Innov’Space 2017 : Quelques innovations TIC parmi les 47 innovations du Space 2017

Terre-net a publié un billet qui présente les 47 innovations retenues dans le cadre du Space 2017 (salon de l’élevage qui se tient à Rennes du 12 au 15 septembre prochain. Certaines de ces innovations majeures concernent l’utilisation des TIC pour améliorer le confort de l’éleveur ou mieux maîtriser la qualité de certaines opérations. Les exemples d’innovations marquantes que l’on pourra noter dans ce domaine :

Les Zen’Bots : « une communauté de «bots», c’est-à-dire de robots conversationnels, qui dialoguent avec l’éleveur pour simplifier son quotidien et le rendre plus «zen». Ils combinent intelligence artificielle et intelligence métier et comprennent les intentions de l’éleveur par analyse sémantique. Ils se passent le relais entre eux, pour offrir à l’éleveur diverses fonctions spécialisées en langage naturel, en mobilité, en chat vocal ou écrit. »

Easi-scan go : « une nouvelle génération d’équipements ultrasons pour les animaux de ferme. La technologie mise en oeuvre a permis de concevoir un échographe peu énergivore et à basse puissance. Le Wi-Fi à ultra basse latence permet l’utilisation de périphériques Wi-Fi standards comme un smartphone. »

H2O Alert :  » un système de surveillance de la qualité de l’eau en temps réel avec alarme (utilisation mobile) pour les élevages laitiers, à l’intérieur et à l’extérieur des bâtiments. Les capteurs assurent une surveillance permanente de la qualité de l’eau. Ils sont connectés à une application mobile, avec transmission des données sur la qualité de l’eau en temps réel et émission d’alarme si nécessaire.

Taxi lait 4.0 incl. Smart-ID : un mobile qui identifie les veaux via une identification sans fil. Il permet d’alimenter les veaux en fonction de leur âge et selon une courbe d’alimentation pré-établie individuelle.

vigielent : une application qui signale et partage la présence de véhicules lents sur la route. Cette application vise à limiter les accidents impliquant des tracteurs et matériels agricoles qui ont pour origine leur encombrement sur la route, mais surtout une mauvaise prise en compte leur faible vitesse sur la route.

My.luda.farm : un tableau de bord sur smartphone qui collecte les informations provenant des capteurs et des caméras installés dans toute l’exploitation. L’application permet à l’exploitant agricole de vérifier ses caméras, d’allumer et d’éteindre des appareils, de vérifier les clôtures et le niveau des citernes de diesel, directement sur son smartphone. L’application  alerte aussi l’exploitant grâce aux notifications automatiques d’événements et les alarmes.

Symeter : un capteur optique installé dans les silos qui permet d’optimiser le tassement des fourrages ensilés (maïs ou herbe) stockés en silo couloir. le système permet de contrôler le travail en temps réel. Les informations traitées sont alors transmises instantanément à l’opérateur en cabine sur un support mobile (smartphone, tablette) sous forme de cartographie.

AgrOptimize recrute un crop modeler en agriculture de précision

AgrOptimize développe plusieurs OAD (fertilisation, prévision de rendement, phytopathologie, …), le poste demande d’intervenir comme ressource transversale de modélisation au sein de plusieurs programmes R&D / maturation technologique. Notamment, il s’agira de développer des démarches de modélisation des cultures en vue de prédire le rendement et la qualité des productions de grandes cultures. Le but est de développer des approches innovantes pour prédire des variables agro-économiques clés, en se basant à la fois sur des modèles mécanistiques de croissance de culture (crop growth models) et sur des approches statistiques classiques et innovantes (machine learning).

Les missions :
• analyser de grands jeux de données (rendements, conduites des cultures, etc. ) issus du terrain collectés par AgrOptimize ;
• tester des approches de modélisation statistique pour la simulation de la croissance des grandes cultures, en se basant sur les données du terrain ;
• adapter les approches de modélisation pour l’assimilation de données de télédétection ;
• calibrer/valider les approches de modélisation ;
• tester une approche d’ensemble de modèles pour la prédiction et l’intégration des modèles statistiques avec les modèles mécanistiques ;
• analyser les résultats de simulation et gérer l’incertitude des prédictions ;
• réaliser ces tâches dans une phase de développement tout en préparant le workflow pour la production, en lien avec le service IT.

