Adeline Wagner – Drone Agricole

Adeline Wagner

Portrait issu du site du figaro étudiant : http://etudiant.lefigaro.fr/les-news/actu/detail/article/adeline-29-ans-et-ingenieure-agronome-2-0-19381/

PORTRAIT – Ingénieure agronome dans une société de drones agricoles, Adeline, 30 ans, fait partie de cette nouvelle génération d’agriculteurs 2.0. Un métier plein d’avenir auquel la jeune femme n’était pas forcément destinée.

«Je me laisse porter par les opportunités que m’offre la vie», résume Adeline Wagner. N’étant pas fille d’agriculteurs, elle n’était pas forcément destinée à évoluer dans ce monde. Aujourd’hui elle est ingénieure dans une société de conseil en optimisation de pratiques culturales par télédétection pour la société Drone Agricole. Concrètement, Adeline fait de la gestion de projets et des missions plus techniques, comme des expertises en agronomie. «Je rencontre aussi des partenaires du monde académique et industriel» précise-t-elle. Adeline fait partie de cette nouvelle génération d’agriculteurs 2.0.

Ses études. Après son bac, Adeline décide de faire une prépa BCPST (biologie, chimie, physique et sciences de la terre) appelée plus généralement «bio-agro». Cette classe préparatoire prépare aux concours des grandes écoles vétérinaires et aux écoles d’agronomie. À ce moment-là, Adeline veut réaliser son rêve, devenir…Vétérinaire. Mais le concours étant très sélectif, elle commence à se renseigner sur ce qu’est l’agronomie. «À la base je n’y connaissais vraiment rien, puis j’ai vite compris que je m’épanouirai dans ce domaine», dit-elle. Direction Bordeaux et son École nationale supérieure des sciences agronomiques.

Adeline Wagner
Adeline découvre les thématiques liées à ce domaine, et très vite elle choisit une formation agrotic (nouvelles technologies dans le domaine de l’agronomie). Elle se spécialise dans les technologies de l’information et l’agriculture de précision. Elle étudie, en autres, la modélisation et le traitement des images. Adeline décide ensuite de faire un stage dans le monde agricole au sein du comité interprofessionnel des vins de champagne. «J’ai utilisé des images satellites afin de produire une nouvelle cartographie des vignoble». La jeune ingénieure reçoit en 2009 une proposition de thèse venant du Pellenc Group dans le cadre du dispositif CIFRE (Conventions industrielles de formation par la recherche). «L’objectif était d’optimiser la mesure des critères de maturité par spectrométrie portable sur une olive» explique-t-elle. Avant de préciser. «La spectrométrie c’est une technique optique non invasive, permettant d’accéder à la composition et la structure d’un produit, grâce aux interactions entre la lumière et ce produit».

Ses débuts. «J’ai passé près de deux ans à trouver le travail qui me correspondait. Il faut dire que j’étais basée à Toulouse à cette époque, et ce n’était peut-être pas le meilleur endroit pour trouver», se souvient Adeline . «Le réseau marche fort là-bas» affirme-t-elle.

Dès lors, elle court les salons à la recherche d’un emploi. Une entreprise spécialisée dans les outils d’aide à la décision, basé sur l’utilisation d’images, lui propose une place. Elle accepte… avant de déménager quelques mois plus tard, sur Paris. Depuis maintenant 9 mois, Adeline est Chief technology officer. «Je suis un peu le traducteur de la boîte (rires). Je fais le lien entre le commerce, les agriculteurs et l’informatique, afin que tout le monde se comprenne» explique-t-elle.

Ses revenus : 32 000 €/an brut.

Son conseil. «Avoir une exploitation c’est bien, mais il est peut être utile d’avoir des notions plus poussées. De toute façon, les agriculteurs sont de plus en plus diplômés. Lorsque je travaille avec eux, ils sont demandeurs, ils veulent comprendre comment la technologie de pointe peut fonctionner avec leur travail. Je conseille aussi de travailler dans les nouvelles technologies c’est un marché porteur et on peut facilement trouver un emploi».

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