Utiliser la 3D pour détecter des stress (biotiques et abiotiques) sur la vigne

A partir d’images de drones, des chercheurs chinois et australiens ont généré une reconstitution 3D d’un vignoble et ont montré qu’il était possible d’identifier certains stress biotiques ou abiotiques à partir de ces données. La technologie utilisée, la photogrammétrie par drone, est mature depuis plusieurs années mais l’approche consistant à se concentrer sur le volume en trois dimensions de la végétation pour identifier des stress est plutôt originale et semble prometteuse. Les résultats de ce papier montrent ainsi des résultats intéressants dans l’évaluation automatique de dégâts de gel ou la détection de pieds manquants. L’estimation du volume de végétation pourrait ainsi être une source d’information intéressante et certainement complémentaire de celles déjà existantes (observations terrain, NDVI, etc.) dans le suivi et le pilotage de cultures pérennes comme la vigne.

DSM_viticulture

Retrouvez l’article ici : https://www.researchgate.net/profile/Sigfredo_Fuentes/publication/310606524_Digital_surface_model_applied_to_unmanned_aerial_vehicle_based_photogrammetry_to_assess_potential_biotic_or_abiotic_effects_on_grapevine_canopies/links/5841e6c708ae2d2175614b82.pdf

 

Coppeks, l’info du champ à la tablette

Copeeks, lauréat d’un Inel d’or « Sociétal » à Rennes, commercialise un boîtier de transmission d’informations à destination des agriculteurs et coopératives. Ce boitier peut fournir en fonction des besoins et de la demande du client, des contenus multimédia comme des photos ou des vidéos et des données numériques issues de capteurs comme l’hygrométrie, le vent, la température… Toutes ces informations sont consultables à distance via un pc ou une tablette. Ce boitier peut aussi bien s’utiliser pour le monitoring des productions animales que végétales.

Crédit photo : ©Bertrand Dumarché

Pour l’instant cet outil fait un état des lieux mais la start-up devrait bientôt s’orienter vers la commercialisation d’un service complet.

Lire l’article ici.

CDI Ingénieur chef de projets Mécanisation-Automatisation-Technologies Numériques

Le Ctifl recherche un chef de projets Mécanisation-Automatisation-Technologies Numériques.
Missions :

  • Élaborer et développer des projets innovants avec des partenaires équipementiers, de l’agrofourniture et recherche, afin de répondre aux grands enjeux de compétitivité, de protection des ressources et de modernisation de la filière fruits et légumes.
  • Mettre à profit toutes les possibilités offertes par la mécanisation, et l’automatisation des opérations techniques de production et de commercialisation des fruits et légumes, ainsi que les apports de l’intégration des technologies numériques.
  • Assurer une veille sur les technologies et innovations et mettre en place les partenariats nécessaires en France et à l’international pour faire émerger des solutions répondant aux besoins des entreprises de la filière.
  • Travailler en interaction et en appui avec les autres spécialistes thématiques du Centre Technique.

Profil : de formation Ingénieur Agronome (ou Universitaire) avec une spécialisation et/ou expérience en Mécanisation–Automatisation-Technologies Numériques.

Motivé(e) par l’amélioration des techniques et le transfert technologique, vous avez :

  • L’ouverture aux innovations technologiques
  • La capacité d’échange avec les professionnels, les industriels, l’agrofourniture et la recherche pour concrétiser les nouvelles applications face aux besoins de la filière
  • Le goût du travail en équipe et en partenariat
  • L’envie de participer à l’élaboration, l’application et la diffusion des innovations technologiques dans une filière dynamique et diversifiée.

Vous maîtrisez les outils statistiques et informatiques en rapport avec l’activité.
Capacités rédactionnelles, aisance orale et écrite en anglais.
Déplacements à prévoir

Contrat : CDI
Lieu : Bergerac, 24

Par email envoyer LM+CV à l’adresse : Candidatures@ctifl.fr

Des GPS plus précis pour les smartphones ?

Une entreprise américaine a présenté un GPS pouvant déterminer sa position à 30 cm près. Avec le RTK disponible aujourd’hui donnant une précision de 2 à 3 cm, cette nouvelle pourrait ne pas paraître intéressante. Cependant ce composant est sous la forme d’une puce qui lui permet de s’intégrer parfaitement aux smartphones. Une caractéristique qui peut s’avérer utile pour de multiples usages en agriculture. En effet, des applications mobiles de collecte de données terrain utilisent la position GPS. Mais celle-ci n’est actuellement pas assez précise (5 à 10 m) lorsqu’il s’agit de repérer un pied de vigne par exemple. On attend donc avec impatience l’arrivée de cette puce qui devrait équiper certains smartphones dès l’an prochain.

