Data-visualisation : lancement du premier concours de visualisation des données sur les pesticides dans les eaux souterraines

Le Ministère de l’environnement, de l’énergie et de la mer a annoncé le 7 décembre 2016 le lancement d’un concours de data-visualisation. Ce concours se place en réponse aux engagements du Sommet de la terre de Rio en 1992, où l’information environnementale a été déclarée comme un axe prioritaire de la politique environnementale française.

Aujourd’hui le ministère a à sa disposition un réseau de près de 2200 stations de surveillances des nappes souterraines sur le territoire français (métropole et outre-mer). Et il publie déjà régulièrement les informations sur la contamination des eaux souterraines sur le site internet de son service statistique (http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/accueil.html). Actuellement ses données sont représentées sur des tableaux récapitulatifs, et des cartes nationales de contamination et de respect des normes.

Le but de ce concours de data-visualisation est donc de faire émerger des outils innovants pour mieux visualiser les informations sur la présence de pesticides dans les eaux souterraines afin de simplifier la diffusion et la compréhension de l’information et des enjeux associés.

Le concours

Le lancement officiel du concours sera le 15 décembre 2016, mais les inscriptions seront encore ouvertes jusqu’au 16 janvier 2017 et la participation au concours est ouverte à toutes les personnes ayant un profil de Datascientist, Statisticien, Développeur, Designer ou Graphiste. À noter aussi que la participation peu aussi bien être individuel ou en équipe (sans limite du nombre de membres).

Il est donc attendu que les participants proposent des outils innovants sur le thème souhaité dans le cadre des données sur les pesticides dans les eaux souterraines mises à disposition. Le ministère a néanmoins émis 5 thèmes important et qui peuvent être sujet de ces innovations :

Thème n°1 : visualiser les niveaux de contamination des différentes masses d’eau souterraine (concentration des pesticides, nombre de pesticides détectés, famille de pesticides présentes, positionnement par rapport aux normes, approches 3D, …) ;

Thème n°2 : visualiser le suivi de l’évolution de la contamination des nappes souterraines, et notamment mettre en évidence de l’apparition de nouvelles familles de pesticides ;

Thème n°3 : visualiser de manière interactive la présence des différentes catégories de pesticides : herbicides, insecticides, fongicides, etc. ;

Thème n°4 : visualiser les pesticides les plus fréquemment rencontrés ;

Thème n°5 : fournir des informations interactives sur les caractéristiques des pesticides.

Le concours est divisé en 2 phases de sélection des projets, avec une première sélection au 8 février 2017 des 8 lauréats retenus pour la suite, et le classement final et la remise des prix aux lauréats le 16 février 2017.

Les trois premières places se verront remettre des dotations (de respectivement 6000€, 3000€ et 1000€) et surtout les 8 lauréats auront la possibilité d’être hébergés pendant 6 à 12 mois dans l’incubateur du ministère à Orléans, le DataCenter GreenTech verte.


Pour en savoir plus sur le concours :
http://www.developpement-durable.gouv.fr/Concours-de-data-visualisation-sur.html

Des nouvelles applications pour la plateforme ArcGIS : la 3D à l’honneur !

Peu de temps après le séminaire QGIS, il est l’heure pour l’autre monstre dans la catégorie des logiciels d’informations géographiques d’entrer en scène. L’arrivée de l’automne s’est faite en même temps que la sortie de nombreuses innovations, notamment sur la 3D, destinées à élargir la panoplie déjà impressionnante de fonctionnalités du logiciel ArcGIS. Il ne sera pas possible de passer en revue chacune de ces nouveautés (elles n’ont d’ailleurs pas toutes un lien avec l’agronomie) mais voici un aperçu des plus marquantes :

C’est pendant la conférence SIG 2016 qui s’est déroulée du 5 au 6 octobre au Palais des Congrès de Versailles que la démonstration d’une nouvelle application de la plateforme ArcGIS a été présentée. Cette application dénommée Drone2Map permet de créer des produits cartographiques en 2D et 3D depuis des appareils aéroportés tels que les avions, les ULM et bien sûr, les drones. Ces produits peuvent être une orthomosaïque, un modèle numérique de surface, un nuage de point 3D ou un mesh 3D, obtenus grâce à un modèle mathématique tridimensionnel et des photos de l’objet observé avec un recouvrement supérieur à 70% – 80%. Pour ces dernières, nul besoin d’un jouet hors de prix, un simple smartphone possédant un GPS, un accéléromètre et un appareil photo avec une bonne résolution suffit. Le résultat est directement exploitable dans le SIG et autres applications d’ArcGIS et permet d’obtenir des rendus impressionnants en toute simplicité ! La version 1.1 est prévue pour la fin d’année, l’application n’est cependant pas gratuite.

