L’Agrirouter de DKE : pour faciliter l’échange de données sur l’exploitation agricole

DKE est une entreprise allemande créée par Agco, Amazone, Deutz-Fahr, Grimme, Horsch, Krone, Kuhn, Lemken, Pöttinger et Rauch. Cette vidéo de 3 min. présente, de maniére trés pédagogique, le concept d’Agrirouter que DKE propose pour faciliter l’échange de données en agriculture. L’agrirouter une plaque tournante de données qui permet à l’agriculteur de définir les données qu’il souhaite échanger entre quel type d’équipements, d’applications, de services, etc. L’agrirouter a été distingué au cours du salon agritechnica qui s’est tenu en Novembre à Hannovre.

Comment la topographie d’une parcelle affecte la qualité de l’épandage des engrais ?

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Sources : Abbou-ou-Cherif et al., 2017

C’est la question que s’est posée l’équipe de chercheurs de l’Irstea de Montoldre. Cette question est importante car à l’heure où les dispositifs d’épandage deviennent de plus en plus  précis (entre autre avec le contrôle du débit et la gestion des sections), des sources d’erreurs induites par les conditions d’épandage ne peuvent plus être négligées. C’est en particulier le cas de la topographie qui, à travers les dévers et les changements de pentes, affecte le comportement du tracteur, l’épandeur qu’il porte, et donc la qualité de l’épandage. Bien que connu de manière intuitive, l’effet de la topographie d’une parcelle sur la qualité de l’épandage des engrais n’avait jamais été étudié de manière rigoureuse. L’importance de ce facteur, tant en terme de surface affectée que de variabilité dans les doses apportées, n’était donc pas connu et il était difficile d’émettre des préconisations et des spécifications sur la nécessité de corriger ce phénomène ou sur les systèmes à embarquer pour apporter des corrections (et encore moins sur la manière de corriger ce phénomène).

C’était l’objectif de la thèse de E-M Abbou-ou-Cherif qui a été soutenue le 15 Novembre dernier et qui a portée sur l’épandage centrifuge des engrais (largeur d’épandage de l’ordre de 30-40 m). Grâce à une approche hybride, combinant données expérimentales et modélisation rigoureuse des phénomènes impliqués, la thèse a pu simuler l’effet de différentes conditions (ruptures de pentes positives ou négatives, dévers, etc.) sur la nappe d’épandage du distributeur. Cette approche permet de reconstituer le passage du tracteur sur une parcelle et de caractériser l’hétérogénéité de la dose d’engrais apportée qui en résulte (cf. illustration). Ces travaux ont permis de quantifier objectivement l’impact de la topographie sur la qualité de la répartition des engrais épandus. Ils montrent que l’impact peut être important spatialement, puisque la répartition peut être affectée sur des surfaces de plusieurs dizaines de m², mais aussi en terme de variabilité, des écarts de +/- 70 % de la dose souhaitée pouvant être observés. Compte tenu de ces résultats, la thèse propose une approche permettant de corriger ces effets en temps réel. Cette approche a été validée sur des données simulées .

Une partie des résultats de la thèse ont été récemment publiés : Abbou-ou-cherif, E. M., Piron, E., Chateauneuf, A., Miclet, D., Lenain, R., & Koko, J. (2017). On-the-field simulation of fertilizer spreading. Computers and Electronics in Agriculture141(C), 118-130.

Vous pouvez contacter le référent scientifique de ce travail si vous souhaitez plus d’information : emmanuel.piron@irstea.fr / 04-70-47-74-32

Une récolteuse à coton John Deere de précision

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source : John Deere CP690, l’agriculture de précision pour le coton. (©John Deere)

D’après un article de Terre-net, la CP690 de John Deere est une récolteuse de coton automotrice qui non seulement produit des balles rondes de coton sans que la machine doive s’arrêter mais elle permet également d’assurer la traçabilité de chaque balle. La récolteurs est munie de deux nouveaux types de capteurs :

 – Le capteur d’humidité qui permet au chauffeur d’arrêter la récolte si le taux d’humidité approche 12 % ce qui est le cap d’optimisation pour ce type de production.
– Les capteurs de poids qui permettent de calibrer les bottes et de suivre le rendement dans la parcelle. C’est l’agriculture de précision au service des producteurs de coton.

 

Deux chenillards autonomes en démonstration pour le désherbage mécanique en viticulture

Bob, le chenillard autonome de Naïo pour vignes étroites et pépinières (http://www.pleinchamp.com/machinisme/actualites-machinisme/bob-le-chenillard-autonome-de-naio-pour-vignes-etroites-et-pepinieres)
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sources : pleinchamps.com

et Hector, le chenillard animé par un moteur thermique de la société VitiBot

Pulvérisation de précision – ce qu’il faut savoir

Terre-Net a sorti une série d’articles couvrant les différents aspects de la pulvérisation de précision: taille des gouttes et des buses, coupures de tronçon, hauteur de rampe, modulation. Sans rentrer dans le détail, ces articles compilés et illustrés sont simples et synthétiques.

Article ici.

La Bout’Machine : une vendangeuse pour récolte manuelle

Inspirée d’une récolteuse à tabac, la Bout’Machine permet aux vendangeurs de ramasser le raisin en restant assis et de trier les raisins manuellement sur la machine. Le gain de temps est estimé à 40 % par le vigneron. La machine est guidée grâce à une barre courbée située devant qui lui permet de suivre les pieds de vigne.

