Les présentations du symposium Innovine en ligne

InnoVine est un projet collaboratif européen lancé en février 2013 et financé dans le cadre du programme KBBE (Knowledge Based Bio-Economy). Pendant une durée de 4 ans, il a associé 27 partenaires en provenance de 7 pays différents de la communauté européenne (France, Espagne, Italie, Allemagne, Portugal, Hongrie et Bulgarie) sur des aspects relatifs à la vigne.  Les 27 partenaires d’Innovine ont présenté les résultats acquis pendant le projet au cours d’un colloque final.

Les ressources du symposium sont en ligne à l’adresses suivante : https://www.vignevin-sudouest.com/publications/itv-colloque/2ndes-assises-vins-sud-ouest/colloqueinnovine.php

On pourra également visualiser les vidéos différentes présentations, celle sur l’ Etat de l’art sur les capteurs et les outils de monitorage en viticulture. Christophe Guizard (IRSTEA) et les Nouveaux capteurs et nouvelles technologies développés dans Innovine. Force A, Noveltis, ICVV, Agri Ciencia, intéressera particuliérement les lecteurs de ce blog.

 

Prévimat une plateforme de suivi de la maturité du raisin récompensée par le SIVAL d’or

previmat

Prévimat a obtenu le SIVAL d’or dans la catégorie « Services, logiciels ». Prévimat préfigure les futurs services d’aide à la décision mixant données participatives à l’échelle territoriale et fusion de données par le biais de modéles pour produire de l’aide à la décision. Prévimat est une application web qui prévoit l’évolution de la maturité des baies de cabernet franc à 7 et 14 jours en s’appuyant sur des données météo prédites, observées et des données physico-chimiques initiales (teneur en sucres, acidité totale et teneur en anthocyanes). Prévimat permet aussi la comparaison des cinétiques de maturation entre parcelles et entre millésimes. Cet outil aide les vignerons à acquérir une connaissance plus fine du comportement de leurs parcelles, à anticiper la planification de leurs vendanges et à réfléchir l’itinéraire de vinification en fonction des différences de comportement observées. La particularité de Prévimat est aussi d’être un outil de partage d’informations entre les utilisateurs participatifs.
Prévimat est issu de cinq ans de travaux de recherche menés par l’INRA de Grignon en collaboration avec l’UMT Vinitera (ESA d’Angers, IFV pôle Valde Loire centre, INRA, Cellule Terroirs Viticoles) et cofinancés par InterLoire (l’Interprofession des vins du Val de Loire).

Toutes les informations : https://www.sival-innovation.com/previmat/

Toutes les cartes sont fausses !

C’est un aspect que l’on a déjà maintes fois abordé dans ce blog : les problèmes de déformation générés par la projection utilisée pour représenter la surface du globe de manière plane sous la forme d’une carte. Cette vidéo mérite toutefois d’être visionnée. Dans le fond, elle ne nous apprend rien que nous ne savons déjà mais elle est d’une pédagogie remarquablement efficace. A regarder sans modération donc !

OpenStreetMap en Israël et en Palestine : autre vision du territoire ou reproduction d’une cartographie contestée ?