Après Drone2Map, on continue dans la 3D avec la sortie de la nouvelle version du CityEngine 2016 d’Esri au mois de novembre. Le générateur procédural d’environnements et de modèle 3D se voit doté de nouvelles fonctionnalités comme les règles prêtes à l’emploi pour générer des bâtiments ou de la végétation en 3D à partir des données OpenStreetMap ainsi qu’un inspecteur d’objets entièrement revu pour des performances améliorées. On continue avec des fonctionnalités avancées comme un outil de visualisation à 360° depuis un point fixe, une amélioration des exports au format alembic utilisé par les outils d’animations 3D et même une expérience de réalité virtuelle à 360° bientôt disponible avec un casque de réalité virtuelle !

Il semble que la 3D suscite l’intérêt des utilisateurs à tel point qu’un séminaire lui a été consacré le 10 novembre 2016, cependant la conférence SIG 2016 a aussi accueilli d’autres nouveautés comme l’application « Insight for ArcGIS » pour la plateforme éponyme permettant de réaliser des analyses spatiales ou statistiques interactives sur vos données géographiques de votre SIG mais aussi d’Excel, de bases de données SQL ou autres… La force de l’application se révèle dans sa capacité à traiter d’importants jeux de données de manière performante et de réaliser des opérations de traitement de données complexes simplement, au travers d’une interface utilisateur ingénieuse ! Les résultats sous formes de cartes, diagrammes ou tableaux sont organisés et prêts pour être partagés avec les utilisateurs du portail ArcGIS. Une version bêta est déjà disponible et la version finale sera déployée courant décembre !

Devant la grande variété d’outils performants et innovants proposés par le logiciel ArcGIS notamment sur la 3D, la question qui se pose alors est d’identifier lesquels sont les mieux adaptés pour répondre aux besoins des utilisateurs. Si vous souhaitez en savoir plus, d’autres applications et fonctionnalités sont à découvrir sur les sites suivants :

http://www.arcorama.fr/

http://www.esri.com/software/arcgis

Les drones au service de l’environnement et de l’agriculture

On assiste aujourd’hui à une explosion de l’utilisation du drone, et de plus en plus au service de l’environnement et de l’agriculture.

                En novembre 2016, une équipe d’étudiants français de l’Igem (International Genetically Engineered Machine) a remporté le premier prix lors du concours organisé par le MIT (Massachusetts Institute of Technology) aux Etats-Unis, grâce à leur drone Quantify. Ce dernier, grâce à des bactéries génétiquement modifiées et embarquées sur le drone, est capable « de détecter, quantifier et cartographier la pollution de l’air ». Cette détection passe par la mesure de la bioluminescence des polluants. Ce problème d’ordre publique est totalement d’actualité et cependant, il est difficile de déterminer de manière exacte les molécules toxiques ainsi que leur quantité dans l’air. Seules des stations fixées peuvent obtenir de telles données, mais restent peu précises. La création de ce drone représente une véritable avancée, en liant la biologie et la technologie, et ouvre la voie à d’autres innovations pour lutter au mieux contre cette pollution atmosphérique.

                Courant octobre, dans le domaine de l’agriculture plus précisément cette fois, Terres Inovia et AIRINOV ont combiné leurs outils, La Réglette Azote Colza® pour l’un et un drone avec un capteur de réflectance pour l’autre. Cette réglette est un OAD qui permet d’ajuster la dose d’azote à apporter sur les parcelles de colza, dont une des entrées principales est la biomasse fraîche aérienne. Les mesures se faisaient auparavant par des mesures destructives ou en faisant appel à des indicateurs visuels. Grâce à ce partenariat, cette estimation de la biomasse passe désormais par une cartographie de la parcelle, via le drone de AIRINOV. Ce service de « Conseil Azote Colza », qui fournit un ajustement de la dose d’azote à apporter, permet donc d’éviter l’étape fastidieuse de la pesée de la matière sèche. Les résultats fournis par le drone ont été validés par Terres Inovia, garantissant ainsi la compatibilité entre les deux outils et l’efficacité du système.

