Pulvérisation de précision – ce qu’il faut savoir

Terre-Net a sorti une série d’articles couvrant les différents aspects de la pulvérisation de précision: taille des gouttes et des buses, coupures de tronçon, hauteur de rampe, modulation. Sans rentrer dans le détail, ces articles compilés et illustrés sont simples et synthétiques.

Article ici.

La Bout’Machine : une vendangeuse pour récolte manuelle

Inspirée d’une récolteuse à tabac, la Bout’Machine permet aux vendangeurs de ramasser le raisin en restant assis et de trier les raisins manuellement sur la machine. Le gain de temps est estimé à 40 % par le vigneron. La machine est guidée grâce à une barre courbée située devant qui lui permet de suivre les pieds de vigne.

Retrouvez l’article ici !

De la fenaison de précision

Le groupe Kverneland propose sous la marque Vicon une faucheuse et un andaineur de grande largeur, pilotés pour diminuer le temps de travail.

(©Vicon)

On connaissait déjà l’autoguidage afin d’éviter les recouvrements et la coupure de tronçon appliqués à la pulvérisation, maintenant ils sont disponibles respectivement pour le fauchage et l’andainage. En effet, le GeoMow optimise le chevauchement entre les faucheuses avant et arrière, pour utiliser la largeur de fauche maximale et ainsi éviter les recouvrements. Le GeoRake, quant à lui, pilote le relèvement des rotors de l’andaineur pour travailler comme en coupure de section. L’agriculteur peut alors se concentrer sur la conduite sans s’inquiéter pour le travail de ses outils.

Retrouvez l’article complet ici.

En direct de la conférence ECPA : le contrôle de section des charrues arrive !

ECPA (European Conference on Precision Agriculture) réunit tous les deux ans, les scientifiques européens (et du monde entier) sur le théme de l’agriculture de précision. Cette année la conférence se tient à Edimbourg (17-20 Juillet) et réunit environ 450 scientifiques et représentant d’entreprises.

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Un petit focus sur une des présentations intéressantes afin de partager certaines avancées dans le domaine de l’agriculture de précision. Cette communication concerne le contrôle de sections des Charrues. Un travail présenté par une équipe de recherche Danoise en relation avec la société AgroIntelli. L’augmentation de la longueur des charrues (et du nombre de corps de charrue associé) entraîne nécessairement une augmentation de la largeur des tourniéres en bout de parcelle. Cet aspec est problématiques puisque les tourniéres doivent faire l’objet d’un passage spécifique consommateur d’énergie et susceptible d’être néfaste pour le sol (double passage, compaction, double retournement de certaines parties des tourniéres avec dilution, remontée de semences de mauvaises herbes, etc.). Afin de limiter ces problèmes, l’université d’Arrhus (en collaboration avec la société AgroIntelli) proposent de contrôler chaque corps de charrue de manière indépendante. Une vidéo de démonstration (cf. figure ci-dessus) montre que le prototype est fonctionnel. Le principe consiste à localiser précisément la charrue et à contrôler hydrauliquement, l’abaissement de chaque corps de charrue de manière indépendante. Le système joue également le rôle d’élément de sécurité en contrôlant le relevage de chaque corps dés que la résistance devient trop importante (présence d’enrochement).

Références :  S.K. Nielsen, L.J. Munkholm, M.H. Aarestrup, M.H. Kristensen and O. Green. 2017. Advances in Animal Biosciences: Precision Agriculture (ECPA), pp 444–449. doi:10.1017/S2040470017000735

 

La modulation du travail du sol en agriculture de précision : une option peu étudiée

