Des capteurs biodégradables ?

Des chercheurs de Zurich, menés par Giovanni Salvatore, créent des capteurs ultra-fins et biodégradables. Ceux-ci pourraient être une bonne solution pour surveiller les aliments qui parcours le monde à une température devant être bien précise.
L’article scientifique rapporte que la composition des capteurs de température permet une biodégradation complète tandis que le format ultra-mince assure un temps de réponse de 10 ms. Leur fonctionnement est stable même lorsque les dispositifs sont froissés, pliés et étirés jusqu’à 10 %. Pour le moment, ces capteurs nécessitent d’être reliés à une batterie, un microprocesseur et un transmetteur externes via des câbles biodégradables également mais les chercheurs envisagent déjà une alimentation et une connexion sans fil.

N’hésitez pas à lire l’article ou regardez la vidéo pour en savoir plus !

L’ère de l’IOT low-cost arrive

Sigfox a profité de son premier Sigfox World IOT qui avait lieu à Prague le 25 et 26 septembre, pour présenter ses nouveaux services liés à l’IOT.

Parmi eux, Admiral Ivory, un service de connectivité simplifié afin de connecter n’importe quel objet à Internet par le biais d’une puce low-cost capable d’envoyer des informations sur le réseau mais pas d’en recevoir. La forte baisse des prix de fabrication -pour cette puce on compte environ 20 centimes de dollars- permet d’imaginer des objets connectés jetables. Il n’y a plus qu’à attendre que les industriels et les développeurs s’en emparent. Pour faciliter cette démarche, Sigfox va rendre les plans de ces puces open-source.

Lisez l’article pour découvrir les autres services.

Un prédateur robotisé

Au Japon, les dégâts dus aux sangliers et aux chevreuils dans les cultures sont une réelle problématique. Pour palier ces désagréments, les Japonais ont mis au point un loup robotisé afin de défendre leurs cultures. Le robot loup détecte la présence d’animaux sauvages grâce à des capteurs infrarouges. Dès que l’animal s’approche, le robot se charge de l’intimider en émettant des flashs avec les leds rouges placées dans ses yeux et des sons dissuasifs.
Il ne lui manque plus que des pattes pour se déplacer d’un champ à l’autre ou courir après ces proies.
loup robotisé©Kisarazu-Shi
 
Retrouvez l’article complet ici. Vous pouvez également visionner une vidéo sur cet article.

Une mappemonde plus précise que le Mercator!

Le sujet a déja été abordé plusieurs fois sur le blog : les cartes sont faussées par la projection du globe sur une surface plane, certains continents se retrouvent alors écrasés et donnent une mauvaise perception des distances.

Ces soucis ont été optimisés par l’artiste et architecte Hajime Narukawa en concevant une nouvelle mappemonde du nom d’AuthaGraph, qui se révèle être « la carte la plus précise jamais réalisée »! Sa conception aura pris plusieurs années, et s’est basée sur un globe terrestre découpé en 96 zones, qu’il a ensuite réparti sur un tétraèdre gonflé, avant de l’aplatir tout en gardant le bon ratio des surfaces. Le tétraèdre est ensuite découpé pour obtenir une carte.

Processus de fabrication de la carte

Les différents étapes de conception d’Authagraph

Ce travail a déjà été récompensé par le Grand Prix des Good Design Awards, et par son ajout dans les manuels scolaires au Japon! Et peut-être bientôt un nouveau standard international…?

Un article plus complet ici.

Et si les voies romaines étaient cartographiées comme un plan de métro ?

voies_romaines_metro

C’est ce qu’a réalisé Sasha Trubetskoy, un étudiant en statistiques de l’université de Chicago qui est fan de Géographie. Le résultat est surprenant. Même si, contrairement à ce que dit le dicton, toutes les routes ne mènent pas à Rome, on remarque que la capitale de l’empire romain est la station qui propose le plus de correspondances. La via Claudia, qui relie l’Egypte au Maroc est démesurée comparée à nos via Domitia, Aquitania ou Gallica.  Il est possible de voir une version à haute résolution à l’adresse ci-après. Les fans pourront faire un poster en téléchargeant un pdf moyennant contribution : https://sashat.me/2017/06/03/roman-roads/

 

Utilisation de l’aggrozouk en culture maraîchère

Au delà d’un nom que l’on associerait volontiers à un genre musical antillais, l’aggrozouk est en réalité une sorte de tracteur à pédale permettant de travailler sa parcelle en ayant tous ses équipements à portée de main. On est à mi-chemin des robots de type Naïo (dont on retrouve un peu le format), mais en conservant une intervention humaine. Comme dit dans l’article de la Manche Libre de cette semaine, cela se prête plus à des exploitations de petite taille.

http://www.lamanchelibre.fr/actualite-360977-insolite-manche-ce-maraicher-bio-utilise-l-aggrozouk-un-drole-de-tracteur-a-pedales

Faire « vibrer » les plantes pour mieux les connaitre

Le projet VIBROPHENE réunit deux laboratoires de l’école polytechnique et de l’INRA et propose une méthode innovante pour le phénotypage des plantes.  ( « Le phénotypage non destructif consiste à identifier une caractéristique physique de lots de plantes et de la suivre au cours de leur croissance »).