Pour en savoir plus, c’est par ici !

Offre d’emploi CDI : développeur-géomaticien à Montpellier

L’entreprise

PermAgro est une start-up innovante spécialisée dans l’accompagnement à la création et à la gestion de domaines agricoles. Nous proposons à nos clients un accompagnement vers une agriculture pérenne, respectueuse de l’environnement et créatrice d’emploi. Nos innovations reposent sur l’utilisation de technologies de collecte et de traitement de données, principalement géographiques, qui permettent d’automatiser les conseils auprès de nos clients agriculteurs.

Après un an et demi d’existence, PermAgro est en pleine croissance et va consolider son équipe dans les mois à venir avec des profils d’ingénieurs agronomes, d’experts fonciers, de géomaticiens et de développeurs informatiques. L’entreprise est accompagnée par le BIC, quatrième meilleur incubateur mondial de start-ups, ainsi que par l’incubateur de Montpellier SupAgro. Nous faisons partie également du réseau French Tech notamment sur la thématique Food Tech. Nous sommes enfin lauréats de plusieurs prix et concours : Graines d’Agro en 2016, Jump’in Creation du BIC et Digitag Challenge en 2017.

L’entreprise est également engagée dans un management innovant et respectueux de ses collaborateurs : démarche RSE, travail en méthode Agile, respect des conditions de travail.

 

Définition du poste

Dans le cadre de son développement, PermAgro recherche un(e) ingénieur géomaticien avec des compétences en développement informatique, qui puisse l’accompagner dans la création et la gestion des outils numériques dédiés à l’agriculture :

  • Développement d’algorithmes complexes pour automatiser la récolte et le traitement de données géographiques.
  • Conceptualisation, mise en place, déploiement et gestion de bases de données complexes et géoréférencées.
  • Traitements géostatistiques de données géographiques et datavisualisation.
  • Participation à la création d’applications de cartographies web et mobile (rédaction des cahiers des charges techniques et fonctionnels, développement, maintenance)

 

Compétences et connaissances exigées

Nous recherchons une personne :

  • Maîtrisant la gestion et l’utilisation des bases de données géographiques et maîtrise du langage SQL : MySQL, postgreSQL
  • Maîtrisant le langage de script Python et sa librairie python-gdal
  • Maîtrisant les technologies Web (HTML, CSS, JavaScript, PHP)
  • Maîtrisant les logiciels de cartographie, notamment QGIS
  • Ayant un goût prononcé pour le challenge et l’entrepreneuriat
  • Une connaissance du monde agricole serait un plus

 

Conditions de l’offre

  • Offre en CDI, poste basé à Montpellier
  • Salaire brut annuel de 28 000 à 30 000 € selon expérience
  • Ce poste est ouvert aux personnes en situation de handicap
  • Début du poste : idéalement octobre 2017

 

Pour postuler

Veuillez adresser votre candidature (CV et lettre de motivation indiquant vos réalisations, votre motivation à intégrer l’entreprise et les points forts de votre candidature) à :

recrutement@permagro.fr

20170920-PERM-Offre_emploi_développeur_géomaticien

Pot des soutenances AgroTIC !

Mercredi…sonne la dernière journée pour les soutenances AgroTIC !

Afin de fêter la fin des soutenances, de « trinquer » avec les nouveaux diplômés…nous convions comme chaque année, les anciens et nouveaux étudiants ainsi que l’ensemble de l’équipe pédagogique à se rencontrer lors du pot de retrouvaille qui aura lieu ce mercredi 20 septembre 2017 à partir de 18h-18h30 au rez-de-chaussée du bâtiment 21 (salle Fergusson) pour un moment de discussion, de partage et de convivialité !

Au plaisir de vous y retrouver !

La Bout’Machine : une vendangeuse pour récolte manuelle

Inspirée d’une récolteuse à tabac, la Bout’Machine permet aux vendangeurs de ramasser le raisin en restant assis et de trier les raisins manuellement sur la machine. Le gain de temps est estimé à 40 % par le vigneron. La machine est guidée grâce à une barre courbée située devant qui lui permet de suivre les pieds de vigne.

Retrouvez l’article ici !

Offre de thèse en modélisation pour l’agriculture de précision

Modélisation expérimentale et statistique des relations entre caractéristiques morphologiques de la vigne et dépôts de pulvérisation : application à l’agriculture de précision.

