Un petit tuto sur le guidage laser d’un robot maraicher

Naïo Technologies propose une courte vidéo expliquant le principe du guidage laser de son robot « Oz ».

Une animation montre le principe LiDAR utilisé avec l’interception des rayons laser par les plantes sur les rangs de chaque coté du robot.

 

Big Data et bande dessinée

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LeMonde.fr nous offre ce mois ci les premières pages de la BD « Dans l’ombre de la peur » de Michael Keller et Josh Neufeld, qui traite du Big Data dans nos vies quotidiennes, et de ses interactions avec notre vie privée. Y sont traités des sujets tels que l’internet des objets, les liens entre données et assurances, les google cars, les programmes de fidélités, les produits gratuits, l’éthique des entreprises utilisant des données… Bref, en quelques pages, c’est déjà dense !

C’est à retrouver ici : http://www.lemonde.fr/pixels/visuel/2017/03/01/dans-l-ombre-de-la-peur-les-premieres-pages-de-la-bande-dessinee-sur-le-big-data_5087281_4408996.html#/chapters/01/pages/31

Après 17 ans d’attente, Le GNSS européen Galileo est opérationnel!

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L’Europe dispose depuis jeudi dernier de son propre système de navigation par satellite !

  Avec 18 satellites lancés depuis fin 2011, la constellation Galileo est désormais opérationnelle à toute l’Europe et se pose en concurrent majeur du GPS américain, du GLONASS russe et du BEIDOU chinois. A l’horizon 2018, la constellation comprendra 26 GPS. Galileo peut compter sur sa performance technologique pour rattraper son retard et se démarquer de la concurrence. Elle propose dès à présent les services gratuits suivants :

  •     Navigation plus précise pour les citoyens avec l’OS (Open Service), pour les utilisateurs déjà équipés d’une puce Galileo sur leur smartphone ou à bord de leur véhicule.
  •     Appui aux opérations d’urgence, avec le service SAR (Search & Rescue) le temps de localisation d’un appel de détresse étant maintenant ramené à moins de 10 minutes
  •     Meilleure synchronisation pour les infrastructures critiques, pour permettre une meilleure gestion des transactions financières, des télécommunications et des réseaux de distribution d’énergie,
  •     Sûreté accrue pour les pouvoirs publics avec le PRS (Public Regulated Service) et de nouveaux outils, plus précis et sûrs, pour la protection civile, les services d’aide humanitaire, ou encore les douanes ou les forces de police.

Le défi reste désormais « d’intégrer Galileo dans chaque poche, dans chaque véhicule, afin de pouvoir profiter des avancées majeures qu’offre le service » d’après Jean-Yves Le Gall, Président du CNES. 17 entreprises fabricant des puces pour smartphone (et représentant 95% des fournisseurs) produiraient déjà des puces compatibles avec le GNSS européen.

Voir : http://www.sciencesetavenir.fr/espace/mon-smartphone-est-il-compatible-avec-galileo-le-gps-europeen_108962

Voir : https://presse.cnes.fr/fr/galileo-leurope-la-reve-leurope-la-fait-le-systeme-europeen-de-navigation-par-satellite-entre-en

Les satellites et l’environnement

Les satellites sont des outils qui offrent de nombreuses perspectives en termes de compréhension et de protection de l’environnement. Ils peuvent nous fournir une image avec une large couverture, pour observer un phénomène global par exemple, ou au contraire se focaliser sur une petite zone du globe afin d’obtenir une vue détaillée d’une région spécifique. Le suivi de l’évolution des phénomènes, qu’ils soient naturels ou non, est rendu possible grâce à la capacité de revisite des satellites. Nous pouvons ainsi étudier dans le temps des phénomènes tels que la dégradation de la couche d’ozone, le réchauffement climatique, ou encore l’évolution de l’effet de serre.

Les données fournies par les satellites nous permettent donc de mettre en place des mesures protectrices ou correctives, voire même sécuritaires dans certains cas.

 

Lancement du satellite Merlin en 2021 pour mesurer la concentration du méthane dans l’atmosphère

 

C’est en 2021 que le satellite Merlin (Methane Remote Sensing Lidar Mission), développé par le CNES et la DLR (centre de recherche allemand pour l’aéronatique et l’astronautique)  sera mis en orbite. Il aura pour principale mission de mesurer précisément la concentration du méthane atmosphérique, de localiser les sources d’émission et de quantifier les variations d’émission. Ces sources d’émission peuvent être naturelles, comme lors de la fonte du permafrost en Arctique, ou bien d’origine anthropique. L’enjeu est important étant donné que l’impact négatif du méthane sur le réchauffement climatique n’est plus à démontrer.