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Il s’agit d’un article de synthèse rédigé par deux chercheurs (université Kemal-Turquie et université de Pensylvany-Etats Unis). L’article est issu d’une conférence, il n’est pas récent mais il vient d’être mis en ligne sur le site research gate. Son intérêt est de faire le point sur une pratique qui est peu abordée dans le domaine de l’agriculture de précision : celle de la modulation du travail du sol. A l’heure où beaucoup d’agronomes remettent en cause le travail du sol traditionnel et où les techniques sans labour sont présentées comme une alternative intéressante pour lutter contre l’érosion ou pour favoriser la vie dans les sols. La modulation du travail du sol pourrait constituer une alternative intéressante là où les techniques sans labour s’appliquent mal ou donnent de mauvais résultats (sols compacts, argileux, etc.). En effet, dans bien des situations, les techniques simplifiées ne présentent pas que des avantages, on pourra citer entre autres des problèmes sanitaires plus importants, une utilisation plus importante d’herbicides, une variabilité importante de la matiére organique dans le sol, etc. Dans ces situations, il est nécessaire d’offrir des solutions aux agriculteurs pour limiter l’impact des techniques de travail du sol classiques. Pour répondre à ce problème, la modulation du travail du sol a beaucoup été étudiée au début des années 2000. Le concept est simple, il consiste à moduler la profondeur de travail ou l’action de l’outil en fonction des propriétés du sol (compaction, force de rupture, texture, etc.). D’après les auteurs cette technique offrirait des avantages tels que : moins d’intrants énergétique fossile consommé et des perturbations du sol moins importantes qui contribueraient à limiter l’érosion, la dilution de la matière organique, etc. L’article fait le point sur les prototypes qui ont été conçus pour mettre en oeuvre cette pratique. Il fait également le point sur les systèmes de mesure qui ont été proposés pour capter en ligne (ou avant le passage de l’outil) les caractéristiques physiques du sol permettant d’adapter le travail de l’outil aux conditions particulières rencontrées. Malheureusement, l’article ne précise pas si des essais à moyen terme ont été réalisés pour effectivement valider l’intérêt de ces approches sur l’érosion des sols, les aspects sanitaires, le contrôle des adventices ou la vie dans les sols.

On pourra télécharger l’article ici ; 2010-Gorucu-Keskin-Advance-tillage-son

ANIMATEUR RESEAU AGRICULTURE DE PRECISION

La technologie au service de l’agronomie

Fondée en 2015, l’ETA Green Tillage a pour ambition d’animer un réseau d’agriculteurs autour d’une démarche globale d’agriculture durable.
Elle est née et inspirée du concept « Green Tillage » développé par un agriculteur engagé : Michael Ehmann.
Installé depuis 1989 dans le Gers et aujourd’hui spécialiste du maïs popcorn, Michael Ehmann a orienté son dynamisme innovant vers la mise en place de techniques culturales simplifiées.
La technique du Green Tillage est ainsi une technique de semis sous couverts permettant de gérer précisément l’implantation des couverts végétaux grâce à des outils d’agriculture de précision.

La CUMA Green Tillage, également fondée en 2015, vient compléter la mission de l’ETA.
L’ETA anime ainsi un réseau d’agriculteurs en déployant des pratiques culturales innovantes alliant agriculture de conservation et de précision.

En tant qu’Animateur ETA, vous coordonnez et développez de façon autonome l’activité globale de l’entreprise.
Vous aurez en charge :
·       L’animation du réseau de clients de l’ETA et des utilisateurs de la CUMA
·       L’organisation et le suivi des travaux
·       La gestion opérationnelle des travaux et l’encadrement des salariés de l’ETA
·       Le suivi budgétaire
·       Le développement agronomique de la technique
·       Le développement du réseau de clients de l’ETA
·       La coordination et le développement national et international du réseau de partenaires experts

Poste en CDI à pourvoir immédiatement
Contact: j.couturier@popcorn.fr

La solution « precision makers » pour une robotique agricole incrémentale

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source : precision makers (http://www.precisionmakers.com/x-pert/)

Precision makers est une société des pays bas qui propose un kit permettant de transformer le matériel existant sur l’exploitation en plateforme autonome. L’idée est intéressante puisqu’elle permet de conserver la matériel de l’exploitation et d’y intégrer des fonctions « robotisées ». A tout moment le matériel peut être utilisé de avec un chauffeur. L’intérêt du système est aussi d’intégrer un automate qui permet de piloter l’outil attelé (pulvérisateur, tondeuse, gyro, etc.). Une manière d’intégrer la robotique de manière incrémentale sur l’exploitation agricole. Cette solution a été choisie par John Deere pour la robotisation des outils d’entretien espace vert (particulièrement les golfs : https://www.youtube.com/watch?v=4fw0ciI3lZI ).

Robotisation en agriculture : état des lieux et évolution à l’académie d’agriculture

Robotisation en agriculture : état des lieux et évolution, une séance sera spécifiquement organisée sur ce théme le  25 janvier 2017 après-midi – PARIS – Académie d’agriculture de France

Cette séance fait suite à une première qui avait eu lieu le 17 décembre 2014 (http://academie-agriculture.fr/actualites/academie/seance/academie/tic-robotique-et-teledetection-en-agricultures-les-evolutions?171214), on observait alors le fort développement des robots de traite et d’alimentation en élevage alors que le développement de robots dédiés aux productions végétales semblait balbutiant.