                Un autre problème récurrent auquel sont confrontées les cultures est leur destruction par des ravageurs, comme les sangliers. Pour pouvoir dédommager au mieux les agriculteurs, il est nécessaire de pouvoir déterminer de manière la plus juste possible l’état des dégâts. Mas cette analyse n’est pas toujours facile à réaliser. Une étude récemment publiée dans le Journal of Unmanned Vehicle Systems, à démontrer que les images fournies par des drones peuvent être utilisées pour cartographier et quantifier de manière plus ou moins précise les dommages. Il reste bien sûr des tests à réaliser mais les résultats sont encourageants et offre des possibilités d’utilisation très larges.

Les satellites à travers le monde

Les satellites font indirectement partie de notre vie quotidienne, que ce soit à travers un GPS ou un bulletin météo. De nouveaux appareils font régulièrement leur apparition dans le ciel afin d’améliorer la quantité et la qualité des informations recueillies. Voici quelques nouveautés internationales concernant cette technologie.

 

Côté Europe

Quatre nouveaux satellites pour Galileo :

Le 17 Novembre 2016, quatre satellites ont rejoint le système Galileo qui en comptait déjà 12, dont 11 opérationnels. Galileo devrait commencer à fournir des services d’ici fin 2016  et sera peu à peu complété par de nouveaux lancements. L’objectif européen est d’arriver à une constellation de 30 satellites afin de  fournir un service complet et concurrencer le GPS américain. Ce système pourra ainsi être utilisé en agriculture, notamment grâce aux smartphones.

A noter que l’Union européenne se prépare à lancer un nouveau satellite d’observation dans le cadre du programme Copernicus. Il s’agit de Sentinel-2B, qui devrait rejoindre son jumeau Sentinelle-2 au printemps 2017.

 

Côté Amériques

Lancement du satellite américain GOES-16 (ancien GOES-R) :

La NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) a lancé le 19 Novembre 2016 son satellite GOES-16 (Geostationary Operational Environment Satellite) afin d’observer les phénomènes météorologiques. Il est l’une des plateformes d’observation de la Terre les plus sophistiquées, notamment grâce à son détecteur de foudre (« lightning mapper ») lui permettant de mieux détecter la lumière et donc les orages. En ajoutant à cela sa capacité à sonder la Terre 5 fois plus rapidement et sa résolution 4 fois plus importante que les satellites actuels, GOES-16 devrait permettre d’obtenir des prédictions plus précises en fournissant davantage de données pour les modèles météorologiques. GOES-16 a atteint son orbite le 30 Novembre 2016 mais ne sera opérationnel que dans un an.

 

Premières images du satellite péruvien PerúSAT-1 :

Le 5 Octobre 2016, le satellite PerúSAT-1 a acquis ses premières images pour l’agence spatiale péruvienne CONIDA. Il a été construit par Airbus Defence and Space grâce à un accord bilatéral entre la France et le Pérou. Ce satellite d’observation de la Terre est actuellement le plus puissant d’Amérique Latine avec sa résolution de 70cm. Il devrait notamment être utilisé en agriculture et pour l’évaluation des catastrophes naturelles.

 

Côté Asie

Consortium autour des micro-satellites :

Le 18 Novembre 2016 a eu lieu l’AMC (Asian Micro-satellite Consortium), un Consortium asiatique concernant les micro-satellites. Il a regroupé 16 agences spatiales et universités de 9 pays différents. Celui-ci a pour but de développer des micro-satellites, plus rapides à développer et moins chers grâce à un coût équivalent à 1% du prix d’un satellite standard. Les participants espèrent ainsi développer une cinquantaine de micro-satellites afin de collecter et partager des données environnementales. Celles-ci seront notamment utilisées pour l’agriculture et la foresterie, mais aussi pour déterminer la pollution de l’air et de l’eau. De plus, de telles informations pourront servir à la prévention des catastrophes naturelles, ces pays étant régulièrement confrontés à des épisodes climatiques désastreux.

Liste des pays participants : Bangladesh, Indonésie, Malaisie, Mongolie, Myanmar, Philippines, Thaïlande, Vietnam, Japon.