Merlin effectuera ses mesures grâce au LIDAR Methane Integrated Path Differential Absorption (IPDA). L’instrument utilise des tirs laser pointés vers la surface terrestre pour analyser le signal réfléchi et ainsi déterminer la concentration du méthane dans la partie de l’atmosphère traversée par les rayons.

Pour plus d’informations sur les différents projets du CNES :
https://merlin.cnes.fr/fr/fiches_mission_alpha

 

Les 10 ans du satellite météorologique d’Airbus, MetOp-A

 

Lancé le 19 octobre 2006, le premier satellite européen en orbite polaire, construit par Airbus Defence and Space, nous fournit encore des données météorologiques et climatiques. Sa durée de vie initialement prévue était de 5 ans, mais son grand âge ne l’empêche pas de rester parmi les satellites météorologiques les plus complexes au monde : ses 12 instruments lui permettent de mesurer des paramètres océaniques, terrestres et atmosphériques très précis.

Les objets connectés pour l’agriculture

L’IoT une révolution ?

L’émergence des objets connectés est considérée par les observateurs comme une révolution dans ce XXIè siècle. On parle de IoT et de M2M pour traduire l’interaction autonome et la transmission bi ou monodirectionnelle des données entre des réseaux d’objets physiques et virtuels. Les applications de IoT sont de plus en plus présentes dans la vie de tous les jours depuis les bâtiments connectés (contrôle de sécurité ou des consommations énergétiques) jusqu’aux projets des collectivités d’optimiser la gestion des infrastructures (transport, énergie, eau, etc.), en passant par l’industrie ou l’automobile.Toutes ces innovations s’accélèrent d’autant plus avec l’arrivée des réseaux bas débits LoRa, Sigfox, Qowisio… qui viennent contrebalancer les systèmes classiques de transmission GPRS, 3G, 2G en garantissant une plus longue autonomie énergétique des objets et donc de faibles coûts d’exploitation.

La colonisation du secteur agricole

Le secteur  agricole n’échappe pas à cette colonisation par l’internet des objets dont le domaine d’application est très large. Les agriculteurs utilisent de plus en plus d’outils connectés dans leur travail quotidien à travers des capteurs d’état du végétal (capteurs de flux de sève, dendromètre Pépista) des capteurs du milieu (stations météo connectées : Agriscope, sondes capacitives connectées : Enviroscan de Sentek), des capteurs de l’état des animaux, des capteurs embarqués sur les machines agricoles ou des outils de guidage des engins.

Des exemples d’objets connectés pour l’agriculture

Plusieurs objets connectés toujours plus innovants les uns que les autres se bousculent sur le marché agricole. C’est le cas du Heat Phone de Medria qui permettrait avec une fiabilité de 90% de détecter les chaleurs des vaches pour informer l’éleveur par SMS sur son téléphone portable. La technologie de Medria permet de consulter les courbes d’activité et historiques des animaux sur un ordinateur ou une tablette connectée à internet et de prévoir ou pas l’insémination.

Jeantil quant à lui propose ‘Automatic Feeding’ qui une chaîne d’alimentation automatique et complète composée d’une station de préparation de tous les types de mélanges (ensilage, foin, granulés), d’un poste de commande , la distribution automatisée des rations aux animaux le long des couloirs d’alimentation, après chargement par le convoyeur.

Un système V2V  » vehicle to vehicle  » a été développé par la société Case IH. Il permet de synchroniser les vitesses et la direction de 2 véhicules : le véhicule ‘maître’ piloté par l’agriculteur, sur lequel s’aligne la machine suiveuse.

Le robot agricole connecté Anatis conçu par NAIO est un assistant autonome en maraîchage qui permet l’entretien des cultures par binage et d’aide à la décision dans le suivi des cultures. Pouvant être relié à un smartphone ou une tablette, il émet un rapport de synthèse pour chaque parcelle avec un ensemble de données permettant au producteur d’anticiper la gestion de ses cultures.

