoir une augmentation des outils qui traduisent les données en informations pour les agriculteurs.
  • L’intelligence des machines : celles-ci devraient pouvoir effectuer des réglages automatiques en fonction des conditions de champ pour les tracteurs ou de grain pour les moissonneuses-batteuses. Elles se calibreraient d’elle-mêmes.
  • Le désherbage robotisé : les systèmes de vision sur les machines de terrain permettent par exemple d’identifier les mauvaises herbes et faciliter le binage mécanique. L’avenir pourrait ressembler à une flotte de petits robots légers voyageant le long des rangées de champs et éliminant les mauvaises herbes avec une approche ciblée.
  • L’automatisation : l’adoption complète de tracteurs autonomes dans l’avenir immédiat n’est pas attendu mais il est fort à parier que les ventes de tracteurs sans pilote ou de tracteurs maîtres-esclaves augmenteront avec le temps.
  • L’industrie laitière : elle dispose déjà de nombreux outils et systèmes robotisés qui permettent d’échapper à certaines tâches ingrates mais également de mieux surveiller le troupeau (trayeuses robotisées, poussoirs d’alimentation, nettoyeurs de fumier, colliers intelligents…). Apparemment, la robotique dans les fermes laitières devrait continuer à prendre de l’envergure.

L’avenir ne se limitera certainement pas aux 5 points précédents, mais il sera essentiel de suivre tout ça de près !

Lisez l’article pour avoir plus de détails !

Tracteurs, leur futur ? Les énergies alternatives ?

L’agriculture est un secteur grand consommateur (donc très dépendant) d’énergies fossiles que ce soit en terme de carburant ou d’engrais azotés par exemple. Hors, dans un contexte de transition énergétique et de prix du baril de pétrole en hausse, apparaissent des tracteurs alimentés par des sources d’énergies alternatives telles que l’électricité ou le biométhane.
John Deere, par exemple, développe SESAM (Sustainable Energy Supply for Agricultural Machinery), un prototype de tracteur électrique d’environ 160 cv alimenté par des batteries Li-ion avec une autonomie variant de quarante cinq minutes à quatre heures selon le type de travail effectué. L’autonomie est à ce jour insuffisante et dépendante de la performance des batteries actuelles qui devrait fortement se développer dans les prochaines années avec l’essor des voitures électriques.

New Holland, de son côté, développe la seconde génération du T6 Methane Power, un prototype de tracteur alimenté par neuf réservoirs de biométhane (biogaz purifié). La marque promet une diminution de la consommation en carburant, des coûts de maintenance, du bruit et de l’impact environnemental. L’autonomie est de 3 à 6 heures selon l’utilisation.
Le développement de telles technologies pose cependant la question de l’approvisionnement en énergie. Il est à souligner que l’agriculture française est un fort acteur dans la production d’énergies renouvelables, en particulier de biocarburants de seconde-génération (produits à partir de biomasse non comestible ou déchets). De ce fait, il pourrait s’agir d’utiliser l’énergie localement produite.

Essai SESAM : http://www.entraid.com/articles/john-deere-electrique-tracteur-agricole-sesam-avis-essai-6r

Essai Methane Power : http://www.lafranceagricole.fr/videos/teste-pour-vous-le-new-holland-t6-180-au-biomethane-1,1,2152928143.html

https://www.terre-net.fr/materiel-agricole/tracteur-quad/article/new-holland-un-concept-design-pour-ses-tracteurs-au-bio-methane-207-129914.html

Tour d’horizon des objets connectés en agriculture

Les objets connectés connaissent, depuis plusieurs années, beaucoup d’engouement. Les grandes entreprises autant que les jeunes entrepreneurs ont compris les avantages que des objets de monitoring et de contrôle connectés pouvaient apporter aux agriculteurs. D’autant plus que les coûts de production de ces objets connectés ont drastiquement chuté ces dernières années, entre autres grâce à la démocratisation des imprimantes 3D et des microcontrôleurs clés-en-main, tel que Arduino et Raspberry-Pi.

Les faibles coûts et durées de R&D et de production ont permis aux entreprises de rapidement mettre sur le marché des objets affranchissant les agriculteurs de nombreuses tâches de contrôles manuels.

Ces objets connectés peuvent être placés soit sur les animaux d’un éleveur, soit en plein champs.

