La Team AgroTIC à Edimburgh

Cette semaine, une bonne partie de l’équipe s’est rendue à Edimbourg pour participer activement à ECPA 2017!

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Tous ont présentés leurs papiers sur l’Agriculture de Précision, et plus précisément, de gauche à droite sur la photo:

Assessment of an empirical spatio-temporal model of the grapevine phenology at the within-field scale N Verdugo-Vásquez, C Acevedo-Opazo, H Valdés-Gómez, I García de Cortázar-Atauri, B Tisseyre

Using ancillary yield data to improve sampling and grape yield estimation of the current season M Araya-Alman, C Acevedo-Opazo, S Guillaume, H Valde´s-Gomez, N Verdugo-Vasquez, Y Moreno, B Tisseyre

Potential of freely available remote sensing visible images to support growers in delineating within field zones – T Crestey, L Pichon, B Tisseyre

A systemic approach to identify relevant information provided by UAV in precision viticulture L Pichon, G Besqueut, B Tisseyre

Mapping properties of an asynchronous crop: the example of time interval between flowering and maturity of banana J Lamour, O Naud, M Léchaudel, B Tisseyre

Simulating yield datasets : an opportunity to improve data filtering algorithms C Leroux, H Jones, A Clenet, B Dreux, M Becu, B Tisseyre

How significantly different are your within field zones? B Tisseyre, C Leroux

Bravo à tous!

En direct d’ECPA : Comment générer des cartes de rendement fiables à grande échelle ?

image_ECPA_GalloC’est la question que s’est posée l’entreprise viti-vinicole Gallo (Californie). L’entreprise a équipé toutes les entreprises de machines à vendanger assurant la récolte sur l’aire d’approvisionnement de la winery, avec des capteurs de rendement. Plus de 50 machines ont ainsi été équipées avec le système ATV (Australie) permettant de peser la vendange qui transite par le convoyeur latéral d’évacuation de la vendange. Les machines sont également équipées de dGPS permettant de localiser toutes les données de pesées. L’ensemble du dispositif couvre une surface de vendangée d’environ 5000 hectares. Les problèmes rencontrés sont multiples (formation et sensibilisation des chauffeurs de machine, collecte des données, etc.). L’un des problèmes majeur reste que le capteur de pesée embarqué doit être étalonné par une pesée de la courroie à vide. Cette procédure contraignante ne peut être demandée aux chauffeurs de machine (en plus des opérations d’entretien et de réglage classiques). Il en résulte de grosses différences entre les données acquises par les machines. Ce problème est clairement visible (cf. figure) lorsque deux machines récoltent la même parcelle; des bandes de rendement artificiellement plus élevé ou plus faible apparaissent alors en fonction des zones récoltées par chacune des machines. Afin de pallier ce problème, l’entreprise a exploré plusieurs approches destinées à effectuer un étalonnage « en ligne » en limitant les opérations de saisie supplémentaires et en profitant de la logistique du chantier de récolte (pesée des bennes en entrée de cave). La communication présentée par un chercheur de l’entreprise Gallo vise à partager l’expérience acquise au cours des 4 années de développement de la méthode. L’enjeu est une démarche de traçabilité automatisée permettant d’associer chaque pesée de benne en cave avec les données de la machine à vendange.

A noter, que l’élaboration systématique des carte de rendement s’inscrit dans une démarche de meilleure maîtrise des volumes de raisin apportés. L’idée est de développer un véritable service de conseil intégré auprès des viticulteurs afin de les aider à mieux maîtriser leurs rendement et la variabilité des parcelles : Quoi de mieux que de visualiser le résultat en fin de cycle (carte de rendement) pour quantifier les changement de pratique et voir leurs effets de manière objective !

Référence : B. Sams, C. Litchfield, L. Sanchez and N. Dokoozlian, 2017. Two methods for processing yield maps from multiple sensors in large vineyards in California. Advances in Animal Biosciences: Precision Agriculture (ECPA) 2017, (2017), p 530–533. doi:10.1017/S2040470017000516

 

En direct de la conférence ECPA : le contrôle de section des charrues arrive !

ECPA (European Conference on Precision Agriculture) réunit tous les deux ans, les scientifiques européens (et du monde entier) sur le théme de l’agriculture de précision. Cette année la conférence se tient à Edimbourg (17-20 Juillet) et réunit environ 450 scientifiques et représentant d’entreprises.