Si les projets de cartographie participative et libre comme OSM (OpenStreetMap) ne posent généralement pas de question dans les pays où le territoire est « stabilisé », il en va tout autrement dans certaines régions du monde. Les contributions à OSM peuvent dans ce cas devenir un outil de recherche et de connaissance pour mieux cerner les enjeux associés aux territoire autrement que par les institutions officielles de cartographie. C’est cette idée qu’a exploré un chercheur allemand de l’Université de Erlangen-Nürnbergcomprendre en s’intéressant au cas d’Israël et de la Palestine. Ce cas d’étude se justifie car les pratiques de cartographie y ont toujours été liées à des identités spatiales contradictoires. Bien que le récit israélien ait largement dominé le «champ de bataille cartographique», il est supposé que les formes collaboratives sont susceptibles de restructurer les relations de pouvoir dans les pratiques de cartographie, ce qui permet de contester les monopoles traditionnels sur la cartographie et la production de données spatiales. Cet article, étudie cette hypothèse en se basant sur l’étude des contributions à OpenStreetMap (OSM). Il analyse de manière comparative la genèse d’OSM en Israël et en Palestine. Bien que les motifs nationalistes ne jouent pas un rôle significatif de part et d’autre, il s’avère que le projet est dominé par les cartographes israéliens et internationaux, alors que les Palestiniens ont peu contribué à OSM. En conséquence, les fragmentations sociales et les déséquilibres entre Israël et la Palestine sont largement reproduits à partir des données d’OSM. L’article discute de la faible implication des Palestiniens à OSM et soutient que la « vérité terrain » d’OSM pourrait être un moteur de participation. L’auteur fait l’hypothèse que les données d’OSM sont moins importantes dans certains contextes locaux que dans d’autres et que l’approche apparemment apolitique de cartographier uniquement les «faits sur le terrain» réaffirme l’ordre spatio-social actuel et donc les relations de pouvoir qui le sous-tendent. Du point de vue palestinien, de nombreux aspects de l’espace matériel factuel peuvent apparaître non pas comme des objets physiques neutres mais comme des résultats de suppression, l’auteur en conclue que dans ce cas, toute représentation spatiale «précise», telle que permise par OSM, devient problématique, même dans un contexte collaboratif et libre.

Résumé de l’article :  In Israel and Palestine, map-making practices were always entangled with contradictive spatial identities and imbalanced power resources. Although an Israeli narrative has largely dominated the ‘cartographic battlefield’, the latest chapter of this story has not been written yet: collaborative forms of web 2.0 cartographies have restructured power relations in mapping practices and challenged traditional monopolies on map and spatial data production. Thus, we can expect web 2.0 cartographies to be a ‘game changer’ for cartography in Palestine and Israel. In this paper, I review this assumption with the popular example of OpenStreetMap (OSM). Following a mixed methods approach, I comparatively analyze the genesis of OSM in Israel and Palestine. Although nationalist motives do not play a significant role on either side, it turns out that the project is dominated by Israeli and international mappers, whereas Palestinians have hardly contributed to OSM. As a result, social fragmentations and imbalances between Israel and Palestine are largely reproduced through OSM data. Discussing the low involvement of Palestinians, I argue that OSM’s ground truth paradigm might be a watershed for participation. Presumably, the project’s data are less meaningful in some local contexts than in others. Moreover, the seemingly apolitical approach to map only ‘facts on the ground’ reaffirms present spatio-social order and thus the power relations behind it. Within a Palestinian narrative, however, many aspects of the factual material space might appear not as neutral physical objects but as results of suppression, in which case, any ‘accurate’ spatial representation, such as OSM, becomes objectionable.

Référence : Bittner, C. (2016). OpenStreetMap in Israel and Palestine–‘Game changer’or reproducer of contested cartographies?. Political Geography.

Conservatoire du littoral : Stage – Etats des lieux des outils informatiques de l’Initiative PIM

STAGE
Etats des lieux des outils informatiques de l’Initiative PIM (Petites Îles de Méditerranée)

réorganisation de la base de données (BDD) et exploitation des données cartographiques

Délégation Europe et International du Conservatoire du littoral
Aix en Provence (13) – 6 mois

 

CONTEXTE GENERAL
Etablissement public français créé en 1975, le Conservatoire du littoral mène une politique foncière visant à la protection définitive des espaces naturels et des paysages sur les rivages maritimes et lacustres et peut intervenir dans les cantons côtiers en métropole, dans les départements d’Outremer, à Mayotte, ainsi que dans les communes riveraines des estuaires, des deltas et des lacs de plus de 1000 hectares. Investi depuis les années 1990 dans les relations internationales, le Conservatoire du littoral a jusqu’alors concentré ses efforts sur l’assistance aux pays du bassin Méditerranéen, qu’il accompagne dans leur politique de protection et de gestion intégrée des zones côtières. Depuis une dizaine d’année, il coordonne l’Initiative PIM (Petites Îles de Méditerranée), portant spécifiquement sur la gestion d’espaces naturels insulaires de la zone. Cette Initiative allie amélioration des connaissances, réalisation d’actions concrètes sur les îles et partage d’expériences. Afin d’améliorer les connaissances des territoires insulaires, il a notamment été réalisé diverses missions de terrain dans le but d’inventorier les espèces terrestres présentes sur les îlots et de cartographier les fonds marins. L’Initiative PIM a définit une petite île comme une masse de terre de moins de 1000 hectares accueillant a minima une plante vasculaire clairement identifiée et détachée d’une autre zone émergée (éloignée de plus de 5 mètres et avec au moins 50 cm de profondeur dans la passe ou restant détaché à marrée basse), incluant la frange marine qui l’entoure (jusqu’à une bathymétrie de -50 mètres et dans la limite d’un mile nautique autour de l’île). Plus de 1200 petites îles ont été recensées dans le bassin occidental de la Méditerranée.

