AgroFly, le drone qui pulvérise avec précision

Crédit photo : AgroFly

Après avoir reçu les autorisations de l’Office fédéral de l’aviation civile, l’Office fédéral de l’environnement et le centre de compétences de la Confédération pour la recherche agricole Agroscope, AgroFly démarre sa production de drones pulvérisateurs.

Leur objectif : faire de la pulvérisation de précision à l’aide d’un drone qui volera à 1m au-dessus des cultures et devrait ainsi être bien plus précis que les pulvérisateurs traditionnels.

Pour lier l’article, c’est par ici !

Un champ cultivé seulement par drones et tracteurs autonomes

Le projet Hands Free Hectare vient de se terminer après le succès de la récolte. Cette initiative visait à cultiver un champ d’orge sans jamais mettre un pied dans la parcelle. Les travaux et la surveillance de la parcelle ont été assuré par des drones et des tracteurs autonomes de la plantation à la récolte. Les responsables du projet ont volontairement utilisé des machines facilement disponibles pour les agriculteurs, de la technologie Open Source et un pilote automatique à partir d’un drone pour le système de navigation afin de montrer que le matériel est accessible et utilisable relativement facilement.

Ce projet est une première mondiale. Cependant, c’est à se demander si ça ne n’enlève pas le plaisir qu’éprouve un agriculteur de voir sa culture pousser…

Pour plus de détails, lisez le communiqué de presse !
Retrouvez également un article (en français) ici !

L’épandage par drone en test dans le Gers

Fin août, un test d’épandage de couvert végétal par drone a eu lieu sur un champ de maïs. Ce vecteur présenterait des avantages par rapport à l’enjambeur, qui abîme les sols et, par rapport à l’hélicoptère, qui ne répartit pas les semences de façon homogène. Les résultats finaux sont attendus pour mars mais déjà la repousse est prometteuse. A suivre de près !

Un drone rempli de semences survole les champs./ DR Reflet du Monde

N’hésitez pas à lire l’article !

Cas concret de mise en place de l’Agriculture de Précision: Arterris témoigne

Ce court reportage explique très bien et par exemples concrets l’accompagnement par la coopérative de l’adoption de l’Agriculture de précision.

Avec en bonus, témoignages d’utilisateurs sur la modulation et l’utilisation des drones de Delair Tech.

 
C’est ici: http://www.pleinchamp.tv/reportages-pleinchamp/l-agriculture-de-precision-face-au-defi-de-l-industrialisation

Les drones au service de l’environnement et de l’agriculture

On assiste aujourd’hui à une explosion de l’utilisation du drone, et de plus en plus au service de l’environnement et de l’agriculture.

                En novembre 2016, une équipe d’étudiants français de l’Igem (International Genetically Engineered Machine) a remporté le premier prix lors du concours organisé par le MIT (Massachusetts Institute of Technology) aux Etats-Unis, grâce à leur drone Quantify. Ce dernier, grâce à des bactéries génétiquement modifiées et embarquées sur le drone, est capable « de détecter, quantifier et cartographier la pollution de l’air ». Cette détection passe par la mesure de la bioluminescence des polluants. Ce problème d’ordre publique est totalement d’actualité et cependant, il est difficile de déterminer de manière exacte les molécules toxiques ainsi que leur quantité dans l’air. Seules des stations fixées peuvent obtenir de telles données, mais restent peu précises. La création de ce drone représente une véritable avancée, en liant la biologie et la technologie, et ouvre la voie à d’autres innovations pour lutter au mieux contre cette pollution atmosphérique.

                Courant octobre, dans le domaine de l’agriculture plus précisément cette fois, Terres Inovia et AIRINOV ont combiné leurs outils, La Réglette Azote Colza® pour l’un et un drone avec un capteur de réflectance pour l’autre. Cette réglette est un OAD qui permet d’ajuster la dose d’azote à apporter sur les parcelles de colza, dont une des entrées principales est la biomasse fraîche aérienne. Les mesures se faisaient auparavant par des mesures destructives ou en faisant appel à des indicateurs visuels. Grâce à ce partenariat, cette estimation de la biomasse passe désormais par une cartographie de la parcelle, via le drone de AIRINOV. Ce service de « Conseil Azote Colza », qui fournit un ajustement de la dose d’azote à apporter, permet donc d’éviter l’étape fastidieuse de la pesée de la matière sèche. Les résultats fournis par le drone ont été validés par Terres Inovia, garantissant ainsi la compatibilité entre les deux outils et l’efficacité du système.

