[Noël] le calendrier de l’Avent de l’Open Data 2017

Pas de data, pas de chocolat!

Pour les curieux et/ou les gourmands, Etalab met en ligne les avancées 2017 de data.gouv.fr via un calendrier de l’Avent interactif accessible ici.

 

Le calendrier de l'avent ETALAB

Le calendrier de l’avent ETALAB

Le concept :

  • un nouveau jeu de données mis à disposition
  • un jeu de données marquant ou illustrant une nouveauté de l’année 2017
  • ou une réutilisation intéressante

A consommer sans modération!

https://avent.data.gouv.fr/

Des Arbres et des Drones

“La transformation digitale concerne tous les acteurs”

biocarbonengineering

C’est l’histoire d’un type qui s’est un jour décidé à replanter des arbres. Non pas quelques centaines, ou même quelques milliers ; non, il s’est dit : je vais replanter un milliard d’arbres par an. Pour une (très) bonne raison : la déforestation étant industrielle, la reforestation doit l’être aussi. Actuellement, la reforestation est effectuée manuellement, ce qui est lent et cher. Alors pour contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique (les arbres sont des puits de CO2), à la sauvegarde des forêts et de la vie qui s’y développe, l’ingénieur Lauren Fletcher (ex NASA) a imaginé un système permettant de planter des arbres avec des drones, permettant de passer de 3 000 graines par jour (manuellement) à 36 000, pour une fraction (15%) du coût. Et Biocarbon Engineering est née.

Biocarbon Engineering est une start-up anglaise qui permet la reforestation à grande échelle grâce à des drones « planteurs de graines ». Elle a pour objectif de replanter plus d’un milliard d’arbres annuellement, soit recouvrir une surface de 570 000 hectares. En 2015, Biocarbon Engineering remporte le concours international « Hello Tomorrow Challenge », qui lui permet de gagner la somme de 100 000 euros et développer son activée.

Sources : 

  • https://www.biocarbonengineering.com/
  • http://www.brainswatt.fr/fr/tag/bio-carbon-engineering/

Ce que nous apprend la carte de « chocolatine vs pain au chocolat »

chocolatine

 

Sources : The conversation

Cette carte réalisée à l’issue d’une enquête effectuée par des linguistes met naturellement en évidence bien plus de choses qu’une simple bataille entre les tenants de la chocolatine, du pain au chocolat ou encore du petit pain au chocolat voire de la couque au chocolat. Elle met en évidence des régionalismes comme faisant partie de l’identité des francophones, de leur culture, de leur patrimoine et ne devraient pas faire, en cette qualité, l’objet de stigmatisation. Depuis la fin du XVIIe siècle, des spécialistes de la langue (grammairiens, instituteurs, correcteurs, journalistes, etc.) – voire de simples amateurs – ont tenté de répertorier les particularités locales du français des gens qui les entouraient en vue d’en souligner le côté fautif pour mieux les corriger et les faire disparaître. Cette étude nous rappelle qu’il n’y a pas de variante de mot, de prononciation ou de phrase plus correcte qu’une autre. Le linguiste qui a participé à l’étude rappelle « que ce sont les locuteurs qui définissent la norme, et non l’inverse. Dès lors, il existe autant de normes qu’il existe de régions… ou d’usages dominants ! »

L’étude s’est aussi intéressée à nos cousins canadiens francophones. La carte générée à partir des « réponses des participants ayant passé la plus grande partie de leur jeunesse dans l’est du Canada fait état d’une opposition binaire entre deux variantes : chocolatine, qui s’impose de façon écrasante dans toute la province du Québec, et croissant au chocolat dans les provinces environnantes, où l’anglais est la première langue parlée. De quoi faire plaisir aux Gascons ! »

chocolatine_2Sources : The conversation

Des capteurs biodégradables ?

Des chercheurs de Zurich, menés par Giovanni Salvatore, créent des capteurs ultra-fins et biodégradables. Ceux-ci pourraient être une bonne solution pour surveiller les aliments qui parcours le monde à une température devant être bien précise.
L’article scientifique rapporte que la composition des capteurs de température permet une biodégradation complète tandis que le format ultra-mince assure un temps de réponse de 10 ms. Leur fonctionnement est stable même lorsque les dispositifs sont froissés, pliés et étirés jusqu’à 10 %. Pour le moment, ces capteurs nécessitent d’être reliés à une batterie, un microprocesseur et un transmetteur externes via des câbles biodégradables également mais les chercheurs envisagent déjà une alimentation et une connexion sans fil.

N’hésitez pas à lire l’article ou regardez la vidéo pour en savoir plus !

L’ère de l’IOT low-cost arrive

Sigfox a profité de son premier Sigfox World IOT qui avait lieu à Prague le 25 et 26 septembre, pour présenter ses nouveaux services liés à l’IOT.