Toutes les informations pour candidater : agroptimize

Etudier les variations d’altitudes dans le temps avec des images radar (dont Sentinel-1 (SAR))

Une animation impressionnante qui permet grâce à une série temporelle d’images RADAR (dont Sentinel-1, SAR) de voir les variations d’altitude d’un quartier de Budapest. Cette anomalie est liée, depuis la fin de la seconde guerre mondiale,  à une surexploitation de la nappe phréatique qui a provoqué un affaissement du sol. Des mesures de protection mises en place depuis plus de 10 ans entraînent un rechargement de la nappe ce qui explique aujourd’hui la remontée d’altitude de ce quartier. On pourra consulter le billet initial à cette adresse (http://geo-sentinel.eu/how-budapest-move/), ce billet met en évidence l’intérêt de ce type d’information pour des études amonts de constructions ou d’aménagements.

Et si les voies romaines étaient cartographiées comme un plan de métro ?

voies_romaines_metro

C’est ce qu’a réalisé Sasha Trubetskoy, un étudiant en statistiques de l’université de Chicago qui est fan de Géographie. Le résultat est surprenant. Même si, contrairement à ce que dit le dicton, toutes les routes ne mènent pas à Rome, on remarque que la capitale de l’empire romain est la station qui propose le plus de correspondances. La via Claudia, qui relie l’Egypte au Maroc est démesurée comparée à nos via Domitia, Aquitania ou Gallica.  Il est possible de voir une version à haute résolution à l’adresse ci-après. Les fans pourront faire un poster en téléchargeant un pdf moyennant contribution : https://sashat.me/2017/06/03/roman-roads/

 

Offre d’emploi CDI (H/F) : ingénieur Géomaticien

PermAgro est une start-up spécialisée dans l’accompagnement à la création et à la gestion de domaines agricoles. Elle propose à ses clients un accompagnement vers une agriculture pérenne, respectueuse de l’environnement et créatrice d’emploi. Ses services reposent sur l’utilisation de technologies de collecte et de traitement de données, principalement géographiques, qui permettent d’automatiser les conseils auprès de nos clients agriculteurs.

Définition du poste

Dans le cadre de son développement, PermAgro recherche un(e) ingénieur géomaticien avec des compétences en développement informatique, qui puisse l’accompagner dans la création et la gestion des outils numériques dédiés à l’agriculture :
– Rédaction du cahier des charges technique et fonctionnel en collaboration avec nos partenaires
– Gestion de bases de données complexes et géoréférencées
– Traitement de données géographiques et utilisation de logiciels SIG, datavisualisation
– Participation à la création d’applications de cartographies web et mobile Compétences et connaissances exigées

Nous recherchons une personne :
– Maîtrisant les logiciels de cartographie, notamment QGIS
– Maîtrisant la gestion et l’utilisation des bases de données géographiques et maîtrise du langage SQL : MySQL, postgreSQL
– Langage de script : Python et sa librairie python-gdal
– Ayant un goût prononcé pour le challenge et l’entrepreneuriat
– La maîtrise des technologies Web (HTML, CSS, JavaScript, PHP) serait un plus
– Une connaissance du monde agricole serait un plus,

Toutes les informations pour candidater : 20170725-PERM-Offre_emploi_géomaticien_V4 (1)

En direct d’ECPA : Comment générer des cartes de rendement fiables à grande échelle ?