L’innovation repose sur une étude du comportement vibratoire d’une plante face un brusque courant d’air, déterminant ainsi les déformations provoquées par le vent.  La vidéo qui décrit le dispositif est ici.

 

« La connaissance des fréquences vibratoires permet de construire une signature mécanique de la plante analysée, particulièrement utile pour connaitre, par exemple, le risque de casse au vent ou de déformation en période sèche. »

Le système (breveté) a permis de déterminer de nouveaux phénotypes et de mesurer des caractères qui sont notamment importants pour éviter la verse des plantes face au vent.

Pour plus de détails :

https://www.ladhyx.polytechnique.fr/fr/biomecanique-et-sante/biomecanique-et-biomimetique-vegetale/

https://www.ladhyx.polytechnique.fr/fr/phenotypage/

Utiliser une libellule comme drone

Le premier vol de la libellule cyborg du projet DragonflEye a eu lieu. Ce projet consiste à transformer une libellule en drone capable d’être télécommandé. L’insecte embarque une série de capteurs alimenté par des cellules photovoltaïques placée sur ses ailes. Il est ensuite télécommandé par des impulsions lumineuses.
L’innovation se situe au niveau du système de transmission basé sur des « optrodes » qui conduisent le signal lumineux au cœur du cordon nerveux de la libellule. Mais en ce qui concerne la libellule et ses capteurs, on se plait à imaginer une application en agriculture : en utilisant cette technologie sur des abeilles pour faire de la pollinisation contrôlée, par exemple, ou pour la surveillance des changements environnementaux des zones sensibles.

libellule_cyborg

Pour en savoir plus : accéder à l’article

Big Data et bande dessinée

Dans_l_ombre_de_la_peur

LeMonde.fr nous offre ce mois ci les premières pages de la BD « Dans l’ombre de la peur » de Michael Keller et Josh Neufeld, qui traite du Big Data dans nos vies quotidiennes, et de ses interactions avec notre vie privée. Y sont traités des sujets tels que l’internet des objets, les liens entre données et assurances, les google cars, les programmes de fidélités, les produits gratuits, l’éthique des entreprises utilisant des données… Bref, en quelques pages, c’est déjà dense !

C’est à retrouver ici : http://www.lemonde.fr/pixels/visuel/2017/03/01/dans-l-ombre-de-la-peur-les-premieres-pages-de-la-bande-dessinee-sur-le-big-data_5087281_4408996.html#/chapters/01/pages/31

On a retrouvé l’ancêtre de la navigation par GNSS pour automobile !

GPS_rouleau

Les débuts de l’automobile et des premiers voyages inter-cités sont rendus difficiles par l’inexistence des panneaux de signalisation. Afin d’éviter les arrêts systématiques destinés à demander son chemin aux autochtones, des systèmes d’aide à la localisation basés sur des cartes en rouleaux dont la vitesse de défilement est asservie au compteur de la voiture ont été très tôt proposés (cf figure). Le principe est simple : il suffit de sélectionner le rouleau (carte) qui correspond au trajet envisagé et de suivre en temps réel les indications fournies. Bien que simple et relativement ergonomique, cette solution présentait de nombreux inconvénients ; il fallait avoir une large collection de rouleaux (mis à jour) correspondant à l’ensemble des trajets possibles, retrouver son emplacement sur le rouleau après s’être perdu constituait un morceau de bravoure qui finissait inéluctablement par demander son chemin à la première personne rencontrée, etc. Cette solution a très vite été supplantée par la mise en place d’un réseau de panneaux de signalisation efficace qui, associé à des cartes routières détaillées, permettait d’assurer une navigation plus robuste. On pourra lire un article détaillé sur cette technique de navigation à l’adresse suivante : https://sciencepost.fr/2017/02/voici-montre-routefinder-lancetre-gps/

Vous serez surpris de voir que les inventeurs de cette idée avaient même imaginé une montre de navigation sur le même principe. L’histoire des technologies pose parfois des questions. A la lecture de cet article, il en vient une immédiate : à l’heure où le système de navigation efficace basé sur le GNSS s’est généralisé, fera-t-on le cheminement inverse en supprimant progressivement les panneaux de signalisation ?