 

CONTEXTE ET OBJECTIF DU STAGE
Les connaissances sur les territoires insulaires accumulées par l’Initiative PIM sont regroupées dans une base de données (BDD). Chaque île est identifiée par un code-île qui permet de leur associer une série de données géographiques et naturalistes. Cette BDD est plus ou moins alimentée selon les zones géographiques considérées et les réseaux de l’Initiative PIM. Aujourd’hui cette BDD est consultable depuis le site internet de l’Initiative (www.initiative-pim.org). Afin de valoriser cette BDD, il a été imaginé la réalisation d’un atlas encyclopédique. Cet atlas encyclopédique se divise en 14 sous bassin (France méditerranéenne, Corse, Sardaigne, Sicile, Baléares, Espagne Sud-Est, Alboran, Algérie, Tunisie Est, Tunisie Nord etc…) qui eux même se divisent en plusieurs clusters. Un cluster a été définit comme un ensemble d’île comportant des caractéristiques administratives ou naturelles communes. L’atlas encyclopédique regroupera donc des fiches îles, des fiches clusters et une description des sous bassins. Chacune de ces fiches sera illustrée par une ou plusieurs carte(s). Le site internet de l’Initiative PIM regroupe la BDD, un annuaire des experts, une bibliothèque des documents de l’Initiative (rapport de mission, Newsletter etc.), un outil de rédaction collaborative pour les fiches de l’atlas et un annuaire des îles illustré par des pictogrammes synthétisant les données. Ce site bien que fonctionnel, reste complexe. Il constitue une bancarisation importante de données et de documents sur les îles de Méditerranée, sans équivalence à cette échelle. Le site ne comporte pas d’interfaces cartographiques permettant de mettre en valeur les données géographiques de l’Initiative (pointage et délimitation des différentes petites îles de Méditerranée, cartographie marine et/ou terrestre effectuée sur certaines îles, carte produites dans le cadre de l’Atlas encyclopédique etc…).

L’objectif du stage est de restructurer la BDD de l’Initiative PIM sur un serveur dédié « au Conservatoire du Littoral » et de créer un lien avec les outils cartographiques afin de produire des supports visuels de synthèse. Cette restructuration devra être pensée selon les besoins des usagers et en considérant les enjeux techniques et financiers. Il faudra aussi imaginer l’intégration de ces outils sur un futur site internet.

 

Consulter l’offre complète

Séminaire utilisateurs QGIS 2016 : appel à Contribution

Le Séminaire QGIS du 1 et 2 Décembre se déroulera sur le thème

« QGIS, un outil adapté à mon métier »

Si vous souhaitez intervenir sur ce sujet, nous vous invitons à vous inscrire sur cet appel à contribution.


afficheqgisuser2016frsmall-01

[Stage] Conception et développement d’un démonstrateur pour la cartographie spatiale des flux de déplacements des citoyens dans la Métropole de Lille

Le stage entre dans le cadre du projet Livre&Lecture mené entre le laboratoire GERiiCO et la Métropole Européenne de Lille, sur la période 2016 – 2018, qui vise à étudier les pratiques des citoyens dans et à l’extérieur du réseau des bibliothèques de la Métropole Européenne de Lille. Plus particulièrement, le projet propose d’étudier la place des bibliothèques sur le territoire de la MEL en analysant les pratiques dans le temps et dans l’espace des citoyens (usagers et non usagers) autour des bibliothèques, ainsi que son insertion dans la vie sociale. Cela passe par une récolte des flux de déplacements des citoyens dans le temps et dans l’espace, puis par une cartographie des flux de déplacements pour mettre en avant des habitudes, particularités, lieux d’intérêts autour et pour les bibliothèques, etc. Nous nous appuierons notamment sur les résultats des travaux du projet Senterritoire (Kergosien et al., 2015) pour la représentation des données dans le temps et dans l’espace.