                Un autre problème récurrent auquel sont confrontées les cultures est leur destruction par des ravageurs, comme les sangliers. Pour pouvoir dédommager au mieux les agriculteurs, il est nécessaire de pouvoir déterminer de manière la plus juste possible l’état des dégâts. Mas cette analyse n’est pas toujours facile à réaliser. Une étude récemment publiée dans le Journal of Unmanned Vehicle Systems, à démontrer que les images fournies par des drones peuvent être utilisées pour cartographier et quantifier de manière plus ou moins précise les dommages. Il reste bien sûr des tests à réaliser mais les résultats sont encourageants et offre des possibilités d’utilisation très larges.

Offre de thèse CIFRE Limagrain + Irstea : Couplage de la spectrométrie visible – proche infrarouge et un vecteur mobile pour la caractérisation de la végétation dans le cadre de campagnes de phénotypage

Laboratoire d’accueil : UMR ITAP (Irstea/Montpellier SupAgro), Equipe COMiC (Capteurs Optiques pour les Milieux Complexes)
Directeur de thèse : Jean-Michel ROGER

Encadrement  / Contact  : alexia.gobrecht@irstea.fr, fabienne.henriot@limagrain.com

Début et localisation : Début 2016 à Montpellier.

Description du sujet de thèse :

Sujet complet en pdf:

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Résumé :

Un phénotypage précis et à haut débit des traits agronomiques et physiologiques est la clé de la réussite d’un programme de sélection. Alors que le coût du génotypage a diminué durant ces dernières années, le phénotypage est devenu le principal facteur limitant pour la caractérisation des variétés, la dissection génétique des caractères et leur implémentation dans les programmes de sélection. Il est donc primordial de pouvoir développer des outils et méthodes innovants de phénotypage à haut débit et non destructif, applicable à l’échelle d’un programme de sélection (plusieurs dizaines de lieux, plusieurs milliers de variétés par lieu).

Dans cette thèse, il s’agira de proposer un système optique de mesure par spectroscopie visible et proche infrarouge embarqué sur  un vecteur mobile ainsi que la chaîne de traitement permettant d’accéder aux paramètres d’intérêt nécessaires pour le  phénotypage rapide du maïs (composantes du rendement, réponse de la plante à son environnement, …). Notamment, cette approche doit permettre :

  • L’extraction de paramètres d’intérêts décrivant la réponse de la plante aux stress abiotiques à partir des spectres acquis : via la construction d’indices mais également via la mise en œuvre d’approches chimiométriques originales ou encore le couplage avec des modèles agronomiques existants
  • La spatialisation de l’information : production de cartes, d’indicateurs d’hétérogénéité spatiale

La problématique de la thèse est : « Comment tirer le meilleur parti du couplage entre un capteur à faible résolution spatiale / forte résolution spectrale et un vecteur mobile et agile pour caractériser le maïs dans le cadre de campagne de phénotypage dans un objectif de sélection variétale ? »

Profil / Compétences et formations requises :

Le sujet de thèse se situe à l’interface des disciplines agronomiques, traitement d’image et du signal, télédétection et/ou spectrométrie . Un candidat avec de bonnes connaissances en agronomie et un approfondissement solide en analyse de données (Matlab, Scilab, R) et algorithmique sera privilégié.

Candidature avant le 30 novembre 2015 :
Les candidats transmettront par email un CV, une lettre de motivation  à alexia.gobrecht@irstea.fr et fabienne.henriot@limagrain.com

Durée : 36 mois
Salaire : 29 000 € annuel brut

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Innov’Action 2015

Innov’Action est organisé par les chambres d’agriculture pour découvrir les pratiques innovantes des agriculteurs.
Plus de 200 portes ouvertes dans 18 régions sont organisées du 1er au 30 juin 2015.