Agricool a levé 4 millions d’euros pour mettre en place des containers automatisés pour les agriculteurs urbains. Cette start-up française conçoit des conteneurs maritimes augmentés, qui permettent produire de intelligemment des fruits et des légumes. La start-up créée par Guillaume Fourdinier et Gonzague Gru a pour objectif de répondre aux besoin des grandes villes d’avoir des fruits et légumes à leur convenance et à grandes quantité. Le Cooltainer comme il se nomme est en essai sur à Paris avec la production de fraises. Il mesure 32 mètres carrés avec une capacité d’accueil de  3600 plans de fraises sur un substrat biologique (sans pesticides). Les avantages ici résident dans un contrôle précis et à distance des différents intrants (lumière : LED basse consommation, nutriments, eau), l’utilisation des énergies renouvelables, des containers recyclés et la protection contre la pollution grâce au filtrage de l’air. Les estimations parlent d’une production 120 fois supérieure à une culture classique.

Une chose est évidente, les objets connectés en agriculture ont largement facilité le travail des exploitants. Cependant l’équipement en outils reste coûteux et le producteur reste perplexe face à la multitude des solutions qui lui sont proposées sur le marché. De plus la quantité de données récoltées posent aussi le problème de leur valorisation.

Sources

https://www.maddyness.com/entrepreneurs/2015/11/24/agritech-agricool/

https://www.aruco.com/2015/02/objets-connectes-salon-agriculture-paris/

https://www.caseih.com/emea/fr-fr/produits/afs%C2%AE-advanced-farming-systems

http://www.objetconnecte.net/histoire-definitions-objet-connecte/

http://www.objetconnecte.com/environnement-iot-place-121216/

 

Une nouvelle fonctionnalité QGis qui pourrait faciliter l’utilisation des données libres

Depuis octobre, la dernière version du logiciel de SIG libre QGIS (2.18) offre la possibilité d’importer un raster au format XYZ. Cette nouvelle fonctionnalité a été présentée par les étudiants de la formation AgroTIC lors de la quatrième édition du séminaire utilisateurs Qgis.

Dans les versions plus anciennes de QGis, les fonds de cartes pouvaient être importés grâce aux plugins OpenLayers ou QuickMapServices … avec quelques mésaventures parfois ! Depuis la version 2.18 du logiciel libre, il est possible d’importer des rasters au format XYZ non plus via un plugin mais en natif, éliminant par la même occasion les problèmes de superposition rencontrés auparavant !

Pour cela, il suffit d’ouvrir dans l’explorateur le widget « Tile Server (XYZ) » et d’établir une « nouvelle connexion » en entrant un URL. Par exemple, pour ouvrir un fond de carte OpenStreetMap, il suffit de rentrer l’URL : http://c.tile.openstreetmap.org/{z}/{x}/{y}.png

A une période où les données ouvertes et libres se démocratisent, cette fonctionnalité promet de faciliter nombre d’utilisations de SIG libres et d’open data.

C’est le cas à Bouake, en Côte d’Ivoire. L’organisation « OSM Côte d’Ivoire » a organisé une formation à la cartographie numérique OSM et géomatique libre en septembre-octobre derniers, réunissant une vingtaine de mappers, dans le cadre du projet OpenStreetMap et géomatique libre en Afrique de l’Ouest. Lors de cette formation est abordée l’utilisation du logiciel QGis comme « outil utilisant des données OSM »mais aussi un mapathon (création de données cartographiques en masse) sur des territoires de Côte d’Ivoire. Une initiative pas isolée, puisque ces projets de collecte de données massive se mettent en place dans le monde entier.

En France, à l’initiative d’OpenStreetMap, le projet BANO avait été lancé en 2014 (Acronyme de : «  Base d’Adresses Nationale Ouverte ») avec pour but une mise à disposition de données en libre accès au format shapefile sur tout le territoire. Contrairement à la BAN (Base Adresse Nationale), BANO intègre des contributions OpenStreetMap et des données opendata diffusées par les collectivités et dénombre aujourd’hui 15 millions d’adresses ! Et pour lister tous les portails d’OpenData, l’entreprise OpenDataSoft  a crée en 2015, le projet « Open Data Inception , un site qui regroupe plus de 2000 portails Open Data dans le monde.

Une bonne nouvelle pour les utilisateurs de SIG libres… A vos données !