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Un petit focus sur une des présentations intéressantes afin de partager certaines avancées dans le domaine de l’agriculture de précision. Cette communication concerne le contrôle de sections des Charrues. Un travail présenté par une équipe de recherche Danoise en relation avec la société AgroIntelli. L’augmentation de la longueur des charrues (et du nombre de corps de charrue associé) entraîne nécessairement une augmentation de la largeur des tourniéres en bout de parcelle. Cet aspec est problématiques puisque les tourniéres doivent faire l’objet d’un passage spécifique consommateur d’énergie et susceptible d’être néfaste pour le sol (double passage, compaction, double retournement de certaines parties des tourniéres avec dilution, remontée de semences de mauvaises herbes, etc.). Afin de limiter ces problèmes, l’université d’Arrhus (en collaboration avec la société AgroIntelli) proposent de contrôler chaque corps de charrue de manière indépendante. Une vidéo de démonstration (cf. figure ci-dessus) montre que le prototype est fonctionnel. Le principe consiste à localiser précisément la charrue et à contrôler hydrauliquement, l’abaissement de chaque corps de charrue de manière indépendante. Le système joue également le rôle d’élément de sécurité en contrôlant le relevage de chaque corps dés que la résistance devient trop importante (présence d’enrochement).

Références :  S.K. Nielsen, L.J. Munkholm, M.H. Aarestrup, M.H. Kristensen and O. Green. 2017. Advances in Animal Biosciences: Precision Agriculture (ECPA), pp 444–449. doi:10.1017/S2040470017000735

 

myAgriGeek : une plateforme pour mettre en relation les fans du numérique en agriculture

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A l’occasion du #DigitagChallenge, dont la finale s’est déroulée à Montpellier les 1er et 2 Juillet dernier, l’équipe de l’ACTA (API agro) a proposé de fédérer les « agronumericus » autour d’une plateforme. En quelques minutes, myAgriGeek était né !

Pour se connecter : s’est ici

 

SupAgro recrute un Ingénieur Innovation et pédagogie : Capteurs & Systèmes de mesure (H/F)

Ingénieur Innovation et pédagogie

Capteurs & Systèmes de mesure (H/F)

L’entreprise

 Montpellier Supagro est un grand établissement d’enseignement et de recherche en agronomie. Parmi ses différentes spécialités, AgroTIC est une unité d’enseignement et de recherche entièrement dédiée à l’apport des technologies pour le monde agricole. Elle est à l’origine d’un projet pilote innovant de fablab agricole associant des partenaires recherche et des industriels.

 

Définition du poste

L’équipe AgroTIC, composée de 10 personnes dynamiques (techniciens, ingénieurs et chercheurs), recherche un(e) « ingénieur innovation capteurs et systèmes de mesure » avec une créativité forte ainsi qu’une envie de partager son travail et son expérience.

 

Principales activités

L’ingénieur Innovation et pédagogie (H/F) aura en charge entre autres :

  • La participation aux futures activités du fablab agricole en cours de montage
  • La conception d’activités pédagogiques innovantes et ludiques
  • La réalisation de prototype de capteurs et systèmes de mesure dans le cadre de projets de recherche ou de prestations
  • L’appui à la conception de nouvelles formations ainsi que l’organisation et la gestion des formations

Compétences et connaissances exigées

L’ingénieur innovation et pédagogie (H/F) maîtrisera :

  • Conception d’activités de formation et ingénierie pédagogique
  • Plateformes de prototypage rapide types Arduino et Raspberry Pi,
  • Capteurs (chaine de mesure) et la Métrologie,
  • Réseaux, réseaux de capteurs, IoT
  • Langages de programmation : C/C++, Python ou autre

Nous recherchons des profils rassemblant les qualités suivantes :

  • Pédagogue, avec un bon sens relationnel et une forte capacité à expliquer son travail de manière ludique
  • Créatif et bricoleur
  • Sociable, bonne facilité d’intégration dans une équipe
  • Capable d’interagir avec des personnes ayant des profils variés (étudiants, techniciens, chercheurs ; mécaniciens, agronomes, informaticiens)

Une connaissance du domaine de l’agriculture serait un plus.