 

Les TIC au service des océans

Le Vendée Globe est l’une des courses à voile les plus intenses par sa difficulté. En effet, cette course, qui a pour but de faire le tour du monde, se fait en solitaire, sans assistance et sans escale. Cependant, elle reste tout de même sous haute surveillance grâce aux technologies de l’information et de la communication développées par le CLS (Collecte Location Satellites).

Les satellites sont par exemple utilisés afin de prévenir les impacts avec les icebergs. En effet, les données radar (issues par exemple de SARAL ou JASON-3), altimétriques (RADARSAT-2 et SENTINEL-1) et la modélisation des courants sont utilisées afin de prédire la dérive des icebergs en Antarctique.

Dans le cadre de cette course plusieurs balises sont mises à disposition des skippers :

  • la balise MAR YI : donne la position GPS des skippeurs toutes les 10 à 30 minutes,
  • la balise MAR VR : utilise le système Argos pour signaler le retournement du voilier,
  • la balise COSPAS SARSAT : balise de demande de secours utilisant le GPS.

Les voiliers du Vendée Globe ne sont pas les seuls à être suivis de près. Des balises Argos sont également utilisées afin de suivre des animaux marins tels que les tortues et les poissons. Le mois dernier, environ 20.000 balises en tout genre étaient déployées dans les océans avec des émissions toutes les heures ou jours. Cependant pour certains animaux ces balises sont trop grosses. C’est pourquoi l’Agence Spatiale Européenne a sollicité le CLS afin de répondre à cette problématique. Ainsi, une miniaturisation de l’émetteur/récepteur Argos a été présentée en octobre 2016. La nouvelle puce, prénommée ARTIC, ne pèse que 1g contre les 160g de la précédente. Cette nouvelle génération de puces devrait permettre d’avoir un coût et une consommation plus faibles tout en gardant une transmission efficace.

Les océans jouent un rôle important au niveau planétaire, tant dans le domaine de la pêche que dans la régulation du climat. Recueillir des informations sur les paramètres physiques et biologiques des océans est une étape obligatoire pour pouvoir les préserver. Les technologies de l’information et de la communication sont un bon moyen de répondre à une partie de ces problématiques.

Pour en savoir plus sur le Vendée Globe :
http://www.vendeeglobe.org/fr/actualites/16405/des-icebergs-menacants-detectes-depuis-l-espace
https://course.cls.fr/comment-ca-marche/

Pour en savoir plus sur les balises Argos :
http://www.argos-system.org/fr/

Conservatoire du littoral : Stage – Etats des lieux des outils informatiques de l’Initiative PIM

STAGE
Etats des lieux des outils informatiques de l’Initiative PIM (Petites Îles de Méditerranée)

réorganisation de la base de données (BDD) et exploitation des données cartographiques

Délégation Europe et International du Conservatoire du littoral
Aix en Provence (13) – 6 mois

 

CONTEXTE GENERAL
Etablissement public français créé en 1975, le Conservatoire du littoral mène une politique foncière visant à la protection définitive des espaces naturels et des paysages sur les rivages maritimes et lacustres et peut intervenir dans les cantons côtiers en métropole, dans les départements d’Outremer, à Mayotte, ainsi que dans les communes riveraines des estuaires, des deltas et des lacs de plus de 1000 hectares. Investi depuis les années 1990 dans les relations internationales, le Conservatoire du littoral a jusqu’alors concentré ses efforts sur l’assistance aux pays du bassin Méditerranéen, qu’il accompagne dans leur politique de protection et de gestion intégrée des zones côtières. Depuis une dizaine d’année, il coordonne l’Initiative PIM (Petites Îles de Méditerranée), portant spécifiquement sur la gestion d’espaces naturels insulaires de la zone. Cette Initiative allie amélioration des connaissances, réalisation d’actions concrètes sur les îles et partage d’expériences. Afin d’améliorer les connaissances des territoires insulaires, il a notamment été réalisé diverses missions de terrain dans le but d’inventorier les espèces terrestres présentes sur les îlots et de cartographier les fonds marins. L’Initiative PIM a définit une petite île comme une masse de terre de moins de 1000 hectares accueillant a minima une plante vasculaire clairement identifiée et détachée d’une autre zone émergée (éloignée de plus de 5 mètres et avec au moins 50 cm de profondeur dans la passe ou restant détaché à marrée basse), incluant la frange marine qui l’entoure (jusqu’à une bathymétrie de -50 mètres et dans la limite d’un mile nautique autour de l’île). Plus de 1200 petites îles ont été recensées dans le bassin occidental de la Méditerranée.