Sources :

https://www.qgis.org/fr/site/forusers/visualchangelog218/index.html#map-composer

http://openstreetmapmali.org/2016/10/formation-a-cartographie-numerique-osm-geomatique-libre-30-septembre-23-octobre-2016-a-bouake/

http://veillecarto2-0.fr/uncategorized/donnees-cartographiques-ouvertes/projet-bano-dopen-street-map/

http://veillecarto2-0.fr/uncategorized/donnees-cartographiques-ouvertes/open-data-inception/

https://opendatainception.io/

 

Data-visualisation : lancement du premier concours de visualisation des données sur les pesticides dans les eaux souterraines

Le Ministère de l’environnement, de l’énergie et de la mer a annoncé le 7 décembre 2016 le lancement d’un concours de data-visualisation. Ce concours se place en réponse aux engagements du Sommet de la terre de Rio en 1992, où l’information environnementale a été déclarée comme un axe prioritaire de la politique environnementale française.

Aujourd’hui le ministère a à sa disposition un réseau de près de 2200 stations de surveillances des nappes souterraines sur le territoire français (métropole et outre-mer). Et il publie déjà régulièrement les informations sur la contamination des eaux souterraines sur le site internet de son service statistique (http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/accueil.html). Actuellement ses données sont représentées sur des tableaux récapitulatifs, et des cartes nationales de contamination et de respect des normes.

Le but de ce concours de data-visualisation est donc de faire émerger des outils innovants pour mieux visualiser les informations sur la présence de pesticides dans les eaux souterraines afin de simplifier la diffusion et la compréhension de l’information et des enjeux associés.

Le concours

Le lancement officiel du concours sera le 15 décembre 2016, mais les inscriptions seront encore ouvertes jusqu’au 16 janvier 2017 et la participation au concours est ouverte à toutes les personnes ayant un profil de Datascientist, Statisticien, Développeur, Designer ou Graphiste. À noter aussi que la participation peu aussi bien être individuel ou en équipe (sans limite du nombre de membres).

Il est donc attendu que les participants proposent des outils innovants sur le thème souhaité dans le cadre des données sur les pesticides dans les eaux souterraines mises à disposition. Le ministère a néanmoins émis 5 thèmes important et qui peuvent être sujet de ces innovations :

Thème n°1 : visualiser les niveaux de contamination des différentes masses d’eau souterraine (concentration des pesticides, nombre de pesticides détectés, famille de pesticides présentes, positionnement par rapport aux normes, approches 3D, …) ;

Thème n°2 : visualiser le suivi de l’évolution de la contamination des nappes souterraines, et notamment mettre en évidence de l’apparition de nouvelles familles de pesticides ;

Thème n°3 : visualiser de manière interactive la présence des différentes catégories de pesticides : herbicides, insecticides, fongicides, etc. ;

Thème n°4 : visualiser les pesticides les plus fréquemment rencontrés ;

Thème n°5 : fournir des informations interactives sur les caractéristiques des pesticides.

Le concours est divisé en 2 phases de sélection des projets, avec une première sélection au 8 février 2017 des 8 lauréats retenus pour la suite, et le classement final et la remise des prix aux lauréats le 16 février 2017.

Les trois premières places se verront remettre des dotations (de respectivement 6000€, 3000€ et 1000€) et surtout les 8 lauréats auront la possibilité d’être hébergés pendant 6 à 12 mois dans l’incubateur du ministère à Orléans, le DataCenter GreenTech verte.


Pour en savoir plus sur le concours :
http://www.developpement-durable.gouv.fr/Concours-de-data-visualisation-sur.html

Des nouvelles applications pour la plateforme ArcGIS : la 3D à l’honneur !

Peu de temps après le séminaire QGIS, il est l’heure pour l’autre monstre dans la catégorie des logiciels d’informations géographiques d’entrer en scène. L’arrivée de l’automne s’est faite en même temps que la sortie de nombreuses innovations, notamment sur la 3D, destinées à élargir la panoplie déjà impressionnante de fonctionnalités du logiciel ArcGIS. Il ne sera pas possible de passer en revue chacune de ces nouveautés (elles n’ont d’ailleurs pas toutes un lien avec l’agronomie) mais voici un aperçu des plus marquantes :

C’est pendant la conférence SIG 2016 qui s’est déroulée du 5 au 6 octobre au Palais des Congrès de Versailles que la démonstration d’une nouvelle application de la plateforme ArcGIS a été présentée. Cette application dénommée Drone2Map permet de créer des produits cartographiques en 2D et 3D depuis des appareils aéroportés tels que les avions, les ULM et bien sûr, les drones. Ces produits peuvent être une orthomosaïque, un modèle numérique de surface, un nuage de point 3D ou un mesh 3D, obtenus grâce à un modèle mathématique tridimensionnel et des photos de l’objet observé avec un recouvrement supérieur à 70% – 80%. Pour ces dernières, nul besoin d’un jouet hors de prix, un simple smartphone possédant un GPS, un accéléromètre et un appareil photo avec une bonne résolution suffit. Le résultat est directement exploitable dans le SIG et autres applications d’ArcGIS et permet d’obtenir des rendus impressionnants en toute simplicité ! La version 1.1 est prévue pour la fin d’année, l’application n’est cependant pas gratuite.

