Blockchain et Agriculture : des ressources pour comprendre et aller plus loin

 

Blockchain et Agriculture sont deux termes qui sont de plus en plus associés, y compris sur notre blog. De grands acteurs du secteur agro-alimentaire s’y intéressent de près. L’Acta, l’association des instituts techniques agricole, a également lancé une réflexion sur le thème la « Blockchain au service des agriculteurs et des filières agricoles » (voir billet du 4 décembre 2017).

Mais peut-être avez-vous encore besoin de repartir de quelques principes de base pour bien comprendre ce dont il s’agit. Aussi, la Chaire AgroTIC, dans le cadre de ses études d’opportunité, a réalisé une synthèse visant 3 objectifs : comprendre les principes, explorer le potentiel dans le domaine agricole, s’interroger sur les opportunités mais aussi les freins et limites actuels.

Le document est à découvrir ici et sur le site de la Chaire AgroTIC

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Par ailleurs, le « Blog du modérateur », site d’actualité du digital, consacre actuellement une série d’articles sur le sujet qui permettent de compléter ce tour d’horizon. Citons en particulier :

Réflexion sur la blockchain au service des agriculteurs et des filières agricoles

Le 15 novembre dernier, acta – le réseau des Instituts Techniques Agricoles en partenariat avec ATOS s’associent pour lancer des projets concrets autour des technologies “blockchain” au service de l’agriculture.

Avec une quarantaine de participants, trois grands chantiers ont été identifiées :

  • Gestion du consentement et partage des données
  • Traçabilité des productions
  • Smart contract

Plus d’informations sur le site internet de l’ACTA : La blockchain au service des agriculteurs et des filières agricoles

Une application de la Blockchain (chaîne de blocs) en agriculture

blockchain

Sources : http://www.agroconnect.nl/LinkClick.aspx?fileticket=RHAnY8gnoEY%3D&tabid=2339&portalid=10

La blockchain (chaîne de blocs) est une technologie qui fait actuellement parler d’elle. Beaucoup d’experts s’accordent sur le caractère révolutionnaire de cette technologie qui pourrait impacter beaucoup de domaines, en particulier lorsqu’il s’agit de transactions financières ou d’échange de données.  Les chaînes de blocs pourraient également impacter certains domaines et en particulier l’agriculture. Les exemples de chaînes de blocs concernent aujourd’hui surtout les échanges financiers (crypto monnaies), il existe peu d’application dans d’autres domaines et il est par conséquent difficile d’imaginer comment cette technologie pourrait révolutionner certaines organisations. Aussi, toute application des chaînes de blocs dans le domaine agricole mérite d’être mentionnée afin de mieux en cerner le potentiel. L’objectif de ce billet est de partager un exemple de chaîne de Blocs appliqué à l’agriculture. Cette application a été présentée par des chercheurs Hollandais lors du congrès EFITA qui s’est tenu à Montpellier SupAgro du 3 au 5 Juillet 2017.

Les chercheurs hollandais ont proposé un démonstrateur de blockchain (basé sur hyperledger) pour la gestion de la certification des produits agricoles en se basant sur l’exemple du raisin de table. On pourra voir la présentation du cas d’utilisation ici. Le démonstrateur permet de gérer l’émission, le suivi et la validation des certificats de conformité par rapport à un cahier des charges de production. Il s’agit d’une chaîne de blocs privée pour laquelle seuls les acteurs impliqués ont les droits de consultation et de modification nécessaires. L’accès aux informations et la modification/ajout est possible pour les producteurs, les émetteurs/contrôleurs des certificats, l’organisme certificateur, le grossiste, l’acheteur final, etc.

Selon les auteurs les avantages que ce démonstrateur a permis de mettre en avant sont les suivants :
– transparence : tous les acteurs de la filière peuvent consulter les informations en temps réel, toutefois, ce seul avantage ne permet pas de justifier l’intérêt de la blockchain par rapport à une plateforme collaborative classique,
– transversalité et confiance : c’est l’un des plus gros intérêt mis en avant par les auteurs, en effet, la blockchain permet d’éviter la centralisation des informations qui sous-tendrait un pouvoir d’un acteur qui détiendrait de facto le serveur et la base de donnée associée (avec le pouvoir ultime d’arrêter le serveur et de supprimer ou de modifier les données à l’insu des autres acteurs). La blockchain, en dupliquant l’information chez l’ensemble des acteurs, permet d’éviter tout monopole de l’information, il permet également d’éviter tout acte de malveillance ou de vandalisme sur les données.

Parmi les limites mises en évidence par les auteurs :
– évolutivité de la blockchain : il semble que ce soit l’un des points difficiles à mettre en oeuvre techniquement,
– les difficultés techniques relatives à la mise en oeuvre, cette limite étant liée aux outils aujourd’hui disponibles mais pourrait être amenée à évoluer rapidement dans le futur.

Tout savoir sur le blockchain avec les techniques de l’ingénieur

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Source : http://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/blockchain-cest-quoi-40497/

Si comme moi vous entendez parler du terme « blockchain » en essayant de comprendre en quoi c’est évolution importante dans la maniére d’échanger des données ou des transactions et surtout identifier en quoi cela peut être déterminant dans le domaine de l’agriculture, les Techniques de l’ingénieur ont publié un numéro spécial pour tout savoir sur le Blockchain, traduit en français par, une « chaîne de blocs ». La chaîne de blocs est une base de données ordonnée, décentralisée et infalsifiable grâce à la cryptographie. Chaque utilisateur d’une « Blockchain » devient un tiers de confiance. Aucune organisation centrale ne régit son fonctionnement. De quoi renforcer l’authentification et la traçabilité dans de nombreux domaines. Les ressources sont disponibles en ligne :

La blockchain : révolution bancaire et énergétique ?

La blockchain attendue comme le messie

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