VetAgroSup recrute un(e) maître de conférences en génie des équipements (agriculture de précision)

Un poste de maître de conférences en agronomie et génie des équipements avec une composante en agriculture numérique et agriculture de précision est ouvert à VetAgro Sup (Campus de Clermont). Le dossier de candidature est à rendre pour le 30 août 2017. Le concours aura lieu dans l’automne (octobre ou novembre 2017).

Toutes les informations pour candidater : Profil de poste MC agronomie vdef (2)

Une application de la Blockchain (chaîne de blocs) en agriculture

blockchain

Sources : http://www.agroconnect.nl/LinkClick.aspx?fileticket=RHAnY8gnoEY%3D&tabid=2339&portalid=10

La blockchain (chaîne de blocs) est une technologie qui fait actuellement parler d’elle. Beaucoup d’experts s’accordent sur le caractère révolutionnaire de cette technologie qui pourrait impacter beaucoup de domaines, en particulier lorsqu’il s’agit de transactions financières ou d’échange de données.  Les chaînes de blocs pourraient également impacter certains domaines et en particulier l’agriculture. Les exemples de chaînes de blocs concernent aujourd’hui surtout les échanges financiers (crypto monnaies), il existe peu d’application dans d’autres domaines et il est par conséquent difficile d’imaginer comment cette technologie pourrait révolutionner certaines organisations. Aussi, toute application des chaînes de blocs dans le domaine agricole mérite d’être mentionnée afin de mieux en cerner le potentiel. L’objectif de ce billet est de partager un exemple de chaîne de Blocs appliqué à l’agriculture. Cette application a été présentée par des chercheurs Hollandais lors du congrès EFITA qui s’est tenu à Montpellier SupAgro du 3 au 5 Juillet 2017.

Les chercheurs hollandais ont proposé un démonstrateur de blockchain (basé sur hyperledger) pour la gestion de la certification des produits agricoles en se basant sur l’exemple du raisin de table. On pourra voir la présentation du cas d’utilisation ici. Le démonstrateur permet de gérer l’émission, le suivi et la validation des certificats de conformité par rapport à un cahier des charges de production. Il s’agit d’une chaîne de blocs privée pour laquelle seuls les acteurs impliqués ont les droits de consultation et de modification nécessaires. L’accès aux informations et la modification/ajout est possible pour les producteurs, les émetteurs/contrôleurs des certificats, l’organisme certificateur, le grossiste, l’acheteur final, etc.

Selon les auteurs les avantages que ce démonstrateur a permis de mettre en avant sont les suivants :
– transparence : tous les acteurs de la filière peuvent consulter les informations en temps réel, toutefois, ce seul avantage ne permet pas de justifier l’intérêt de la blockchain par rapport à une plateforme collaborative classique,
– transversalité et confiance : c’est l’un des plus gros intérêt mis en avant par les auteurs, en effet, la blockchain permet d’éviter la centralisation des informations qui sous-tendrait un pouvoir d’un acteur qui détiendrait de facto le serveur et la base de donnée associée (avec le pouvoir ultime d’arrêter le serveur et de supprimer ou de modifier les données à l’insu des autres acteurs). La blockchain, en dupliquant l’information chez l’ensemble des acteurs, permet d’éviter tout monopole de l’information, il permet également d’éviter tout acte de malveillance ou de vandalisme sur les données.

Parmi les limites mises en évidence par les auteurs :
– évolutivité de la blockchain : il semble que ce soit l’un des points difficiles à mettre en oeuvre techniquement,
– les difficultés techniques relatives à la mise en oeuvre, cette limite étant liée aux outils aujourd’hui disponibles mais pourrait être amenée à évoluer rapidement dans le futur.

Le GIS Relance Agronomique organise un concours de BD sur le thème du numérique agricole

concours_BDUn concours organisé par le GIS Relance agronomique…
Le concours est organisé par le Groupement d’Intérêt Scientifique (GIS) Relance Agronomique avec le ministère de l’agriculture (DGER). Ce GIS rassemble les principaux acteurs de la recherche, du développement, de la formation et de l’innovation agricole, pour partager les regards sur les futurs de l’agriculture, mesurer les évolutions et les enjeux auxquels elle doit faire face, se donner ensemble les moyens de les anticiper. En favorisant les synergies et la complémentarité des actions conduites par chacun, son objectif est de soutenir le développement de systèmes de production agricoles durables.

