Un capteur frugal et open source pour mesurer la hauteur et la température des couverts végétaux

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Un article scientifique publié par deux chercheurs de l’USDA Agricultural Research Service (Crop Production Systems Research Unit, Stoneville, USA). Cet article mérite d’être souligné à plusieurs égards :
a) il montre le potentiel des projets comme arduino pour développer des systèmes de mesures sophistiqués embarqués avec un faible coût (260 €),
b) il démontre l’impact que peut avoir le monde de l’open source pour diffuser des innovations de pointe en proposant un ensemble de ressources, de liens, etc. permettant de reconstruire ce système,
c) il démontre qu’il est possible d’accéder à des informations évoluées (hauteur de la végétation, température de la végétation) et de les cartographier avec des solutions à faible coût,
d) il met en évidence la nécessité de développer de nouvelles compétences, de nouvelles organisations pour accompagner les agriculteurs dans la découverte, la fabrication et la co-conception de solutions évoluées de ce type,
e) il montre enfin que les outils d’agriculture de précision sont aussi accessibles pour des petites exploitations (à condition de mettre à disposition les compétences pour les accompagner dans la conception, la fabrication et la mise en oeuvre de cette démarche)
L’article propose une description complète des capteurs, de leur montage, des ressources utilisées, etc. pour reproduire le systéme de mesure présenté.

résumé : Many agricultural applications, including improved crop production, precision agriculture, and phenotyping, rely on detailed field and crop information to detect and react to spatial variabilities. Mobile farm vehicles, such as tractors and sprayers, have the potential to operate as mobile sensing platforms, enabling the collection of large amounts of data while working. Open-source hardware and software components were integrated to develop a mobile plant-canopy sensing and monitoring system. The microcontroller-based system, which incorporated a Bluetooth radio, GPS receiver, infrared temperature and ultrasonic distance sensors, micro SD card storage, and voltage regulation components, was developed at a cost of US$292. The system was installed on an agricultural vehicle and tested in a soybean field. The monitoring system demonstrates an application of open-source hardware to agricultural research and provides a framework for similar or additional sensing applications.

référence : Fisher, D. K., & Huang, Y. (2017). Mobile Open-Source Plant-Canopy Monitoring System. Modern Instrumentation6(01), 1.

Séminaire utilisateurs QGIS 2017: ouverture des inscriptions

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Séminaire utilisateurs QGIS 2017: 14 et 15 décembre

Réservez dès maintenant les dates des 14 et 15 décembre 2017 pour le séminaire utilisateurs Qgis qui aura lieu à Montpellier.

Le 14 Décembre sera consacré à des ateliers d’échanges entre utilisateurs/contributeurs sous la forme de barcamps.

Le 15 Décembre sera une journée de séminaire sous le format des années précédentes.

A vos agendas!

Une nouvelle fonctionnalité QGis qui pourrait faciliter l’utilisation des données libres

Depuis octobre, la dernière version du logiciel de SIG libre QGIS (2.18) offre la possibilité d’importer un raster au format XYZ. Cette nouvelle fonctionnalité a été présentée par les étudiants de la formation AgroTIC lors de la quatrième édition du séminaire utilisateurs Qgis.

Dans les versions plus anciennes de QGis, les fonds de cartes pouvaient être importés grâce aux plugins OpenLayers ou QuickMapServices … avec quelques mésaventures parfois ! Depuis la version 2.18 du logiciel libre, il est possible d’importer des rasters au format XYZ non plus via un plugin mais en natif, éliminant par la même occasion les problèmes de superposition rencontrés auparavant !

Pour cela, il suffit d’ouvrir dans l’explorateur le widget « Tile Server (XYZ) » et d’établir une « nouvelle connexion » en entrant un URL. Par exemple, pour ouvrir un fond de carte OpenStreetMap, il suffit de rentrer l’URL : http://c.tile.openstreetmap.org/{z}/{x}/{y}.png

A une période où les données ouvertes et libres se démocratisent, cette fonctionnalité promet de faciliter nombre d’utilisations de SIG libres et d’open data.