Parmi eux, Admiral Ivory, un service de connectivité simplifié afin de connecter n’importe quel objet à Internet par le biais d’une puce low-cost capable d’envoyer des informations sur le réseau mais pas d’en recevoir. La forte baisse des prix de fabrication -pour cette puce on compte environ 20 centimes de dollars- permet d’imaginer des objets connectés jetables. Il n’y a plus qu’à attendre que les industriels et les développeurs s’en emparent. Pour faciliter cette démarche, Sigfox va rendre les plans de ces puces open-source.

Lisez l’article pour découvrir les autres services.

Un prédateur robotisé

Au Japon, les dégâts dus aux sangliers et aux chevreuils dans les cultures sont une réelle problématique. Pour palier ces désagréments, les Japonais ont mis au point un loup robotisé afin de défendre leurs cultures. Le robot loup détecte la présence d’animaux sauvages grâce à des capteurs infrarouges. Dès que l’animal s’approche, le robot se charge de l’intimider en émettant des flashs avec les leds rouges placées dans ses yeux et des sons dissuasifs.
Il ne lui manque plus que des pattes pour se déplacer d’un champ à l’autre ou courir après ces proies.
loup robotisé©Kisarazu-Shi
 
Retrouvez l’article complet ici. Vous pouvez également visionner une vidéo sur cet article.

Une mappemonde plus précise que le Mercator!

Le sujet a déja été abordé plusieurs fois sur le blog : les cartes sont faussées par la projection du globe sur une surface plane, certains continents se retrouvent alors écrasés et donnent une mauvaise perception des distances.

Ces soucis ont été optimisés par l’artiste et architecte Hajime Narukawa en concevant une nouvelle mappemonde du nom d’AuthaGraph, qui se révèle être « la carte la plus précise jamais réalisée »! Sa conception aura pris plusieurs années, et s’est basée sur un globe terrestre découpé en 96 zones, qu’il a ensuite réparti sur un tétraèdre gonflé, avant de l’aplatir tout en gardant le bon ratio des surfaces. Le tétraèdre est ensuite découpé pour obtenir une carte.

Processus de fabrication de la carte

Les différents étapes de conception d’Authagraph

Ce travail a déjà été récompensé par le Grand Prix des Good Design Awards, et par son ajout dans les manuels scolaires au Japon! Et peut-être bientôt un nouveau standard international…?

Un article plus complet ici.

Et si les voies romaines étaient cartographiées comme un plan de métro ?

voies_romaines_metro

C’est ce qu’a réalisé Sasha Trubetskoy, un étudiant en statistiques de l’université de Chicago qui est fan de Géographie. Le résultat est surprenant. Même si, contrairement à ce que dit le dicton, toutes les routes ne mènent pas à Rome, on remarque que la capitale de l’empire romain est la station qui propose le plus de correspondances. La via Claudia, qui relie l’Egypte au Maroc est démesurée comparée à nos via Domitia, Aquitania ou Gallica.  Il est possible de voir une version à haute résolution à l’adresse ci-après. Les fans pourront faire un poster en téléchargeant un pdf moyennant contribution : https://sashat.me/2017/06/03/roman-roads/

 

Utilisation de l’aggrozouk en culture maraîchère

Au delà d’un nom que l’on associerait volontiers à un genre musical antillais, l’aggrozouk est en réalité une sorte de tracteur à pédale permettant de travailler sa parcelle en ayant tous ses équipements à portée de main. On est à mi-chemin des robots de type Naïo (dont on retrouve un peu le format), mais en conservant une intervention humaine. Comme dit dans l’article de la Manche Libre de cette semaine, cela se prête plus à des exploitations de petite taille.

http://www.lamanchelibre.fr/actualite-360977-insolite-manche-ce-maraicher-bio-utilise-l-aggrozouk-un-drole-de-tracteur-a-pedales

Faire « vibrer » les plantes pour mieux les connaitre

Le projet VIBROPHENE réunit deux laboratoires de l’école polytechnique et de l’INRA et propose une méthode innovante pour le phénotypage des plantes.  ( « Le phénotypage non destructif consiste à identifier une caractéristique physique de lots de plantes et de la suivre au cours de leur croissance »).

L’innovation repose sur une étude du comportement vibratoire d’une plante face un brusque courant d’air, déterminant ainsi les déformations provoquées par le vent.  La vidéo qui décrit le dispositif est ici.

 

« La connaissance des fréquences vibratoires permet de construire une signature mécanique de la plante analysée, particulièrement utile pour connaitre, par exemple, le risque de casse au vent ou de déformation en période sèche. »

Le système (breveté) a permis de déterminer de nouveaux phénotypes et de mesurer des caractères qui sont notamment importants pour éviter la verse des plantes face au vent.

Pour plus de détails :

https://www.ladhyx.polytechnique.fr/fr/biomecanique-et-sante/biomecanique-et-biomimetique-vegetale/

https://www.ladhyx.polytechnique.fr/fr/phenotypage/