Capteur Heatime du groupe Evolution

Parmi ceux de la première catégorie, il y a notamment des capteurs de vêlage. C’est le cas des capteurs SmartVel et Moocall, développé et commercialisé respectivement par le groupement de coopératives d’insémination Evolution et le groupe Gènes Diffusion, sont à placer sur la queue de la vache. Il détecte les premiers signent du travail de vêlage de manière non-invasive et les transmet à l’éleveur par SMS ; une assurance d’être prévenu à temps, et une avancée par rapport aux détecteurs de vêlage invasifs, car assurant de ne pas blesser l’animal.

A placer sur les vaches existe aussi le capteur Heatime, un collier à attacher autour du coup de l’animal, qui détecte et transmet, grâce à des bornes à ondes-radios, des informations relatives aux chaleurs et au travail du rumen. Il permet ainsi de suivre facilement l’efficacité nutritionnelle du troupeau, et de détecter les vaches en chaleurs ou mal cyclées.

Débimètre connecté d'ITK

Parmi les objets connectés à placer dans les champs existent des pièges à insectes connectés, tel que TrapView et CapTrap, respectivement proposés par EFOS et Cap2020. Placés dans les parcelles, ils attirent en leur sein des insectes ravageurs ciblés à l’aide d’appâts à phéromones, comptent leur entrée grâce à un micro analysant leur signature sonore, et transmettent l’information grâce à un émetteur bas-débit. Ils permettent ainsi de suivre l’évolution des populations de ravageurs à l’échelle d’une parcelle, et d’un territoire. Le tout, sans comptage manuel.

Une autre utilisation en plein champs est le débitmètre connecté autonome en énergie de l’entreprise ITK qui se branche directement sur les tuyaux d’irrigation, contrairement aux compteurs d’arrivée d’eau, qui rendent moins bien compte de l’irrigation effective sur les parcelles.

Les objets connectés connaissent donc un essor en agriculture, et certaines entreprises et gouvernements l’ont bien compris. C’est pour cette raison qu’en 2016, l’université de South Wales en Australie, le constructeur Cisco et le réseau d’innovation australien Data61, se sont associés pour ouvrir un centre d’innovation IoT dédié à l’agriculture à Sydney. Un budget de 15 millions de dollars pour 5 ans a été alloué à ce centre dans le but de produire de nombreuses preuves de concept et prototypes à tester sur le terrain, le tout au sein d’un incubateur d’entreprises. De quoi permettre d’accroitre la présence des objets connectés sur le marché des outils agricoles dans les années à venir.

Sources :

Moocall de Genes Diffusion : https://moocall.com

SmartVel du groupe Evolution : https://www.evolution-xy.fr/fr/monitoring/smartvel

Heatime du groupe Evolution : https://www.evolution-xy.fr/fr/monitoring/heatime

Débitmètre d’ITK : https://www.vitisphere.com/actualite-81299-ITK-propose-undebitmetre-connecte.htm

Centre australien d’innovation pour les IoT en agriculture : https://www.objetconnecte.com/centre-d-innovation-iot-agriculture-australie

Spoutnic : le Coach Sportif pour le poulailler

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Développé et commercialisé par la Start-Up Rennaise Tibot Technologies, ce petit module robotisé guide les poules reproductrices vers les poulaillers au moment de la ponte, il a également pour but de déranger les poules pour qu’elles se déplacent le plus souvent possible.

 

Un chien pour aviculteur :

Tel un chef d’orquestre il permet de réduire la ponte au sol, jusqu’a 21% dès les deux premières semaines selon le fabricant. Cela a également pour effet d’assécher la litière et de limiter la diffusion des maladies. Il résiste à l’eau, à la poussière et à l’ammoniac

 

Un coach sportif :

Infatigable avec ces 8h d’autonomies, il ratisse de long en large le poulailler de manière aléatoire, il favorise l’activité au sein du poulailler obligeant les volailles à faire de l’exercice. Les inciter à se remuer augmente leur masse musculaire et leur donne meilleur appétit. Selon Lionel Planquette responsable technique projet, cela induit une baisse du taux de mortalité dans les élevages. L’appareil embarque en plus un dispositif émetteur de sons et de lumières pour varier le dérangement des poules et limiter l’accoutumance.

(suite…)