 

CONTEXTE ET OBJECTIF DU STAGE
Les connaissances sur les territoires insulaires accumulées par l’Initiative PIM sont regroupées dans une base de données (BDD). Chaque île est identifiée par un code-île qui permet de leur associer une série de données géographiques et naturalistes. Cette BDD est plus ou moins alimentée selon les zones géographiques considérées et les réseaux de l’Initiative PIM. Aujourd’hui cette BDD est consultable depuis le site internet de l’Initiative (www.initiative-pim.org). Afin de valoriser cette BDD, il a été imaginé la réalisation d’un atlas encyclopédique. Cet atlas encyclopédique se divise en 14 sous bassin (France méditerranéenne, Corse, Sardaigne, Sicile, Baléares, Espagne Sud-Est, Alboran, Algérie, Tunisie Est, Tunisie Nord etc…) qui eux même se divisent en plusieurs clusters. Un cluster a été définit comme un ensemble d’île comportant des caractéristiques administratives ou naturelles communes. L’atlas encyclopédique regroupera donc des fiches îles, des fiches clusters et une description des sous bassins. Chacune de ces fiches sera illustrée par une ou plusieurs carte(s). Le site internet de l’Initiative PIM regroupe la BDD, un annuaire des experts, une bibliothèque des documents de l’Initiative (rapport de mission, Newsletter etc.), un outil de rédaction collaborative pour les fiches de l’atlas et un annuaire des îles illustré par des pictogrammes synthétisant les données. Ce site bien que fonctionnel, reste complexe. Il constitue une bancarisation importante de données et de documents sur les îles de Méditerranée, sans équivalence à cette échelle. Le site ne comporte pas d’interfaces cartographiques permettant de mettre en valeur les données géographiques de l’Initiative (pointage et délimitation des différentes petites îles de Méditerranée, cartographie marine et/ou terrestre effectuée sur certaines îles, carte produites dans le cadre de l’Atlas encyclopédique etc…).

L’objectif du stage est de restructurer la BDD de l’Initiative PIM sur un serveur dédié « au Conservatoire du Littoral » et de créer un lien avec les outils cartographiques afin de produire des supports visuels de synthèse. Cette restructuration devra être pensée selon les besoins des usagers et en considérant les enjeux techniques et financiers. Il faudra aussi imaginer l’intégration de ces outils sur un futur site internet.

 

Consulter l’offre complète

Le LPWA deviendra-t-il le standard dans les réseaux de capteurs agricoles ?

Le monde de l’internet des objets est en effervescence permanente. Complexe, il est difficile à appréhender tellement l’éventail des possibilités offertes est large. De nouveaux capteurs et de nouvelles cartes électroniques arrivent en permanence sur le marché et se miniaturisent. De nombreux usages restent encore à créer. Mais les acteurs sont encore frileux : ils manquent de recul sur la rentabilité et attendent une baisse des coûts. La mise en place de projet d’envergure nécessite du temps, que ce soit pour le déploiement des objets sur le terrain mais aussi pour l’adaptation des systèmes d’information nécessaires pour gérer les flux de données. Les choix effectués se font sur le long terme, de l’ordre de 5 à 10 ans. On observe donc actuellement une paradoxale inertie dans ce monde en perpétuel mouvement.

On peut cependant souligner la citation de SMAG, le 25 novembre 2016, au SIMA Innovation Awards 2017 pour son application mobile IoTA (Internet of Things for Agriculture). Cette application mobile permet de gérer et contrôler tous les objets connectés au sein d’une exploitation agricole. En l’absence de standards clairement établis en matière de communication, SMAG a donc choisi la sécurité en créant une application compatible avec toutes les technologies de transmission de données actuellement utilisables (Bluetooth, WiFi, 3G/4G, GSM, LoRa et SigFox). Ce travail a été fait de manière collective, avec les partenaires de SMAG que sont Cap2020 (pièges connectés), et Weenat (stations météo). Les informations relevées sur le terrain permettront d’alimenter directement le logiciel de gestion parcellaire Agreo, facilitant ainsi la prise de décisions par les agriculteurs.