C’est le cas à Bouake, en Côte d’Ivoire. L’organisation « OSM Côte d’Ivoire » a organisé une formation à la cartographie numérique OSM et géomatique libre en septembre-octobre derniers, réunissant une vingtaine de mappers, dans le cadre du projet OpenStreetMap et géomatique libre en Afrique de l’Ouest. Lors de cette formation est abordée l’utilisation du logiciel QGis comme « outil utilisant des données OSM »mais aussi un mapathon (création de données cartographiques en masse) sur des territoires de Côte d’Ivoire. Une initiative pas isolée, puisque ces projets de collecte de données massive se mettent en place dans le monde entier.

En France, à l’initiative d’OpenStreetMap, le projet BANO avait été lancé en 2014 (Acronyme de : «  Base d’Adresses Nationale Ouverte ») avec pour but une mise à disposition de données en libre accès au format shapefile sur tout le territoire. Contrairement à la BAN (Base Adresse Nationale), BANO intègre des contributions OpenStreetMap et des données opendata diffusées par les collectivités et dénombre aujourd’hui 15 millions d’adresses ! Et pour lister tous les portails d’OpenData, l’entreprise OpenDataSoft  a crée en 2015, le projet « Open Data Inception , un site qui regroupe plus de 2000 portails Open Data dans le monde.

Une bonne nouvelle pour les utilisateurs de SIG libres… A vos données !

Sources :

https://www.qgis.org/fr/site/forusers/visualchangelog218/index.html#map-composer

http://openstreetmapmali.org/2016/10/formation-a-cartographie-numerique-osm-geomatique-libre-30-septembre-23-octobre-2016-a-bouake/

http://veillecarto2-0.fr/uncategorized/donnees-cartographiques-ouvertes/projet-bano-dopen-street-map/

http://veillecarto2-0.fr/uncategorized/donnees-cartographiques-ouvertes/open-data-inception/

https://opendatainception.io/

 

Séminaire utilisateurs QGIS 2016 : appel à Contribution

Le Séminaire QGIS du 1 et 2 Décembre se déroulera sur le thème

« QGIS, un outil adapté à mon métier »

Si vous souhaitez intervenir sur ce sujet, nous vous invitons à vous inscrire sur cet appel à contribution.


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Foss4Gfr 2016

Le FOSS4G-fr 2016 est un événement dédié à la géomatique Open Source et aux données géographiques libres, organisé par l’association OSGeo-fr. Il aura lieu du 10 au 12 mai 2016 à l’ENSG (École Nationale des Sciences Géographiques) à Marne-la-Vallée, France.

Cet événement comprend deux jours de conférences précédés d’une journée de workshops. Il vous permettra de découvrir les dernières tendances et technologies du domaine, ainsi que certaines de leurs applications concrètes.

Cet événement s’adresse tant aux utilisateurs qu’aux développeurs d’outils géomatiques Open Source. Retrouvez plus d’informations sur le site de l’événement: http://foss4g.osgeo.fr.

Rendre l’intelligence artificielle accessible à tous, « une façon de se blanchir » pour les entreprises.

Un article du Monde qui permet de voir l’open source sous un autre angle. Après le « green washing », va-t-on vers de l' »open-source washing » ? C’est la question que pose cet article. Si le modèle open source et open data est souvent érigé comme un rempart à l’appropriation des données par une poignée d’acteurs, l’article pose la question du modèle d’organisation qui initie et gère cette libéralisation…

En effet, « Jeudi 10 décembre, Facebook s’engageait à livrer les secrets de fabrication du serveur qu’il utilise pour des projets liés à l’IA (Intelligence Artificielle). Un mois plus tôt, c’est Google qui annonçait la mise à disposition de sa technologie d’apprentissage des machines. Vendredi 11 décembre, le patron de Tesla Motors et de SpaceX, Elon Musk, figure incontournable de la Silicon Valley, annonçait la création d’OpenAI, une organisation à but non lucratif, chargée de faire avancer la recherche sur l’IA « pour bénéficier à l’humanité », et de rendre accessibles à tous les technologies développées. Surprenant, quand on sait qu’Elon Musk s’est publiquement inquiété, à plusieurs reprises ces derniers mois, des potentiels dangers représentés par l’intelligence artificielle. »

Des choix stratégiques qui soulèvent de nombreuses questions, à l’heure où l’IA est au cœur d’importants enjeux technologiques, économiques et éthiques.

