Projet AgroTIC 2016-2017 clôturé !

La restitution du projet de la promotion AgroTIC 2016-2017 a eu lieu ce vendredi 17 mars à Bordeaux Sciences Agro. Cette dernière a permis de faire le bilan de tout ce qui a été réalisé durant l’année sur le projet qui a été confié aux étudiants :

« Développement d’une application mobile pour la gestion des prairies »

L’application, nommée GrassMan (Grass Management), a pour objectif d’apporter un conseil face aux problématiques rencontrées par les éleveurs et les conseillers en lien avec la gestion des prairies (semis, fauche,…).

Etaient présents :

  • Les représentants des 3 commanditaires : l’Institut de l’élevage, Maïsadour Semences et Jouffray-Drillaud
  • Les équipes pédagogiques de Bordeaux et Montpellier
  • Les étudiants AgroTIC
  • Les étudiants SIAE (futurs AgroTIC)

Durant la restitution un retour a été fait sur les résultats obtenus que ce soit sur l’analyse fonctionnelle ou sur l’analyse technique. Bien entendu une mise en scène a permis de voir les fonctionnalités développées dans le démonstrateur. La présentation s’est finie par un bilan du projet.

Toutes les personnes, satisfaites du travail réalisé durant ces 6 derniers mois, se sont retrouvées autour d’un repas pour clore cette année.

Maintenant, nous souhaitons de tout cœur que le projet soit un succès et nous espérons retrouver l’application GrassMan dans le top des téléchargements d’ici quelques années.

Nous souhaitons remercier l’ensemble des commanditaires qui nous ont suivis tout au long de ce projet ainsi que les équipes pédagogiques de Bordeaux et de Montpellier qui se sont toujours rendues disponibles.

GRASSement vôtre,

La team AgroTIC

Télédétection au service du diagnostic sanitaire des couverts végétaux

Les drones sont des vecteurs de plus en plus employés pour acquérir des images. La plupart du temps utilisés pour visualiser l’hétérogénéité des cultures et moduler les apports en conséquence, ils sont maintenant mis à profit pour effectuer des diagnostics sanitaires du couvert végétal. Récemment, deux entreprises ont été récompensées pour les solutions qu’elles proposent à ce sujet.

La start-up Corvus Monitoring, fondée en 2014 et basée dans le Doubs, a reçu le prix de l’innovation lors de la première édition du salon ForestINNOV. Ce salon, qui s’est déroulé les 24 et 25 novembre à Charnay-lès-Mâcon (Saône-et-Loire), avait pour but de mettre en valeur les innovations et les services pour la filière forestière. Cette start-up est spécialisée dans la modélisation 3D des espaces urbains ou naturels par photogrammétrie à partir d’images acquises par drone. Cela permet notamment de mettre en évidence des arbres malades. Elle travaille actuellement en collaboration avec l’école Polytechnique de Lausanne (Suisse) pour développer des outils qui permettront, entre autre, de cartographier les essences ou d’évaluer le nombre de troncs. Elle travaille notamment sur des capteurs hyperspectraux et des systèmes lidar pouvant être embarqués sur drones.

La start-up Carbon Bee, créée en 2015 et localisée dans la Drôme, s’est distinguée dans la catégorie « Innovation technologique » des Trophées de l’entreprise qui se sont déroulés fin septembre. Ce concours a pour but de valoriser les projets des entreprises des communes de l’agglomération Valence Romans Sud Rhône-Alpes. Elle a également remporté, en août dernier, la première édition du concours « Viticulture et Numérique » de la French Tech Culture. Spectral Vision, le capteur développé par cette dernière, a pour but de détecter les maladies ou le stress de la vigne. Montée sur drone, la caméra hyperspectrale permet de renseigner sur l’état sanitaire d’un vignoble d’un hectare en 3 ou 4 minutes en faisant appel à des algorithmes mathématiques et à l’intelligence artificielle. L’un des principaux objectifs est de détecter la flavescence dorée, véritable fléau provoquant la mort des ceps, avant même que les symptômes soient visibles pour l’œil humain. Cela permet aux viticulteurs d’anticiper les actions à mener. La caméra peut également être embarquée sur un enjambeur. Le système qui était jusqu’à présent en test, va véritablement entrer en commercialisation d’ici peu tandis que d’autres tests vont être effectués prochainement pour détecter d’autres maladies comme l’esca ou l’oïdium et dans le domaine du maraîchage.

Ces starts-up récemment primées montrent qu’il est possible de faire du suivi sanitaire par imagerie aérienne. Cependant ce suivi peut également être effectué par imagerie satellitaire. Depuis l’an dernier, la Caisse de Prévoyance et de Protection des Forêts du Sud-Ouest surveille les foyers de mortalité de Pins maritimes sur la massif des Landes de Gascogne en se basant sur l’analyse d’images satellitaires.