Pour la réalisation du stage, des compétences en aménagement, en analyse de données spatiales et des compétences techniques liées à la mise en place d’un Système d’Information Géographique seront utilisées.

L’objectif de ce stage consiste tout d’abord à intégrer dans un système d’information géographique plusieurs couches spatiales proposées par le service SIG de la Métropole Européenne de Lille (bibliothèques, lieux culturels, lieux institutionnels, réseau de transports, etc.). Un démonstrateur Web s’appuyant sur le système d’information géographique doit ensuite permettre de visualiser une ou plusieurs des couches spatiales traitées.
Un second travail consistera à identifier des corrélation entre les bibliothèques et les autres lieux présents dans les différentes couches spatiales traitées. L’objectif ici sera d’identifier des récurrences et des particularités qui pourraient aider à expliquer les pratiques des citoyens.

Plus spécifiquement, il s’agit des objectifs suivants:
– travailler avec les chercheurs du laboratoire GERiiCO, service SIG de la MEL et une doctorante en bourse CIFRE participant au projet pour identifier les couches spatiales pertinentes,
– intégrer les couches spatiales dans un SIG (QGIS est préconisé),
– intégrer des couches spatiales externes (OpenStreeMaps, etc.),
– Mettre en place un démonstrateur Web permettant d’interroger les différentes couches spatiales (Infrastructure préconisée du monde du libre, notamment GEOServer, Open Layers…). Les choix techniques seront à discuter collégialement,
– Mener des analyses quantitatives sur les données spatiales traitées pour identifier des récurrences (par exemple écoles souvent proches des bibliothèques, etc.),
– Intégrer des couches spatiales correspondantes aux résultats des enquêtes menées dans le cadre du projet pour connaître les pratiques en termes de déplacements des citoyens,
– Mener des analyses qualitatives s’appuyant sur les couches spatiales de la MEL et les pratiques des citoyens.
– Présenter les avancées du stage et résultats à l’équipe complète du projet faisant collaborer les chercheurs de GERiiCO et les membres de la MEL.

Prérequis :
– connaissances en aménagement du territoire,
– manipulation et test des systèmes d’information géographiques,
– une expérience en conception et mise en place d’une application Web s’appuyant sur les solutions logicielles du libre (QGIS, GeoServer, Open Layers, ets.) serait un vrai plus,
– capacité de travailler en équipe et individuellement,
– lecture et analyse de la littérature scientifique et technique.

Le stage est rémunéré à hauteur de 554 euros net par mois.
Selon les résultats du stage, une poursuite en tant qu’ingénieur d’études pourrait être envisagée.

Niveau: Master 2
Formation : Etudiants en master 2 géomatique ou en master 2 avec des enseignements en Système d’information géographique.
Durée: 6 mois : la date de début du stage peut être discutée. La stage pourra débuter entre Novembre 2016 et Mai 2016, le plus tôt étant le mieux.
Lieu : Laboratoire GERiiCO, Université Lille 3 à Villeneuve d’Ascq et Métropole Européenne de Lille à Lille.

Pour présenter une candidature: envoyer un CV, la lettre de motivation, le relevé de notes et les contacts de deux référents à
eric.kergosien@univ-lille3.fr

Cartographie de la France : revivre l’épopée des Cassini

La lignée des Cassini (le père, le fils, le petit fils et l’arrière petit fils) sont les premiers à avoir cartographié le territoire français au 18ième siècle. Ce travail titanesque est retracé par l’émission « la marche des sciences » sur France Culture. Une plongée passionnante dans l’histoire de nos disciplines.

http://www.franceculture.fr/emissions/la-marche-des-sciences/ce-que-les-cartes-de-cassini-disent-de-la-france-d-aujourd-hui

Un extrait de la carte de Cassini sur la ville de Sète

Un extrait de la carte de Cassini sur la ville de Sète (qui s’appelait Cette à l’époque)

Est-il possible d’estimer les dégâts de grêle sur Maïs par Lidar ?