 

Conditions de l’offre

CDD de 12 mois, poste basé à Montpellier

  • 35 h hebdo
  • Salaire selon profil
  • Ce poste est ouvert aux personnes en situation de handicap

 

Pour postuler

Veuillez adresser votre candidature (CV, lettre de motivation et réalisations) ici à job-ref-wkbutjn4bn@candidature.beetween.com

Avantages et inconvénients des différents indices de végétation (NDVI et autres)

Cet article d’une université chinoise fait un état des lieux d’une centaine d’indicateurs de végétations en présentant pour chacun d’entre eux leurs avantages et inconvénients, leur représentativité et les cas les plus adaptés à leur usage en fonction du type de végétation ou de l’environnement. Un article de synthèse très complet sur la question

Disponible ici : https://www.hindawi.com/journals/js/2017/1353691/abs/

 

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VetAgroSup recrute un(e) maître de conférences en génie des équipements (agriculture de précision)

Un poste de maître de conférences en agronomie et génie des équipements avec une composante en agriculture numérique et agriculture de précision est ouvert à VetAgro Sup (Campus de Clermont). Le dossier de candidature est à rendre pour le 30 août 2017. Le concours aura lieu dans l’automne (octobre ou novembre 2017).

Toutes les informations pour candidater : Profil de poste MC agronomie vdef (2)

Une application de la Blockchain (chaîne de blocs) en agriculture

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Sources : http://www.agroconnect.nl/LinkClick.aspx?fileticket=RHAnY8gnoEY%3D&tabid=2339&portalid=10

La blockchain (chaîne de blocs) est une technologie qui fait actuellement parler d’elle. Beaucoup d’experts s’accordent sur le caractère révolutionnaire de cette technologie qui pourrait impacter beaucoup de domaines, en particulier lorsqu’il s’agit de transactions financières ou d’échange de données.  Les chaînes de blocs pourraient également impacter certains domaines et en particulier l’agriculture. Les exemples de chaînes de blocs concernent aujourd’hui surtout les échanges financiers (crypto monnaies), il existe peu d’application dans d’autres domaines et il est par conséquent difficile d’imaginer comment cette technologie pourrait révolutionner certaines organisations. Aussi, toute application des chaînes de blocs dans le domaine agricole mérite d’être mentionnée afin de mieux en cerner le potentiel. L’objectif de ce billet est de partager un exemple de chaîne de Blocs appliqué à l’agriculture. Cette application a été présentée par des chercheurs Hollandais lors du congrès EFITA qui s’est tenu à Montpellier SupAgro du 3 au 5 Juillet 2017.

Les chercheurs hollandais ont proposé un démonstrateur de blockchain (basé sur hyperledger) pour la gestion de la certification des produits agricoles en se basant sur l’exemple du raisin de table. On pourra voir la présentation du cas d’utilisation ici. Le démonstrateur permet de gérer l’émission, le suivi et la validation des certificats de conformité par rapport à un cahier des charges de production. Il s’agit d’une chaîne de blocs privée pour laquelle seuls les acteurs impliqués ont les droits de consultation et de modification nécessaires. L’accès aux informations et la modification/ajout est possible pour les producteurs, les émetteurs/contrôleurs des certificats, l’organisme certificateur, le grossiste, l’acheteur final, etc.

Selon les auteurs les avantages que ce démonstrateur a permis de mettre en avant sont les suivants :
– transparence : tous les acteurs de la filière peuvent consulter les informations en temps réel, toutefois, ce seul avantage ne permet pas de justifier l’intérêt de la blockchain par rapport à une plateforme collaborative classique,
– transversalité et confiance : c’est l’un des plus gros intérêt mis en avant par les auteurs, en effet, la blockchain permet d’éviter la centralisation des informations qui sous-tendrait un pouvoir d’un acteur qui détiendrait de facto le serveur et la base de donnée associée (avec le pouvoir ultime d’arrêter le serveur et de supprimer ou de modifier les données à l’insu des autres acteurs). La blockchain, en dupliquant l’information chez l’ensemble des acteurs, permet d’éviter tout monopole de l’information, il permet également d’éviter tout acte de malveillance ou de vandalisme sur les données.