Réduire l’utilisation de produits phytopharmaceutiques par la caractérisation du végétal.
Une thèse proposée par l’ACTA et l’IFV en très étroite collaboration avec Irstea à Montpellier, co-financée par l’institut de Convergences #digitAg, Ecole doctorale : GAIA

Contacts :

Sébastien Codis, IFV (prenom.nom@vignevin.com) (tel 0614262602), Olivier Naud, Irstea (prenom.nom@irstea.fr), Carole Sinfort (Directrice de thèse, Montpellier Supagro, nom@supagro.inra.fr).

Mots clefs :

pulvérisation de précision, architecture du végétal, réduction des intrants phytosanitaires.

Objectifs :

La réduction de l’usage des produits phytosanitaires en agriculture (notamment en viticulture), est une exigence sociétale très forte. Du point de vue du vigneron, il s’agit d’apporter les quantités nécessaires et suffisantes pour assurer une protection phytosanitaire correcte de sa culture. Mais quelles sont ces quantités ? Comment prendre en compte le végétal et le matériel pour protéger chaque plant tout en réduisant globalement les quantités épandues ?
Le travail de thèse proposé vise à répondre à ces questions avec une démarche d’agriculture de précision, intensive en données, et par la modélisation expérimentale.

Etat de l’art :

Les technologies innovantes disponibles pour la pulvérisation de précision sont essentiellement au stade de prototypes, et reposent essentiellement sur la gestion des buses en face de ceps « manquants » ou de trous de végétation (arboriculture). La question des échelles dans la caractérisation du couvert végétal et dans la décision de l’agriculteur reste à formaliser. La thèse contribuera à cette formalisation. L’hypothèse est de s’appuyer sur une modélisation prédictive des doses interceptées par le végétal pour décider des quantités pertinentes à épandre.

Questions scientifiques :

L’objectif est de développer des modèles de prédiction des quantités et profils de dépôts sur le végétal en fonction de la morphologie du couvert et des caractéristiques des pulvérisateurs. La première question scientifique est instrumentale : comment caractériser le végétal, comment échantillonner les mesures de dépôt, à quelle échelle (feuille, cep, portion rang, parcelle) faut-il travailler ? Cette question instrumentale conduit également à un questionnement statistique : quelles sont les corrélations des mesures au sein du couvert, entre ceps d’un même rang, quelle est la variabilité spatiale ? Enfin, les données collectées et analysées doivent être interprétées au plan agronomique pour prendre des décisions : comment formaliser le cadre décisionnel de la pulvérisation de précision, du point de vue de l’agriculteur ?

Démarche :

La démarche de modélisation expérimentale s’appuie sur la définition de scénarios technologiques portant sur les équipements, les capteurs disponibles, la conduite de la vigne notamment la géométrie du couvert et son évolution, la densité foliaire. Les partenaires IFV et Irstea, regroupés au sein d’une Unité Mixte Technologique (UMT) à Montpellier disposent d’une expérience expérimentale solide et des moyens suivants : banc de caractérisation des performances de dépôt de pulvérisation EvaSprayViti, LiDAR et algorithmes de traitement de données pour caractériser finement le végétal, accès à un réseau de parcelles expérimentales.

Profil du candidat recherché :

  • Agronome avec un goût prononcé pour les questions expérimentales avec utilisation de capteurs et des compétences en analyse de données et statistiques.
  • Ou formation en Génie des procédés et/ou en instrumentation motivé par les questions agricoles, la caractérisation du végétal et des équipements de protection des cultures.

Le crowdsourcing au service de l’agriculture

Le développement des smartphones et leur potentiel comme outil d’observation (GPS, caméra, capteurs, etc.) ouvre de nouvelles perspectives pour le recueil collaboratif d’observations, de données ou même de connaissances. C’est ce que l’on appelle le crowdsourcing.
Une équipe de chercheurs belges publie un article de synthèse sur le sujet en faisant un état des lieux des principaux usages, une typologie des contributeurs et des données recueillies et en soulignant les principaux axes de recherche que soulèvent ces nouveaux usages (qualité des données, motivation des contributeurs, protection des données personnelles, etc.). Un article de référence sur ce sujet émergent.

crowdsourcing agriculture leo pichon

consulter l’article complet : http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0168169917300479

Vinbot, le robot portugais qui analyse la variabilité intra-parcellaire

Des essais ont actuellement lieu à Tomar sur un robot baptisé « Vinbot». Ce robot, permet de prédire la qualité et les rendements intra-parcellaires grâce à une caméra embarquée qui enregistre les données. Celles-ci sont ensuite restituées sous forme cartographique.
Le robot devrait être proposé sur le marché d’ici deux à quatre ans, pour un coût d’environ 30 000 €.

crédit photo : Vinbot

Retrouvez l’article et la vidéo de Vinbot !