L’innovation est donc présente mais ce sont les protocoles de transfert de données qui ne sont pas encore standardisés. Les entreprises françaises font pourtant figure de leader sur ce marché, en développant leur propre système avec les réseaux LPWA (Low Power, Wide Area). Même si on peut imaginer que les opérateurs historiques des différents pays sont les mieux placés pour la communication M2M, il faudra attendre le déploiement de la 5G, prévu pour 2020, pour porter, en plus de la voix et de la data, les données issues des objets connectés via le LTE-M (Long Term Evolution). Mais cela ne répondra pas à tous les impératifs des réseaux de capteurs. En agriculture comme dans de nombreux autres domaines, le facteur essentiel est la consommation en énergie qui conditionne la durée de vie des capteurs. C’est pour cette raison que les réseaux LPWA offrent de belles perspectives.

Le marché des objets connectés est évalué en dizaine de millions de connexions dès 2020. Deux acteurs majeurs s’affrontent en France : LoRa, consortium comprenant notamment Bouygues Telecom et Orange, ainsi que le Toulousain SigFox. Face à une croissance annuelle à deux chiffres, on assiste à une course à la couverture réseau. LoRa bénéficie actuellement d’une large couverture en France par l’utilisation des infrastructures des opérateurs historiques.

SigFox en revanche, développe son propre système et entend l’étendre dans le monde entier avant même que le marché des objets connectés n’explose. L’entreprise a donc effectué une nouvelle levée de fond record de 150 millions d’Euros le 18 novembre dernier. Après une précédente levée de fond de 100 millions d’Euros en février 2015, SigFox dispose désormais d’investisseurs de choix comme Total, Air Liquide, Henri Seydoux (fondateur de Parrot), Intel Capital ou encore Bpifrance. Grâce à ces nouveaux apports, la start up française va pouvoir ainsi accélérer son déploiement dans le monde entier ce qui rendra l’accès à ce marché extrêmement coûteux pour tout nouveau concurrent qui souhaiterait s’installer ultérieurement. L’entreprise prévoit un déploiement en masse pour 2017 en proposant des modules à 2$ qui pourront venir connecter n’importe quel équipement industriel. Elle assure aujourd’hui la couverture de 30 pays et prévoit d’en couvrir 60 d’ici 2018. Sigfox est donc en bonne voie pour instaurer le standard de communication IoT sur mesure : faible consommation énergétique et longue portée.

Collecte participative de données naturalistes et gamification

La collecte participative de données naturalistes est aujourd’hui en grande partie comprise par les sciences dites citoyennes, participatives ou encore collaboratives (la différence entre les trois se situant essentiellement dans la nature du porteur du projet et dans la place des “scientifiques” en son sein). Bien que ces concepts reprennent un fonctionnement existant depuis plusieurs siècles, la mobilisation des citoyens pour la collecte de données augmente. Depuis une quinzaine d’années, les sciences participatives connaissent ainsi un essor remarquable, notamment grâce à la démocratisation des moyens de communications et des outils informatiques. Il y aurait actuellement près de 200 programmes de sciences participatives en France !

Dans ce cadre, le phénomène de gamification prend de l’ampleur au sein des programmes de sciences participatives, et plus récemment encore dans le domaine environnemental. L’outil de collecte de données prend alors l’apparence et le fonctionnement d’un jeu, finissant parfois par regrouper une communauté d’utilisateurs addicts… La plateforme The Plant Game, (développée par l’INRIA – Institut national de recherche en informatique et en automatique – dans le cadre du projet Floris’Tic), qui a fêté sa première année début septembre 2016, en est un bon exemple. A l’occasion du MOOC d’initiation à la botanique de Tela Botanica (de septembre à novembre 2016), The Plant Game a d’ailleurs sorti une nouvelle version, proposant notamment des niveaux spéciaux d’entraînement. Le principe du jeu est simple : identifier des espèces végétales à partir de photos, selon trois modes (entraînement – des espèces sont suggérées au joueur pour chaque photo, jeu – le joueur  propose lui-même un nom d’espèce, duel). Le système se nourrit de ce que produisent les joueurs pour adapter ses propositions selon le niveau de chacun, mais aussi générer une grande masse de données taxonomiques.