…Pour se projeter dans l’agriculture numérique
La révolution numérique constitue un bouleversement majeur auquel l’agriculture n’échappe pas. Les hypothèses sur ce monde agricole restent multiples…

Le concours est ouvert aux élèves et étudiants du secondaire (lycée agricole, CFA, CFPPA) ou supérieur (école d’ingénieurs en agriculture, agronomie ou vétérinaire)
● Les réalisations peuvent être individuelles ou collectives.
● Elles peuvent s’inscrire dans le cadre d’un projet pédagogique spécifique.
● Chaque participant (individuel, groupe d’élèves/d’étudiants) doit s’inscrire par l’intermédiaire d’un enseignant référent.

Toutes les informations : GIS RA – DGER – annonce du concours – agriculture numérique – 19 juin 2017

Le point sur les recherches en capteur d’invertébrés dans les cultures

Un article scientifique qui vient d’être publié dans le journal of precision agriculture par des chercheurs Australiens. Cet article fait le point sur l’état des recherches en matière de système de détection des invertébrés (Limaces, escargots, sauterelles, papillons, etc.) susceptibles de ravager les cultures. L’article est intéressant car il fait un point sur les recherches dans ce domaine en ayant une grille d’analyse « pratique » sur les possibilités d’application sur le terrain. Il considère les technologies susceptibles d’être intégrés dans des réseaux de mesure autonomes. L’article identifie deux axes de recherche prometteurs dans ce domaine :
– l’acoustique (mesure du son, des vibrations, etc.), avec des applications pour la détection des insectes dans le sol, dans les silos, dans le bois, etc.
– la vision artificielle (analyse d’images et reconnaissance de formes), selon les auteurs, la vision artificielle présente beaucoup d’avantages pour la détection des invertébrés in situ, les auteurs notent toutefois qu’il existe beaucoup de recherches menées en laboratoire sur la partie traitement et reconnaissance mais qu’il y a un problème évident de transfert de cette technologie pour des applications/validations en plein champs. Les auteurs proposent une analyse des verrous à lever pour arriver à des système de mesure opérationnels dans les cultures.

Résumé : (Precision agriculture needs integrated pest management (IPM), for which detection and identification of target invertebrate species is a prerequisite. Researchers have been developing various technologies to detect pests more efficiently and accurately. However, these existing sensing technologies still have limitations for effective infield applications. This review paper aims to explore the relative technologies and find a sensing method that has potential to detect and identify common invertebrates on crops, such as butterflies, locusts, snails and slugs. It was found that there are two main research branches for invertebrate detection and identification: acoustic sensing and machine vision system (MVS). Acoustic sensing is suitable for detecting and identifying pests in soil, stored grains and wood, while usually acoustic sensors need to be attached to samples for inspection, which causes difficulties for efficient infield applications. MVS has the potential to provide a more effective and flexible way to detect and identify invertebrates on crops. In recent work with MVS, the technologies of invertebrate identification have been intensively studied, however, infield detection is relatively weak. This review points out the current research gaps and then discusses the potential research directions.

référence : Liu, H., Lee, S. H., & Chahl, J. S. (2016). A review of recent sensing technologies to detect invertebrates on crops. Precision Agriculture, 1-32.

Des murs végétaux connectés pour dépolluer l’air en ville

Une start-up Allemande s’est lancé dans l’installation de Murs Végétaux connectés dans plusieurs villes : ce sont en fait des grands murs de mousses, mobiles, dont l’activité phytosynthétique et des bactéries présentes en surface des mousses permettent d’absorber les gaz et certaines particules _ et, en passant, de rafraîchir l’air environnant.

L’air ambiant et les besoins nutritifs de la mousse sont suivis à partir de différents capteurs connectés; l’irrigation est automatique et l’énergie apportée par panneaux solaires.

http://www.ufunk.net/tech/citytree-mur-vegetal/

Usages des satellites dans le secteur ferroviaire

Crédits : Istock/den-belitsky

Crédits : Istock/den-belitsky

Un article publié sur le site du CNES fait le point sur une coopération SNCF-CNES pour optimiser l’exploitation des réseaux ferroviaires et améliorer le confort et la sécurité des trains. Les usages évoqués sont :