En deux ans le paysage a évolué :
– la robotisation en élevage s’est poursuivie. On voit même aujourd’hui quelques limites aux robots de traite par exemple mais cet aspect ne sera pas évoqué aujourd’hui puisque nous nous concentrons sur la robotisation en agriculture. La robotisation en élevage fera l’objet d’une séance future.
– plusieurs robots sont opérationnels en productions végétales et signent peut-être la relocalisation des fabrications d’agro-équipements
– les véhicules « sans chauffeur » ne sont plus tout à fait un rêve
– l’Internet des objets (Internet of Things ou IoT) paraît constituer la « nouvelle frontière » des développements des technologies de l’information avec le géopositionnement, la reconnaissance de formes et de couleurs, etc.

Organisation de la séance
M. René AUTELLET (AAF IX)
Robotique Agricole : Retour vers le futur !
M. Gilbert GRENIER, Professeur d’Automatique et Génie des Equipements – Bordeaux Sciences Agro
Témoignages
– Gaëtan SEVERAC (Naïo Technologies)
– Cédric TESSIER (Effidence)
– Xavier DAVID BEAULIEU (Vitirover)
– Mme Audrey GUILLET (AGCO, auteur de la thèse de Doctorat médaille d’agent de la section IX en 2015)
– M. Frédéric COLLEDANI (Ingénieur Chercheur, Interactive Robotics Laboratory, CEA-LIST)
>> Robotique Agricole : Des opportunités mais de nombreux challenges à relever
Michel BERDUCAT – Ingénieur de Recherche – Directeur Adjoint de l’Unité de Recherche « Technologies et Systèmes d’Information pour les Agrosystèmes » – IRSTEA – Centre de Clermont-Ferrand
>> Conclusion
Jean-François COLOMER (AAF IX)
Voir : http://academie-agriculture.fr/actualites/academie/seance/academie/robotisation?250117

Des machines agricoles sans agriculteurs ?

Les Sima Innovation Awards 2017 ont été décernés, nous allons ici parler de l’innovation non pas médaillé d’or mais d’argent. Vu de loin, il ressemble à un tracteur comme un autre, mais quand on regarde de plus près il manque un élément clé : l’agriculteur ! Il s’agit d’un concept de New Holland, le NH Drive, une machine capable d’effectuer un grand nombre de tâches agricoles en autonomie. L’avantage ? Les chantiers peuvent être effectués de jour comme de nuit afin d’exploiter au maximum les périodes climatiques favorables pour le travail au champ. Les machines prennent-elles le contrôle ? Pas pour le moment. L’agriculteur peut suivre depuis un ordinateur ou une tablette, la progression de l’appareil via un écran de traçage des trajectoires et un autre écran affichant en direct les images des caméras embarquées à l’avant et à l’arrière du tracteur. Il peut également, toujours depuis son poste, paramétrer la machine et les outils (régime moteur, vitesse du semis, …). Voilà de quoi rassurer les plus craintifs sur les machines autonomes. Il est également possible de faire fonctionner le NH Drive en tandem avec d’autres machines autonomes ou pilotées.

Cependant, ces machines ont leurs limites et on ne peut pas se passer de l’humain dans certaines opérations ou lors de la circulation sur la voie publique. New Holland a fait le choix de conserver la cabine de pilotage, pour que le NH Drive soit parfaitement utilisable par l’agriculteur. Cela est un gros avantage par rapport au Case IH Magnum, un autre tracteur autonome ne disposant pas d’une cabine mais qu’il est tout de même possible de piloter en cas d’urgence. Mais ce choix à un coût économique. Si le Magnum n’a plus de cabine c’est pour compenser le surcoût de la technologie nécessaire à une machine autonome. Car de la technologie il y en a dans ces engins. Ils fonctionnent grâce à la combinaison des systèmes radar, LIDAR et caméra RGB afin de détecter à tout moment un éventuel obstacle. S’il est difficile de trouver des fourchettes de prix possibles pour le NH Drive ou le Magnum, n’oublions pas qu’un LIDAR seul vaut plusieurs milliers d’euros, somme que l’agriculteur aimerait garder dans sa poche.

Le NH Drive nous rappelle que les machines autonomes ne sont pas qu’une aide pour faciliter le travail de l’agriculteur ou des gadgets de luxe. Ils permettent de faire face à la pénurie de main d’œuvre spécialisée dans certains pays, afin de rentabiliser au maximum les activités agricoles. Même si ce n’est pas la première machine autonome, elle permet de remettre en avant l’intérêt des technologies dans l’agriculture pour faire face aux enjeux alimentaires mondiaux.

Vous pouvez trouver une vidéo de présentation du NH Drive au lien suivant : https://www.youtube.com/watch?v=OnoER4Ooxaw

et du Case IH Magnum autonome à ce lien : https://www.youtube.com/watch?v=jsB9s_pAHmE