De plus, si le jeu peut se faire depuis son smartphone, c’est encore mieux ! On voit aussi se développer des applications mobiles pour la collecte collaborative des données. C’est certes une tendance générale, mais dans le domaine naturaliste la pression est d’autant plus importante que c’est rarement chez soi, devant son ordinateur, que des données d’observations botaniques ou faunistiques peuvent être récoltées…

Le programme BirdLab (porté par Vigie-Nature du Muséum national d’Histoire naturelle), relancé en novembre 2016 pour la deuxième année, fait bien partie de ces “serious game” disponibles sur smartphone. Il invite les volontaires à construire une mangeoire dans son jardin ou sur son balcon et à observer le comportement des oiseaux qui y viennent pendant 5 minutes. Le principe est de reproduire ces allées et venues sur l’application en temps réel, produisant ainsi les données sur le comportement des oiseaux utilisées ensuite par les chercheurs.

Qu’ils soient sur plateforme mobile ou web, “gamifiés” ou non, ces programmes ont tous un double objectif : éduquer à l’environnement d’une part en mobilisant le grand public sur des thématiques environnementales, en l’invitant à observer faune et flore de plus près ; récolter de grands volumes de données d’autre part, pour la recherche mais aussi la gestion ou l’aménagement du territoire.

Journées utilisateurs QGIS 2016 – Merci à tous!

Merci à tous les mécènes et parrains, contributeurs et participants pour cette belle édition du séminaire QGIS 2016!

 

Les supports des présentations sont disponibles

sur la page du séminaire.

20161202_121104_resized

Offre de stage AgroTIC – SCA ARTERRIS

Le Groupe Arterris a publié une offre de stage pour un AgroTIC au sein de la filiale Arterris Innovation :

Pour participer à la définition du nouveau modèle agronomique, ARTERRIS participe au projet national PIXAE fondé sur le partage de bonnes pratiques et les retours d’expériences. Dans ce cadre, la coopérative agricole a créée en Octobre 2015 son Club d’agriculteurs dédié à l’Agronomie et à l’Agriculture de Précision, afin de co-construire des solutions innovantes qui soient les plus adaptées aux besoins des agriculteurs.

Ce « Club PIXAE ARTERRIS » compte 18 adhérents représentatifs du territoire de la coopérative. L’action de la seconde année va consister à expérimenter la « Modulation de la densité de semis en Céréales à Paille ». Dès l’Automne 2016, l’objectif est de mettre en place des essais afin de rechercher la densité de semis optimale en fonction du potentiel de sol.

Dans le cadre de ce Club PIXAE, vous êtes chargé(e) d’accompagner les animateurs dans leurs missions, de veille scientifique et technique, de suivi terrain et d’analyse des résultats :
– Bibliographie sur les densités de semis optimales en Céréales à Paille (CAP) et sur les outils innovants de détermination du potentiel des sols ;
– Caractérisation d’OAD de modulation de la densité de semis en vue de la construction d’un nouveau service d’agriculture de précision ;
– Suivi des essais chez les agriculteurs PIXAE et sur les plateformes de la coopérative (comptage du nombre de talle, notation maladies, mesure rendement et qualité…) ;
– Analyse et synthèse des essais (Synthèse provisoire en Juillet, Synthèse finale en Septembre).

Profil recherché

Vous êtes en dernière année d’école d’Ingénieur Agronome, de préférence avec une spécialité AgroTIC – Technologies de l’information et de la communication. Vous avez le sens du terrain, un esprit de synthèse et d’analyse, une réelle aptitude au travail en équipe. Vous êtes organisé, autonome, rigoureux et motivé et avez un réel intérêt pour le milieu agricole et l’agriculture de précision. Permis B indispensable.

Détails de l’offre
Durée du contrat :

6 mois
Date d’embauche prévue :

Mars à Août ou Avril à Septembre
Rémunération :

Indemnité légale de stage
Adresse :

Basé à Toulouse et suivi terrain sur le territoire ARTERRIS

L’offre est consultable à cette adresse :

http://arterris-recrute.fr/nous-rejoindre/un-stagiaire-ingenieur-agronome-hf-2/

———
PS : Si vous avez des questions sur l’entreprise, n’hésitez pas à me contacter ! (martinez.matthias34@gmail.com)