Une deuxiéme levée de fond pour API-Agro

D’après le billet publié dans Terre-Net,  « outre les actionnaires de départ que sont l’Acta et les instituts techniques agricoles, les Chambres d’agriculture (APCA) ou le Geves, de nouveaux actionnaires ont rejoint la SAS Api-Agro et permis une levée de fonds d’un million d’euros. InVivo/Smag, Sofiproteol ou encore Allice, spécialiste de l’insémination artificielle, participeront à sa gouvernance du fait de leur soutien financier significatif. Arvalis-Institut du végétal, CTIFL ou Terres Inovia ont, eux, souhaité renforcer leur position dans la SAS. Les autres nouveaux actionnaires sont FIEA (Fédération professionnelle de sociétés du numérique en informatique agricole), FNGDS (données sanitaires animales), Fredon (données sanitaires végétales), Gènes Diffusion, Groupe Seenergi, GS1 (traçabilité et numérique agricole), Isagri (informatique et numérique agricole), Syngenta (semencier et protection des plantes), Unigrains et Unissia (données porcines), NeXXtstep-Technologies/Ekylibre. »

Lire le billet de Terre-Net pour en savoir plus sur les objectifs d’API-Agro suite à cette levée de fond.

 

 

Etat de l’art des outils pour améliorer l’efficience de l’Azote en agriculture

Il s’agit d’un article scientifique « état de l’art » (review) publié par deux chercheurs de l’université du Maine. Cet article est intéressant à plusieurs égards :
– il resitue les enjeux associés à l’efficacité de l’azote dans l’agriculture moderne,
– il fait un état de l’art assez exhaustif sur les outils et méthodes actuellement disponibles pour aider au pilotage de l’azote (analyse de sol, analyse des tissus végétaux, réponse spectrale des feuilles, indices de végétation -NDVI entre autre-, drones, capteurs portatifs, imagerie satellitaire) ainsi que les techniques d’application des engrais et le calendrier d’application pour améliorer l’efficience de l’azote.
– il propose une analyse de ces méthodes au regard des besoins des cultures, l’article met en particulier en évidence les limites des approches basées sur l’analyse de sol ou de tissus qui fournissent des éléments d’aide à la décision désynchronisés par rapport aux besoins réels des cultures. De ce point de vue, l’article montre l’intérêt des outils utilisés en agriculture de précision (GreenSeeker, Holland Crop Circle, drone, satellite) pour mieux « coller » aux besoins des cultures,
– il propose une analyse systémique assez critique des outils actuellement disponibles qui limitent considérablement une bonne utilisation de l’azote. En effet, la plupart des outils de pilotage jugés efficaces le sont à un stade avancé du développement des cultures alors que pour beaucoup d’entre elles, 70% de l’azote appliqué est utilisé dans les 25-30 jours après la plantation, c’est par exemple le cas du maïs et de la pomme de terre. Il en résulte que la plupart des outils et méthodes intéressants le sont pour environ 30 % de l’azote appliqué, ce qui constitue une limite importante pour améliorer l’efficience de l’azote en agriculture. L’article préconise fortement l’utilisation de deux ou plusieurs méthodes en combinaison lors de la gestion de l’azote et plaide pour le développement d’une nouvelle génération d’outils d’aide à la décision.

Résumé : Management of nitrogen (N) is a challenging task and several methods individually and in combination are in use to manage its efficiency. However, nitrogen use efficiency (NUE) has not been improved to a level, only 33%, as predicted by the researchers while developing nitrogen management tools and methods. The primary objective of this review article is to evaluate methods and tools available to manage nitrogen. Several methods, soil testing, plant tissue testing, spectral response, fertilizer placement and timing and vegetative indexes (leaf area index, and NDVI) through drones, handheld sensors, and satellite imagery were reviewed on the subject of user-friendly and effectiveness towards NUE. No single method was found sufficient to counter the nitrogen loss. Some methods were found time consuming and unsynchronized with N uptake behavior of particular crop, for example, plant tissue testing. Use of precision agriculture tools, such as GreenSeeker, Holland Crop Circle, drone, and satellite imagery, were found better compared to conventional methods such as soil testing, but these tools can only be used when the crop is up. Therefore, N management is possible only through inseason N application methods. When 70% of the applied nitrogen is used by the crops within 25–30 days after planting, for example, corn and potatoes, it is required to apply major N rates through inseason approach and some N at planting using soil test reports. In conclusion, this article strongly advocates using two or more methods in combination when managing N.

référence : Sharma, L. K., & Bali, S. K. (2017). A Review of Methods to Improve Nitrogen Use Efficiency in Agriculture. Sustainability10(1), 51.

side event sur les systémes d’aide à la décision pour la gestion des éléments nutritifs

comifer

Le COMIFER et le RMT F&E organisent le side event qui se tient juste après le 20th Nitrogen Workshop, à Rennes en juin 2018, en collaboration avec l’INRA SAS et AgroCampus Ouest.

–          Le 27 juin 2018, le side event portera sur la gestion des éléments nutritifs et les systèmes d’aide à la décision.

La date limite de soumission des résumés pour le 20th Nitrogen Workshop et/ou son side event est : le 31 janvier 2018 (initialement le 15 janvier, repoussé au 31 janvier). Les résumés doivent être soumis en ligne, en langue anglaise.

Retrouvez tous les détails sur le site dédié : https://workshop.inra.fr/nitrogenworkshop2018/.

Offre de CDD – Ingénieur bioinformaticien IE ou IR au CBiB

 

Nous ne parlons pas tous les jours de BioInformatique sur ce blog mais je me permets  malgré tout de transmettre une offre d’emploi à la demande du Centre de BioInformatique de Bordeaux (CBiB).