Après Drone2Map, on continue dans la 3D avec la sortie de la nouvelle version du CityEngine 2016 d’Esri au mois de novembre. Le générateur procédural d’environnements et de modèle 3D se voit doté de nouvelles fonctionnalités comme les règles prêtes à l’emploi pour générer des bâtiments ou de la végétation en 3D à partir des données OpenStreetMap ainsi qu’un inspecteur d’objets entièrement revu pour des performances améliorées. On continue avec des fonctionnalités avancées comme un outil de visualisation à 360° depuis un point fixe, une amélioration des exports au format alembic utilisé par les outils d’animations 3D et même une expérience de réalité virtuelle à 360° bientôt disponible avec un casque de réalité virtuelle !

Il semble que la 3D suscite l’intérêt des utilisateurs à tel point qu’un séminaire lui a été consacré le 10 novembre 2016, cependant la conférence SIG 2016 a aussi accueilli d’autres nouveautés comme l’application « Insight for ArcGIS » pour la plateforme éponyme permettant de réaliser des analyses spatiales ou statistiques interactives sur vos données géographiques de votre SIG mais aussi d’Excel, de bases de données SQL ou autres… La force de l’application se révèle dans sa capacité à traiter d’importants jeux de données de manière performante et de réaliser des opérations de traitement de données complexes simplement, au travers d’une interface utilisateur ingénieuse ! Les résultats sous formes de cartes, diagrammes ou tableaux sont organisés et prêts pour être partagés avec les utilisateurs du portail ArcGIS. Une version bêta est déjà disponible et la version finale sera déployée courant décembre !

Devant la grande variété d’outils performants et innovants proposés par le logiciel ArcGIS notamment sur la 3D, la question qui se pose alors est d’identifier lesquels sont les mieux adaptés pour répondre aux besoins des utilisateurs. Si vous souhaitez en savoir plus, d’autres applications et fonctionnalités sont à découvrir sur les sites suivants :

http://www.arcorama.fr/

http://www.esri.com/software/arcgis

Les drones au service de l’environnement et de l’agriculture

On assiste aujourd’hui à une explosion de l’utilisation du drone, et de plus en plus au service de l’environnement et de l’agriculture.

                En novembre 2016, une équipe d’étudiants français de l’Igem (International Genetically Engineered Machine) a remporté le premier prix lors du concours organisé par le MIT (Massachusetts Institute of Technology) aux Etats-Unis, grâce à leur drone Quantify. Ce dernier, grâce à des bactéries génétiquement modifiées et embarquées sur le drone, est capable « de détecter, quantifier et cartographier la pollution de l’air ». Cette détection passe par la mesure de la bioluminescence des polluants. Ce problème d’ordre publique est totalement d’actualité et cependant, il est difficile de déterminer de manière exacte les molécules toxiques ainsi que leur quantité dans l’air. Seules des stations fixées peuvent obtenir de telles données, mais restent peu précises. La création de ce drone représente une véritable avancée, en liant la biologie et la technologie, et ouvre la voie à d’autres innovations pour lutter au mieux contre cette pollution atmosphérique.

                Courant octobre, dans le domaine de l’agriculture plus précisément cette fois, Terres Inovia et AIRINOV ont combiné leurs outils, La Réglette Azote Colza® pour l’un et un drone avec un capteur de réflectance pour l’autre. Cette réglette est un OAD qui permet d’ajuster la dose d’azote à apporter sur les parcelles de colza, dont une des entrées principales est la biomasse fraîche aérienne. Les mesures se faisaient auparavant par des mesures destructives ou en faisant appel à des indicateurs visuels. Grâce à ce partenariat, cette estimation de la biomasse passe désormais par une cartographie de la parcelle, via le drone de AIRINOV. Ce service de « Conseil Azote Colza », qui fournit un ajustement de la dose d’azote à apporter, permet donc d’éviter l’étape fastidieuse de la pesée de la matière sèche. Les résultats fournis par le drone ont été validés par Terres Inovia, garantissant ainsi la compatibilité entre les deux outils et l’efficacité du système.