Des chercheurs Italiens du CNR (équivalent du CNRS français) se sont intéressés à la possibilité d’estimer la défoliation du Maïs suite à un événement de grêle. L’objectif étant de voir s’il était possible de faire une évaluation quantitative (% de la surface touchée) et qualitative (Intensité de la défoliation) de la manière la plus précise possible à l’aide d’un Lidar embarqué sur un engin volant à faible altitude. L’approche utilisée par les chercheurs est intéressante car elle se base sur la comparaison d’un profil de réponse théorique (réponse attendu du Maïs au stade considéré) avec le profil de réponse mesuré. La comparaison des deux profils permet de définir un indicateur de l’intensité de défoliation qui est spatialisé grâce à la mesure géo-référencée. La cartographie permet ensuite de quantifier l’étendue de la défoliation sur la parcelle. Cette approche est encore à valider sur un nombre d’exemple plus important. Elle permet, selon les auteurs d’obtenir une estimation précise des dégâts de grêle.

résumé : The insurance industry reports a pronounced intensification, at the global level, of weather-related events such as droughts, windstorms and hailstorms. As an efficient quantification tool, improved capacities can be built adopting innovative remote sensing methods to map vegetation damage spatial distribution, to quantify its intensity and impact. New airborne LiDAR (Light Detection and Ranging) sensors provide high vertical resolution data, which are potentially suitable not only for forest canopies but also for monitoring shorter crop canopies (e.g. corn − Zea mays L.) for crop injury and lodging assessment. To evaluate the potential of LiDAR metrics to map corn canopy height and hail defoliation, a flight campaign was organized in 2014 in Wampersdorf (Austria) in a cropland area affected by a hailstorm. Ground-truth observations were carried out in 16 plots, where defoliation was assessed both visually (observed range from 0% to 70%) and using a biophysical parameter-based method. The performance of both traditional and newly-introduced metrics (i.e. Canopy Metric, Ground Metric) was assessed at different sampling point densities. The results showed the ability of LiDAR data to map both corn canopy height and defoliation (predicted vs. observed regression: R2 = 0.69 for both canopy height and defoliation; point density 5 and 42 points/m2, respectively). The presented approach has distinct advantages compared to previous remote sensing methods and has a clear application potential for farmers and insurance industries. Larger-scale studies are needed to verify its best implementation strategies and to investigate its economic and logistic benefits.

références : Vescovo, L., Gianelle, D., Dalponte, M., Miglietta, F., Carotenuto, F., & Torresan, C. (2016). Hail defoliation assessment in corn (Zea mays L.) using airborne LiDAR. Field Crops Research.

 

L’Australie va devoir se décaler de 1 mètre vers le nord

Un article intéressant qui met en évidence l’extrême rigueur dans l’élaboration de données de référence que nécessite l’utilisation d’outils de localisation de plus en plus précis et performants. Notons que ces aspects ne posent pas de problème lorsque la localisation est utilisée de manière relative (ce qui est le cas de beaucoup d’applications en agriculture de précision). Ils deviennent toutefois déterminant lorsque la localisation est utilisée en absolu.

Selon un article du monde, « L’Australie se déplace de 7 centimètres vers le nord par an en raison des mouvements tectoniques. Il en résulte que l’Australie est décalée de 1 mètre… du moins ses coordonnées géographiques, selon l’institut scientifique officiel Geoscience Australia. Un petit écart qui risque de provoquer un casse-tête pour les nouvelles technologies fondées sur des données précises de géolocalisation, comme les voitures sans conducteur ou les applications géolocalisées en agriculture. Ce pays géant va donc devoir corriger sa latitude et sa longitude afin de les mettre en ligne avec les données des systèmes de navigation par satellite.  »

« L’Australie se déplace de 7 centimètres vers le nord par an en raison des mouvements tectoniques, une dérive que les coordonnées géographiques doivent prendre en compte, a déclaré Dan Jaksa, de Geoscience Australia, à la chaîne de télévision Australian Broadcasting Corporation. »