  • Les satellites d’observation, comme Pléiade, pour surveiller la végétation des abords des 40 000 km de voies en France métropolitaine,
  • L’interférométrie radar pour identifier le moindre affaissement des voies
  • La valorisation du GNSS couplé à des capteurs inertiels et odométirques pour la gestion du trafic. Cette perspective permettrait d’améliorer les réseaux de capteurs actuellement disposés tous les km sur les voies pour localiser les trains en apportant de nouvelles informations (sur quelle voie est le train, détecter un sens de circulation notamment), une plus grand fiabilité et un entretien facilité
  • Remédier à la problématique des zones blanches 3G/4G par de l’accès internet satellitaire

Le territoire d’expérimentation se situe en Occitanie sur la ligne Toulouse – Rodez,

L’article complet ici : https://cnes.fr/fr/des-liaisons-satellitaires-pour-des-trains-connectes

Hackaton #Digitag à Montpellier: résultats de la finale

Le week-end dernier s’est déroulée la finale du Hackaton #Digitag. Depuis plusieurs semaines, 12 équipes se sont constituées pour proposer leur nouvelle application innovante pour l’agriculture , que ce soit pour l’aide à la décision à et à l’installation, les circuits (très) courts, ou le réglage de matériels…entre autres.

Chercheurs, start-ups et grands groupes, développeurs et agronomes se sont ainsi rencontrés pour donner vie à leur projets et les présenter ce week-end à un jury.

« Le coup de cœur du jury est allé à l’équipe All Over App, portée par le pôle de compétitivité Qualitropic et son projet Eloléo, un outil mobile de partage pour les circuits ultracourts. Les trois autres lauréats sont OuiAG (Studio Agro Digital / Permagro) avec son comparateur des performances agro-économiques des exploitations, le constructeur d’essieux Monroc et son outil MyOptimo destiné à optimiser la compaction des sols grâce à un système de télégonflage en temps réel et enfin l’équipe PulVeco (Irstea / IFV) qui ambitionne de réduire les doses de produits phytosanitaires au moyen d’un service numérique. »

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Un grand bravo à tous les participants!

Site officiel et liste des participants: https://www.digitag-challenge.fr/la-finale/

IMAV 2017 (International Micro Air Vehicle Conference and Flight Competition)

le Groupement d’Intérêt Scientifique Micro-Drones organise  : IMAV 2017 (International Micro Air Vehicle Conference and Flight Competition), qui est actuellement le plus grand congrès scientifique international exclusivement dédié aux drones. Voir www.imav2017.org

Le congrès est conjointement organisé par l’ISAE-SUPAERO, l’ENAC et l’ONERA, membres du GIS Micro-Drones, et se déroulera du 18 au 21 sept. 2017 à l’ISAE-SUPAERO. La compétition outdoor se déroulera à l’aéroport de Francazal.  42 communications + 6 « keynote lectures » pour la partie conférence (18-19 sept.) ont été sélectionnés.  18 équipes de tous les pays du monde sont en lice pour le compétition outdoor (20 sept.) et 22 équipes pour la compétition indoor (21 sept.). voir: http://www.imav2017.org/virtual-challenge/

Inscriptions ouvertes jusqu’au 21 août, dans la limite des places disponibles: http://www.imav2017.org/individual-registration/

Le bulletin de veille de la Chaire AgroTIC est sorti !

Le deuxième bulletin de veille, édité par la Chaire AgroTIC, a été publié aujourd’hui. Même s’il s’appuie très largement sur les billets publiés dans ce blog, n’hésitez pas à le lire et le diffuser autour de vous !

chaire_agrotic

A télécharger ici.
Vous trouverez le précédent ainsi que les suivants sur le site de la Chaire.

Contrat de 8 nouveaux satellites pour Galileo

L’agence spatiale européenne (ESA) a signé un contrat jeudi 22 juin 2017 pour la mise en place de 8 nouveaux satellites pour Galileo. Cette nouvelle est importante puisque ces 8 satellites sont destinés à finaliser la constellation GNSS Galileo qui deviendra pleinement opérationnelle en 2020. Financé par l’Union européenne, qui est propriétaire de ce système de navigation, Galileo devrait permettre d’améliorer considérablement la qualité du positionnement. Un article complet a été publié dans sciences et avenir à ce sujet.

Je ne résiste pas à la tentation de mettre une vidéo qui montre l’évolution de la couverture de Galileo en fonction du nombre de satellites mis en orbite. Cette video a été publiée par l’ESA sur Youtube.