Parmi les limites mises en évidence par les auteurs :
– évolutivité de la blockchain : il semble que ce soit l’un des points difficiles à mettre en oeuvre techniquement,
– les difficultés techniques relatives à la mise en oeuvre, cette limite étant liée aux outils aujourd’hui disponibles mais pourrait être amenée à évoluer rapidement dans le futur.

Le GIS Relance Agronomique organise un concours de BD sur le thème du numérique agricole

concours_BDUn concours organisé par le GIS Relance agronomique…
Le concours est organisé par le Groupement d’Intérêt Scientifique (GIS) Relance Agronomique avec le ministère de l’agriculture (DGER). Ce GIS rassemble les principaux acteurs de la recherche, du développement, de la formation et de l’innovation agricole, pour partager les regards sur les futurs de l’agriculture, mesurer les évolutions et les enjeux auxquels elle doit faire face, se donner ensemble les moyens de les anticiper. En favorisant les synergies et la complémentarité des actions conduites par chacun, son objectif est de soutenir le développement de systèmes de production agricoles durables.

…Pour se projeter dans l’agriculture numérique
La révolution numérique constitue un bouleversement majeur auquel l’agriculture n’échappe pas. Les hypothèses sur ce monde agricole restent multiples…

Le concours est ouvert aux élèves et étudiants du secondaire (lycée agricole, CFA, CFPPA) ou supérieur (école d’ingénieurs en agriculture, agronomie ou vétérinaire)
● Les réalisations peuvent être individuelles ou collectives.
● Elles peuvent s’inscrire dans le cadre d’un projet pédagogique spécifique.
● Chaque participant (individuel, groupe d’élèves/d’étudiants) doit s’inscrire par l’intermédiaire d’un enseignant référent.

Toutes les informations : GIS RA – DGER – annonce du concours – agriculture numérique – 19 juin 2017

Le point sur les recherches en capteur d’invertébrés dans les cultures

Un article scientifique qui vient d’être publié dans le journal of precision agriculture par des chercheurs Australiens. Cet article fait le point sur l’état des recherches en matière de système de détection des invertébrés (Limaces, escargots, sauterelles, papillons, etc.) susceptibles de ravager les cultures. L’article est intéressant car il fait un point sur les recherches dans ce domaine en ayant une grille d’analyse « pratique » sur les possibilités d’application sur le terrain. Il considère les technologies susceptibles d’être intégrés dans des réseaux de mesure autonomes. L’article identifie deux axes de recherche prometteurs dans ce domaine :
– l’acoustique (mesure du son, des vibrations, etc.), avec des applications pour la détection des insectes dans le sol, dans les silos, dans le bois, etc.
– la vision artificielle (analyse d’images et reconnaissance de formes), selon les auteurs, la vision artificielle présente beaucoup d’avantages pour la détection des invertébrés in situ, les auteurs notent toutefois qu’il existe beaucoup de recherches menées en laboratoire sur la partie traitement et reconnaissance mais qu’il y a un problème évident de transfert de cette technologie pour des applications/validations en plein champs. Les auteurs proposent une analyse des verrous à lever pour arriver à des système de mesure opérationnels dans les cultures.

Résumé : (Precision agriculture needs integrated pest management (IPM), for which detection and identification of target invertebrate species is a prerequisite. Researchers have been developing various technologies to detect pests more efficiently and accurately. However, these existing sensing technologies still have limitations for effective infield applications. This review paper aims to explore the relative technologies and find a sensing method that has potential to detect and identify common invertebrates on crops, such as butterflies, locusts, snails and slugs. It was found that there are two main research branches for invertebrate detection and identification: acoustic sensing and machine vision system (MVS). Acoustic sensing is suitable for detecting and identifying pests in soil, stored grains and wood, while usually acoustic sensors need to be attached to samples for inspection, which causes difficulties for efficient infield applications. MVS has the potential to provide a more effective and flexible way to detect and identify invertebrates on crops. In recent work with MVS, the technologies of invertebrate identification have been intensively studied, however, infield detection is relatively weak. This review points out the current research gaps and then discusses the potential research directions.

référence : Liu, H., Lee, S. H., & Chahl, J. S. (2016). A review of recent sensing technologies to detect invertebrates on crops. Precision Agriculture, 1-32.