image_ECPA_GalloC’est la question que s’est posée l’entreprise viti-vinicole Gallo (Californie). L’entreprise a équipé toutes les entreprises de machines à vendanger assurant la récolte sur l’aire d’approvisionnement de la winery, avec des capteurs de rendement. Plus de 50 machines ont ainsi été équipées avec le système ATV (Australie) permettant de peser la vendange qui transite par le convoyeur latéral d’évacuation de la vendange. Les machines sont également équipées de dGPS permettant de localiser toutes les données de pesées. L’ensemble du dispositif couvre une surface de vendangée d’environ 5000 hectares. Les problèmes rencontrés sont multiples (formation et sensibilisation des chauffeurs de machine, collecte des données, etc.). L’un des problèmes majeur reste que le capteur de pesée embarqué doit être étalonné par une pesée de la courroie à vide. Cette procédure contraignante ne peut être demandée aux chauffeurs de machine (en plus des opérations d’entretien et de réglage classiques). Il en résulte de grosses différences entre les données acquises par les machines. Ce problème est clairement visible (cf. figure) lorsque deux machines récoltent la même parcelle; des bandes de rendement artificiellement plus élevé ou plus faible apparaissent alors en fonction des zones récoltées par chacune des machines. Afin de pallier ce problème, l’entreprise a exploré plusieurs approches destinées à effectuer un étalonnage « en ligne » en limitant les opérations de saisie supplémentaires et en profitant de la logistique du chantier de récolte (pesée des bennes en entrée de cave). La communication présentée par un chercheur de l’entreprise Gallo vise à partager l’expérience acquise au cours des 4 années de développement de la méthode. L’enjeu est une démarche de traçabilité automatisée permettant d’associer chaque pesée de benne en cave avec les données de la machine à vendange.

A noter, que l’élaboration systématique des carte de rendement s’inscrit dans une démarche de meilleure maîtrise des volumes de raisin apportés. L’idée est de développer un véritable service de conseil intégré auprès des viticulteurs afin de les aider à mieux maîtriser leurs rendement et la variabilité des parcelles : Quoi de mieux que de visualiser le résultat en fin de cycle (carte de rendement) pour quantifier les changement de pratique et voir leurs effets de manière objective !

Référence : B. Sams, C. Litchfield, L. Sanchez and N. Dokoozlian, 2017. Two methods for processing yield maps from multiple sensors in large vineyards in California. Advances in Animal Biosciences: Precision Agriculture (ECPA) 2017, (2017), p 530–533. doi:10.1017/S2040470017000516

 

En direct de la conférence ECPA : le contrôle de section des charrues arrive !

ECPA (European Conference on Precision Agriculture) réunit tous les deux ans, les scientifiques européens (et du monde entier) sur le théme de l’agriculture de précision. Cette année la conférence se tient à Edimbourg (17-20 Juillet) et réunit environ 450 scientifiques et représentant d’entreprises.

figureECPA

Un petit focus sur une des présentations intéressantes afin de partager certaines avancées dans le domaine de l’agriculture de précision. Cette communication concerne le contrôle de sections des Charrues. Un travail présenté par une équipe de recherche Danoise en relation avec la société AgroIntelli. L’augmentation de la longueur des charrues (et du nombre de corps de charrue associé) entraîne nécessairement une augmentation de la largeur des tourniéres en bout de parcelle. Cet aspec est problématiques puisque les tourniéres doivent faire l’objet d’un passage spécifique consommateur d’énergie et susceptible d’être néfaste pour le sol (double passage, compaction, double retournement de certaines parties des tourniéres avec dilution, remontée de semences de mauvaises herbes, etc.). Afin de limiter ces problèmes, l’université d’Arrhus (en collaboration avec la société AgroIntelli) proposent de contrôler chaque corps de charrue de manière indépendante. Une vidéo de démonstration (cf. figure ci-dessus) montre que le prototype est fonctionnel. Le principe consiste à localiser précisément la charrue et à contrôler hydrauliquement, l’abaissement de chaque corps de charrue de manière indépendante. Le système joue également le rôle d’élément de sécurité en contrôlant le relevage de chaque corps dés que la résistance devient trop importante (présence d’enrochement).