       Les principales dates et sujets
Rendez-vous Agri Smart Tech – le 5 Juin, à Cézais (Vendée)

Plusieurs démonstrations et retours d’expérience sur les drones

  • En viticulture, le 12 juin dans le Bas-Rhin
  • En blé, le 15 juin en Seine-Maritime
  • En maïs, le 18 juin en Ariège

Désherbage robotisé

  • Le 8 juin en Haute-Garonne

De nombreux autres sujets seront traités (plutôt purement agronomiques).

Le programme :
http://www.innovaction-agriculture.fr/les-portes-ouvertes/toutes-les-portes-ouvertes-innovaction/

Le teaser :
http://www.innovaction-agriculture.fr/les-portes-ouvertes/toutes-les-portes-ouvertes-innovaction/

Offre de CDD Ingénieur – Analyse d’images multispectrales acquises par drone

ORGANISME : ARVALIS – Institut du végétal
3 Rue Joseph et Marie Hackin – 75116 PARIS
LIEU D’ACCUEIL : INRA PACA – UMR EMMAH
Domaine St Paul, Site Agroparc – 84914 Avignon

CONTEXTE

ARVALIS – Institut du végétal, Institut Technique Agricole regroupant 450 collaborateurs sur toute la France, est un organisme de recherche appliquée directement au service des agriculteurs. Pour répondre plus efficacement à ses missions, ARVALIS – Institut du végétal, en partenariat avec l’INRA d’Avignon (UMR EMMAH) au sein de l’UMT CAPTE, développe des outils et des méthodes mettant en œuvre des capteurs (lidars, caméras, spectromètres, …) intégrés sur différents systèmes (robots, drones, capteurs sans fil, …). L’objectif de l’UMT CAPTE est de caractériser l’état et le fonctionnement des cultures.

Le projet PHENOME, associant l’INRA, ARVALIS et le CETIOM, a pour objet le développement de solutions innovantes en phénotypage des plantes au champ. Le drone apparaît comme un moyen souple et rapide pour acquérir des données à haute résolution spatio-temporelle. Un ensemble caméra multispectrale / multicoptère a été développé avec l’INRA et testé en 2014. En parallèle, une chaîne de traitement intégrant les corrections géométriques et radiométriques nécessaires au calcul de variables biophysiques est en développement.
En 2015, plusieurs campagnes de mesures sont prévues dans le réseau d’essais d’ARVALIS pour étudier la dynamique complète issue de ces données et caractériser la réponse d’un large panel de variétés de blé tendre aux stress hydrique et azoté. Un autre ensemble d’essais concernent les pommes de terre. Des mesures plus détaillées seront acquises en parallèle par un robot de phénotypage (phénomobile) ou par mesures de terrain classiques.

OBJECTIF DE LA MISSION

Intégré(e) au sein de l’équipe INRA – ARVALIS d’Avignon, l’ingénieur aura pour missions de s’assurer de la qualité des données acquises au cours de la campagne, de mettre en œuvre les prétraitements et la chaîne de calcul de variables biophysiques prototype.

ETAPES DE LA MISSION
• Participer à l’élaboration du protocole de terrain et à l’acquisition des données drone (étalonnage des capteurs, cibles pour corrections géométriques, …)
• Organiser les données et assurer le prétraitement des images multispectrales (corrections géométriques et radiométriques), avec les outils existants
• Implémenter les algorithmes de calcul des variables biophysiques à partir des données prétraitées, sous forme d’une chaîne prototype, en lien avec les chercheurs de l’INRA
• Evaluer la qualité des estimations par le système, suivant les conditions d’utilisation, par rapport à des mesures acquises en parallèle (phénomobile, mesures destructives)
• Rédaction d’un rapport de synthèse.

 

Le détail de l’offre ici

 

 

 

Redbird : drônes et agriculture de précision

analyse_parcellaire-a4de9source : www.aerobuzz.fr, © Redbird

Un billet paru dans aerobuzz.fr (http://www.aerobuzz.fr/spip.php?article4789) fait état de la volonté de Redbird de se lancer dans l’agriculture de précision .

Un drone qui tond et digère l’herbe pour en faire son propre combustible

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L’entreprise américaine EcoMow développe une tondeuse qui transforme l’herbe coupée en biocarburant qu’elle utilise pour se mouvoir. Un article dans sciences et avenir explique comment ce projet pourrait fonctionner : http://www.sciencesetavenir.fr/high-tech/20140226.OBS7701/un-drone-qui-mange-et-digere-l-herbe.html