Plusieurs de nos étudiants ont réalisé ou réalisent actuellement un stage dans ce centre et le profil à double compétence (agronomie et informatique) est très apprécié. Aussi, même si vous n’êtes pas encore spécialiste de bioinformatique mais que vous êtes intéressé par le domaine, si vous maîtrisez les bases de données et les statistiques, un profil AgroTIC (ou ex MSI) peut tout à fait répondre aux attentes. N’hésitez pas à consulter l’offre.

La Chaire AgroTIC a publié le bulletin de veille de décembre 2017 !

De nouveaux capteurs, de nouveaux robots, l’intelligence artificielle pour traduire le langage des poulets…
Découvrez toutes les actualités des deux derniers mois dans ce nouveau bulletin de veille publié par la Chaire AgroTIC !

45% des viticulteurs prêts à utiliser un robot !

Source : GFA

D’après un sondage de la France Agricole, presque la moitié des viticulteurs seraient prêts à confier certains travaux à un robot. Ce type de chiffre est plutôt rassurant quand on voit le nombre de robots viticoles qui sont actuellement en développement : Bakus, R2T2, VineScout, Vinbot

Retrouvez l’article sur la France Agricole !

Une délégation ministérielle pour développer le numérique et la donnée

Créée le 1er avril 2017, la « délégation au numérique et à la donnée » coordonne l’action du ministère de l’Agriculture pour accompagner le développement du numérique.
Cette délégation aura pour objectif de :

  • assurer la cohérence des systèmes d’information du ministère
  • administrer des données, les diffuser, promouvoir leur analyse et compléter les BDD existante
  • coordonner la politique de développement numérique en créant et animant un réseau de personnes référentes sur le numérique et en évitant des situations de monopole de se développer

Pour plus d’informations, lisez l’article !

Bientôt des capteurs miniatures en graphène pour surveiller les plantes ?

Les cultures dans un proche avenir pourraient être hybridées avec une technologie à base de graphène pour fournir des données encore plus précises aux agriculteurs.

Source de l’image : Liang Dong/Iowa State University

L’équipe de recherche de l’Iowa State University cherche à aller toujours plus loin avec des capteurs à bas-coût, basés sur le graphène, qui peuvent être fixés aux plantes et fournir de nouveaux types de données aux chercheurs et aux agriculteurs. L’article récemment publié dans Advanced Materials Technologies décrit la fabrication des motifs complexes en graphène sur des bandes adhésives. Le processus peut produire des motifs de la taille d’un vingtième de diamètre d’un cheveux humain.

Ce matériau est très sensible à la vapeur d’eau. La présence de cette vapeur d’eau modifie la conductivité du matériau qui pourrait être ensuite quantifiée par le capteur.

Retrouvez l’article pour plus d’informations !

5 technologies d’agriculture de précision à suivre en 2018

Le site Farm and Dairy a publié un article sur les 5 technologies d’agriculture de précision qu’il faudra suivre de près pour cette nouvelle année.

On y retrouve :

  • Le Big data et la valorisation des données : il devrait y avoir une augmentation des outils qui traduisent les données en informations pour les agriculteurs.
  • L’intelligence des machines : celles-ci devraient pouvoir effectuer des réglages automatiques en fonction des conditions de champ pour les tracteurs ou de grain pour les moissonneuses-batteuses. Elles se calibreraient d’elle-mêmes.
  • Le désherbage robotisé : les systèmes de vision sur les machines de terrain permettent par exemple d’identifier les mauvaises herbes et faciliter le binage mécanique. L’avenir pourrait ressembler à une flotte de petits robots légers voyageant le long des rangées de champs et éliminant les mauvaises herbes avec une approche ciblée.
  • L’automatisation : l’adoption complète de tracteurs autonomes dans l’avenir immédiat n’est pas attendu mais il est fort à parier que les ventes de tracteurs sans pilote ou de tracteurs maîtres-esclaves augmenteront avec le temps.
  • L’industrie laitière : elle dispose déjà de nombreux outils et systèmes robotisés qui permettent d’échapper à certaines tâches ingrates mais également de mieux surveiller le troupeau (trayeuses robotisées, poussoirs d’alimentation, nettoyeurs de fumier, colliers intelligents…). Apparemment, la robotique dans les fermes laitières devrait continuer à prendre de l’envergure.

L’avenir ne se limitera certainement pas aux 5 points précédents, mais il sera essentiel de suivre tout ça de près !

Lisez l’article pour avoir plus de détails !

Spoutnic : le Coach Sportif pour le poulailler

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Développé et commercialisé par la Start-Up Rennaise Tibot Technologies, ce petit module robotisé guide les poules reproductrices vers les poulaillers au moment de la ponte, il a également pour but de déranger les poules pour qu’elles se déplacent le plus souvent possible.

 

Un chien pour aviculteur :

Tel un chef d’orquestre il permet de réduire la ponte au sol, jusqu’a 21% dès les deux premières semaines selon le fabricant. Cela a également pour effet d’assécher la litière et de limiter la diffusion des maladies. Il résiste à l’eau, à la poussière et à l’ammoniac

 

Un coach sportif :

Infatigable avec ces 8h d’autonomies, il ratisse de long en large le poulailler de manière aléatoire, il favorise l’activité au sein du poulailler obligeant les volailles à faire de l’exercice. Les inciter à se remuer augmente leur masse musculaire et leur donne meilleur appétit. Selon Lionel Planquette responsable technique projet, cela induit une baisse du taux de mortalité dans les élevages. L’appareil embarque en plus un dispositif émetteur de sons et de lumières pour varier le dérangement des poules et limiter l’accoutumance.

(suite…)