Références :  S.K. Nielsen, L.J. Munkholm, M.H. Aarestrup, M.H. Kristensen and O. Green. 2017. Advances in Animal Biosciences: Precision Agriculture (ECPA), pp 444–449. doi:10.1017/S2040470017000735

 

myAgriGeek : une plateforme pour mettre en relation les fans du numérique en agriculture

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A l’occasion du #DigitagChallenge, dont la finale s’est déroulée à Montpellier les 1er et 2 Juillet dernier, l’équipe de l’ACTA (API agro) a proposé de fédérer les « agronumericus » autour d’une plateforme. En quelques minutes, myAgriGeek était né !

Pour se connecter : s’est ici

 

VetAgroSup recrute un(e) maître de conférences en génie des équipements (agriculture de précision)

Un poste de maître de conférences en agronomie et génie des équipements avec une composante en agriculture numérique et agriculture de précision est ouvert à VetAgro Sup (Campus de Clermont). Le dossier de candidature est à rendre pour le 30 août 2017. Le concours aura lieu dans l’automne (octobre ou novembre 2017).

Toutes les informations pour candidater : Profil de poste MC agronomie vdef (2)

Une application de la Blockchain (chaîne de blocs) en agriculture

blockchain

Sources : http://www.agroconnect.nl/LinkClick.aspx?fileticket=RHAnY8gnoEY%3D&tabid=2339&portalid=10

La blockchain (chaîne de blocs) est une technologie qui fait actuellement parler d’elle. Beaucoup d’experts s’accordent sur le caractère révolutionnaire de cette technologie qui pourrait impacter beaucoup de domaines, en particulier lorsqu’il s’agit de transactions financières ou d’échange de données.  Les chaînes de blocs pourraient également impacter certains domaines et en particulier l’agriculture. Les exemples de chaînes de blocs concernent aujourd’hui surtout les échanges financiers (crypto monnaies), il existe peu d’application dans d’autres domaines et il est par conséquent difficile d’imaginer comment cette technologie pourrait révolutionner certaines organisations. Aussi, toute application des chaînes de blocs dans le domaine agricole mérite d’être mentionnée afin de mieux en cerner le potentiel. L’objectif de ce billet est de partager un exemple de chaîne de Blocs appliqué à l’agriculture. Cette application a été présentée par des chercheurs Hollandais lors du congrès EFITA qui s’est tenu à Montpellier SupAgro du 3 au 5 Juillet 2017.

Les chercheurs hollandais ont proposé un démonstrateur de blockchain (basé sur hyperledger) pour la gestion de la certification des produits agricoles en se basant sur l’exemple du raisin de table. On pourra voir la présentation du cas d’utilisation ici. Le démonstrateur permet de gérer l’émission, le suivi et la validation des certificats de conformité par rapport à un cahier des charges de production. Il s’agit d’une chaîne de blocs privée pour laquelle seuls les acteurs impliqués ont les droits de consultation et de modification nécessaires. L’accès aux informations et la modification/ajout est possible pour les producteurs, les émetteurs/contrôleurs des certificats, l’organisme certificateur, le grossiste, l’acheteur final, etc.

Selon les auteurs les avantages que ce démonstrateur a permis de mettre en avant sont les suivants :
– transparence : tous les acteurs de la filière peuvent consulter les informations en temps réel, toutefois, ce seul avantage ne permet pas de justifier l’intérêt de la blockchain par rapport à une plateforme collaborative classique,
– transversalité et confiance : c’est l’un des plus gros intérêt mis en avant par les auteurs, en effet, la blockchain permet d’éviter la centralisation des informations qui sous-tendrait un pouvoir d’un acteur qui détiendrait de facto le serveur et la base de donnée associée (avec le pouvoir ultime d’arrêter le serveur et de supprimer ou de modifier les données à l’insu des autres acteurs). La blockchain, en dupliquant l’information chez l’ensemble des acteurs, permet d’éviter tout monopole de l’information, il permet également d’éviter tout acte de malveillance ou de vandalisme sur les données.

Parmi les limites mises en évidence par les auteurs :
– évolutivité de la blockchain : il semble que ce soit l’un des points difficiles à mettre en oeuvre techniquement,
– les difficultés techniques relatives à la mise en oeuvre, cette limite étant liée aux outils aujourd’hui disponibles mais pourrait être amenée à évoluer rapidement dans le futur.