Pierre Roudier – AgroTIC en Antarctique

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 Interview de Pierre Roudier (Ancien AgroTIC).

Pierre, dans quel cadre as-tu été amené à effectuer une mission en antarctique ?
Mon institut travaille depuis très longtemps en Antarctique, mais j’étais jusqu’alors principalement sur des projets en agriculture de précision et en cartographie numérique des sols. Il s’est avéré que le chef de projet « Antarctique » avait besoin de quelqu’un avec des connaissances en télédétection, traitement de données, et logiciel libre. Grace a mes connaissances Agrotic, je convenais au profil, plus tard,  j’ai pu aussi développer mes méthodes de cartographie numérique de sols en Antarctique, dans le cadre du même projet.

Quels ont été les objectifs de cette mission et combien de temps cela a duré ?
Le but de ce projet est de développer des analyses de données innovantes pour comprendre et quantifier les pressions qui s’exercent sur les écosystèmes terrestres de le région de la Mer de Ross, région qui concerne les efforts de recherche Nouvelle Zélande (pour des raisons géographiques, mais aussi historiques). Dans ce cadre, j’ai deux missions parallèles. La première, c’est de collecter le plus de données environnementales possible sur la région, et de les assembler pour « classer » la région en un nombre de zones géographiques similaires. La seconde, c’est de générer une couche d’information sur les sols de cette région. Ces sols sont très importants, car ils concentrent le grande majorité de la biodiversité terrestre du continent. On a encore 2 ans de financement devant nous.

Sur le plan professionnel, qu’est ce qui t’a le plus marqué ?
C’est difficile de séparer le coté purement professionnel du coté émotionnel, alors je dirais que c’est probablement ma première expérience de terrain en Antarctique: on a beau étudier des cartes, des images satellites, des MNT pendant des années, le premier contact avec le continent est vraiment un moment particulier.

Les compétences développées en AgroTIC sont-elles utiles pour de telles mission ?
Très! Ces compétences sont même la principale (seule?) raison pour laquelle j’ai pu m’intéresser aux sciences Antarctiques. En particulier, le fait d’avoir à la fois des connaissances de base en sciences de la Terre/sciences de le vie, mais aussi être capable de traiter plusieurs centaine de gigaoctets de données satellites, ou de comprendre quels outils statistiques utiliser pour traiter ces données.

Où et pour qui travailles-tu ?
Je travaille pour Landcare Research, en Nouvelle Zélande. Mon bureau est situé a Palmerston North, une petite ville au nord de Wellington.

Un mot pour donner envie de faire AgroTIC à tes successeurs.
Une grande qualité de cette formation, c’est sa transversalité: par la suite, ça permet vraiment de pouvoir naviguer d’une filière a une autre sans trop de problème. ça été vraiment un grand plus pour un esprit naturellement curieux comme moi.

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