Retrouvez l’article ici !

De la fenaison de précision

Le groupe Kverneland propose sous la marque Vicon une faucheuse et un andaineur de grande largeur, pilotés pour diminuer le temps de travail.

(©Vicon)

On connaissait déjà l’autoguidage afin d’éviter les recouvrements et la coupure de tronçon appliqués à la pulvérisation, maintenant ils sont disponibles respectivement pour le fauchage et l’andainage. En effet, le GeoMow optimise le chevauchement entre les faucheuses avant et arrière, pour utiliser la largeur de fauche maximale et ainsi éviter les recouvrements. Le GeoRake, quant à lui, pilote le relèvement des rotors de l’andaineur pour travailler comme en coupure de section. L’agriculteur peut alors se concentrer sur la conduite sans s’inquiéter pour le travail de ses outils.

Retrouvez l’article complet ici.

En direct de la conférence ECPA : le contrôle de section des charrues arrive !

ECPA (European Conference on Precision Agriculture) réunit tous les deux ans, les scientifiques européens (et du monde entier) sur le théme de l’agriculture de précision. Cette année la conférence se tient à Edimbourg (17-20 Juillet) et réunit environ 450 scientifiques et représentant d’entreprises.

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Un petit focus sur une des présentations intéressantes afin de partager certaines avancées dans le domaine de l’agriculture de précision. Cette communication concerne le contrôle de sections des Charrues. Un travail présenté par une équipe de recherche Danoise en relation avec la société AgroIntelli. L’augmentation de la longueur des charrues (et du nombre de corps de charrue associé) entraîne nécessairement une augmentation de la largeur des tourniéres en bout de parcelle. Cet aspec est problématiques puisque les tourniéres doivent faire l’objet d’un passage spécifique consommateur d’énergie et susceptible d’être néfaste pour le sol (double passage, compaction, double retournement de certaines parties des tourniéres avec dilution, remontée de semences de mauvaises herbes, etc.). Afin de limiter ces problèmes, l’université d’Arrhus (en collaboration avec la société AgroIntelli) proposent de contrôler chaque corps de charrue de manière indépendante. Une vidéo de démonstration (cf. figure ci-dessus) montre que le prototype est fonctionnel. Le principe consiste à localiser précisément la charrue et à contrôler hydrauliquement, l’abaissement de chaque corps de charrue de manière indépendante. Le système joue également le rôle d’élément de sécurité en contrôlant le relevage de chaque corps dés que la résistance devient trop importante (présence d’enrochement).

Références :  S.K. Nielsen, L.J. Munkholm, M.H. Aarestrup, M.H. Kristensen and O. Green. 2017. Advances in Animal Biosciences: Precision Agriculture (ECPA), pp 444–449. doi:10.1017/S2040470017000735

 

La modulation du travail du sol en agriculture de précision : une option peu étudiée

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Il s’agit d’un article de synthèse rédigé par deux chercheurs (université Kemal-Turquie et université de Pensylvany-Etats Unis). L’article est issu d’une conférence, il n’est pas récent mais il vient d’être mis en ligne sur le site research gate. Son intérêt est de faire le point sur une pratique qui est peu abordée dans le domaine de l’agriculture de précision : celle de la modulation du travail du sol. A l’heure où beaucoup d’agronomes remettent en cause le travail du sol traditionnel et où les techniques sans labour sont présentées comme une alternative intéressante pour lutter contre l’érosion ou pour favoriser la vie dans les sols. La modulation du travail du sol pourrait constituer une alternative intéressante là où les techniques sans labour s’appliquent mal ou donnent de mauvais résultats (sols compacts, argileux, etc.). En effet, dans bien des situations, les techniques simplifiées ne présentent pas que des avantages, on pourra citer entre autres des problèmes sanitaires plus importants, une utilisation plus importante d’herbicides, une variabilité importante de la matiére organique dans le sol, etc. Dans ces situations, il est nécessaire d’offrir des solutions aux agriculteurs pour limiter l’impact des techniques de travail du sol classiques. Pour répondre à ce problème, la modulation du travail du sol a beaucoup été étudiée au début des années 2000. Le concept est simple, il consiste à moduler la profondeur de travail ou l’action de l’outil en fonction des propriétés du sol (compaction, force de rupture, texture, etc.). D’après les auteurs cette technique offrirait des avantages tels que : moins d’intrants énergétique fossile consommé et des perturbations du sol moins importantes qui contribueraient à limiter l’érosion, la dilution de la matière organique, etc. L’article fait le point sur les prototypes qui ont été conçus pour mettre en oeuvre cette pratique. Il fait également le point sur les systèmes de mesure qui ont été proposés pour capter en ligne (ou avant le passage de l’outil) les caractéristiques physiques du sol permettant d’adapter le travail de l’outil aux conditions particulières rencontrées. Malheureusement, l’article ne précise pas si des essais à moyen terme ont été réalisés pour effectivement valider l’intérêt de ces approches sur l’érosion des sols, les aspects sanitaires, le contrôle des adventices ou la vie dans les sols.

On pourra télécharger l’article ici ; 2010-Gorucu-Keskin-Advance-tillage-son