Accès à l’article : http://www.lemonde.fr/pixels/article/2015/12/15/rendre-l-intelligence-artificielle-accessible-a-tous-une-facon-de-se-blanchir-pour-les-entreprises_4832326_4408996.html

L’Open Data du vin

En mars 2015, une organisation à but non lucratif a été lancée : OpenWines. L’objectif : de manière collaborative et ouverte, construire les bases d’un open-data du vin, de la vigne et des vignerons.

Les données sont ouvertes et gratuites, librement disponibles, redistribuables, ré-utilisables, interopérables et ouvertes aux contributions. Les logiciels, schémas, infographies, illustrations et documentation utilisés sont également libres.

On leur doit notamment l’initiation de nouveaux tags  pour OpenStreetMap pour mieux qualifier les terres viticoles avec la possibilité de décrire le cépage, si la culture est biologique ou non, l’orientation des rangs, l’année de première vendanges ou encore le nom du vignoble.

Un projet qui n’en est donc qu’a ses débuts.

A découvrir ici : http://openwines.eu

Système de guidage de matériel agricole et plus en Open source

A première vue, le projet Arduino semble assez éloigné des préoccupations liées au matériel agricole. Pourtant, à travers la communauté Ardupilot  (http://ardupilot.com/) qui propose des dispositifs de guidage de drone (et autres) libres et open source basés sur Aduino, un lien évident a été créé par l’initiative d’une agriculteur canadien.

« Matthew Reimer a modifié son tracteur John Deere pour y ajouter un système open-source d’auto-pilotage qui lui permet de gagner du temps lors de la moisson du blé. Les tracteurs automatisés guidés par GPS existent déjà depuis longtemps pour ceux qui possèdent de grandes exploitations et les moyens de se les offrir, mais peut-on modifier un tracteur pour lui donner l’autonomie qu’il n’a pas à l’origine ? Oui, comme l’a démontré l’agriculteur et geek canadien Matthew Reimer, qui s’est lancé comme défi d’automatiser son travail en utilisant des outils open-source et du matériel open-hardware. Son initiative ne vise pas seulement à être économique par rapport aux solutions du marché, mais se veut aussi être un geste militant… »

Voir l’article complet : http://www.geekparadize.fr/high-tech/article-75999-un-agriculteur-automatise-son-tracteur-avec-du-materiel-open-source.html

 

Valorisation des données libres : que disent les cartes de propriétaires de voiture ?

map.datafrance.info diffuse les statistiques rendues publiques par les services de l’Etat. Ce site présente désormais une carte du taux de motorisation des foyers français, territoire par territoire, à une échelle fine (le quartier, voire, dans certains cas, le pâté de maisons).

Cartes_voitures

 

source : le monde

Un article du monde, montre comment ces données battent en brèche quelques idées reçues. On y remarque en particulier que Le principal facteur facilitant la non-motorisation est la densité humaine, qui implique trois conséquences : une plus grande proximité des commerces et des services, dans un rayon parcourable à pied, davantage de transports publics et moins d’espace pour stocker une voiture. Les revenus jouent également un rôle, mais moins nettement. Ainsi, dans la banlieue de Lille, La Madeleine, commune plutôt aisée, est moins équipée (25% sans voiture) que Wattrelos (20%), plus populaire. Il y a davantage de ménages possédant une voiture à Clichy-sous-Bois (68%) que dans la très huppée Neuilly-sur-Seine (67%).

La carte montre que la moindre ville, même moyenne ou petite, présente un taux de motorisation inférieur à la moyenne et aux communes qui l’entourent (23% sans voiture à Biarritz, 25% à Chambéry, 27% à Périgueux, 29% au Puy-en-Velay, 31% à Sedan, etc.) Sur la carte, on reconnaît même les villes à leur couleur claire, tandis que leur environnement immédiat est au contraire bien plus foncé : il s’agit des ménages qui vivent à proximité de la ville tout en dépendant fortement des emplois et services offerts par ladite ville. Les campagnes éloignées, et singulièrement les montagnes, sont en revanche moins motorisées. Il en est de même pour quelques régions industrielles pauvres. L’image qu’offre l’ancien bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est saisissante. Sur une longue bande qui court de Lillers (Pas-de-Calais) à Valenciennes (Nord), le taux de non-motorisation atteint et dépasse les 25%.