                Un autre problème récurrent auquel sont confrontées les cultures est leur destruction par des ravageurs, comme les sangliers. Pour pouvoir dédommager au mieux les agriculteurs, il est nécessaire de pouvoir déterminer de manière la plus juste possible l’état des dégâts. Mas cette analyse n’est pas toujours facile à réaliser. Une étude récemment publiée dans le Journal of Unmanned Vehicle Systems, à démontrer que les images fournies par des drones peuvent être utilisées pour cartographier et quantifier de manière plus ou moins précise les dommages. Il reste bien sûr des tests à réaliser mais les résultats sont encourageants et offre des possibilités d’utilisation très larges.

Les satellites à travers le monde

Les satellites font indirectement partie de notre vie quotidienne, que ce soit à travers un GPS ou un bulletin météo. De nouveaux appareils font régulièrement leur apparition dans le ciel afin d’améliorer la quantité et la qualité des informations recueillies. Voici quelques nouveautés internationales concernant cette technologie.

 

Côté Europe

Quatre nouveaux satellites pour Galileo :

Le 17 Novembre 2016, quatre satellites ont rejoint le système Galileo qui en comptait déjà 12, dont 11 opérationnels. Galileo devrait commencer à fournir des services d’ici fin 2016  et sera peu à peu complété par de nouveaux lancements. L’objectif européen est d’arriver à une constellation de 30 satellites afin de  fournir un service complet et concurrencer le GPS américain. Ce système pourra ainsi être utilisé en agriculture, notamment grâce aux smartphones.

A noter que l’Union européenne se prépare à lancer un nouveau satellite d’observation dans le cadre du programme Copernicus. Il s’agit de Sentinel-2B, qui devrait rejoindre son jumeau Sentinelle-2 au printemps 2017.

 

Côté Amériques

Lancement du satellite américain GOES-16 (ancien GOES-R) :

La NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) a lancé le 19 Novembre 2016 son satellite GOES-16 (Geostationary Operational Environment Satellite) afin d’observer les phénomènes météorologiques. Il est l’une des plateformes d’observation de la Terre les plus sophistiquées, notamment grâce à son détecteur de foudre (« lightning mapper ») lui permettant de mieux détecter la lumière et donc les orages. En ajoutant à cela sa capacité à sonder la Terre 5 fois plus rapidement et sa résolution 4 fois plus importante que les satellites actuels, GOES-16 devrait permettre d’obtenir des prédictions plus précises en fournissant davantage de données pour les modèles météorologiques. GOES-16 a atteint son orbite le 30 Novembre 2016 mais ne sera opérationnel que dans un an.

 

Premières images du satellite péruvien PerúSAT-1 :

Le 5 Octobre 2016, le satellite PerúSAT-1 a acquis ses premières images pour l’agence spatiale péruvienne CONIDA. Il a été construit par Airbus Defence and Space grâce à un accord bilatéral entre la France et le Pérou. Ce satellite d’observation de la Terre est actuellement le plus puissant d’Amérique Latine avec sa résolution de 70cm. Il devrait notamment être utilisé en agriculture et pour l’évaluation des catastrophes naturelles.

 

Côté Asie

Consortium autour des micro-satellites :

Le 18 Novembre 2016 a eu lieu l’AMC (Asian Micro-satellite Consortium), un Consortium asiatique concernant les micro-satellites. Il a regroupé 16 agences spatiales et universités de 9 pays différents. Celui-ci a pour but de développer des micro-satellites, plus rapides à développer et moins chers grâce à un coût équivalent à 1% du prix d’un satellite standard. Les participants espèrent ainsi développer une cinquantaine de micro-satellites afin de collecter et partager des données environnementales. Celles-ci seront notamment utilisées pour l’agriculture et la foresterie, mais aussi pour déterminer la pollution de l’air et de l’eau. De plus, de telles informations pourront servir à la prévention des catastrophes naturelles, ces pays étant régulièrement confrontés à des épisodes climatiques désastreux.

Liste des pays participants : Bangladesh, Indonésie, Malaisie, Mongolie, Myanmar, Philippines, Thaïlande, Vietnam, Japon.