Une nouvelle fonctionnalité QGis qui pourrait faciliter l’utilisation des données libres

Depuis octobre, la dernière version du logiciel de SIG libre QGIS (2.18) offre la possibilité d’importer un raster au format XYZ. Cette nouvelle fonctionnalité a été présentée par les étudiants de la formation AgroTIC lors de la quatrième édition du séminaire utilisateurs Qgis.

Dans les versions plus anciennes de QGis, les fonds de cartes pouvaient être importés grâce aux plugins OpenLayers ou QuickMapServices … avec quelques mésaventures parfois ! Depuis la version 2.18 du logiciel libre, il est possible d’importer des rasters au format XYZ non plus via un plugin mais en natif, éliminant par la même occasion les problèmes de superposition rencontrés auparavant !

Pour cela, il suffit d’ouvrir dans l’explorateur le widget « Tile Server (XYZ) » et d’établir une « nouvelle connexion » en entrant un URL. Par exemple, pour ouvrir un fond de carte OpenStreetMap, il suffit de rentrer l’URL : http://c.tile.openstreetmap.org/{z}/{x}/{y}.png

A une période où les données ouvertes et libres se démocratisent, cette fonctionnalité promet de faciliter nombre d’utilisations de SIG libres et d’open data.

C’est le cas à Bouake, en Côte d’Ivoire. L’organisation « OSM Côte d’Ivoire » a organisé une formation à la cartographie numérique OSM et géomatique libre en septembre-octobre derniers, réunissant une vingtaine de mappers, dans le cadre du projet OpenStreetMap et géomatique libre en Afrique de l’Ouest. Lors de cette formation est abordée l’utilisation du logiciel QGis comme « outil utilisant des données OSM »mais aussi un mapathon (création de données cartographiques en masse) sur des territoires de Côte d’Ivoire. Une initiative pas isolée, puisque ces projets de collecte de données massive se mettent en place dans le monde entier.

En France, à l’initiative d’OpenStreetMap, le projet BANO avait été lancé en 2014 (Acronyme de : «  Base d’Adresses Nationale Ouverte ») avec pour but une mise à disposition de données en libre accès au format shapefile sur tout le territoire. Contrairement à la BAN (Base Adresse Nationale), BANO intègre des contributions OpenStreetMap et des données opendata diffusées par les collectivités et dénombre aujourd’hui 15 millions d’adresses ! Et pour lister tous les portails d’OpenData, l’entreprise OpenDataSoft  a crée en 2015, le projet « Open Data Inception , un site qui regroupe plus de 2000 portails Open Data dans le monde.

Une bonne nouvelle pour les utilisateurs de SIG libres… A vos données !

Sources :

https://www.qgis.org/fr/site/forusers/visualchangelog218/index.html#map-composer

http://openstreetmapmali.org/2016/10/formation-a-cartographie-numerique-osm-geomatique-libre-30-septembre-23-octobre-2016-a-bouake/

http://veillecarto2-0.fr/uncategorized/donnees-cartographiques-ouvertes/projet-bano-dopen-street-map/

http://veillecarto2-0.fr/uncategorized/donnees-cartographiques-ouvertes/open-data-inception/

https://opendatainception.io/

 

Lancement de l’Agricultural Data Coalition et du Ag Data Transparency Evaluator aux États-Unis

« Début mars, l’American Farm Bureau Federation, des universités américaines et des entreprises du secteur agricole ont formé l’Agricultural Data Coalition, dans le but d’aider les agriculteurs à mieux gérer l’ensemble de leurs données. En effet, l’exploitation des nombreuses informations récoltées par les agriculteurs suscite un certain intérêt et pourrait, par exemple, leur permettre de prendre des décisions économiques plus rapidement, d’identifier les marges d’amélioration sur leur exploitation ou encore de réduire leurs coûts de production. Cependant, la propriété, la confidentialité, la sécurité, la disponibilité, l’utilisation et la diffusion de ces informations, en particulier à des tierces parties (chercheurs, assureurs, gouvernement, fournisseurs d’intrants, etc.) font débat. »

L’article complet dans le bulletin de veilleprospective du CEP, une activité de sélection d’informations extérieures au MAAF à l’adresse suivante : http://veilleagri.hautetfort.com/archive/2016/05/17/lancement-de-l-agricultural-data-coalition-et-du-ag-data-tra-5802925.html

Tester l’aptitude de données de sol gratuites pour définir des zones intra-parcellaires

Est-il possible d’utiliser des données spatialisées gratuites et disponibles telles que les cartes pédologiques pour définir des zones de gestion intra-parcellaire ?

C’est la question à laquelle des chercheurs de l’USDA ont essayé de répondre à travers une expérimentation originale consistant à croiser des zones définies à partir de cartes pédologiques numériques fournies par l’USDA et des données de rendement issues de moissonneuses batteuses équipées de capteurs de rendement.

Le résumé de l’article en anglais :

Capturing the variability in soil-landscape properties is a challenge for grain producers attempting to integrate spatial information into the decision process of precision agriculture (PA). Digital soil maps (DSMs) use traditional soil survey information and can be the basis for PA subfield delineation (e.g., management zones). However, public soil survey maps provide only general descriptions of soil-landscape features. Therefore, improved DSMs are needed that use high-resolution data that more precisely model soil-landscape characteristics. Additionally, reliable methods are needed to validate DSM products for PA. The objective of this study was to validate with corn (Zea mays L.) yield data the performance of a new DSM product, termed Environmental Response Unit (ERU), compared with the USDA Soil Survey Geographic (SSURGO) soil map. The ERU was developed by integrating SSURGO information with high-resolution elevation data. For validation, corn yield maps were collected and corrected for common data collection errors from 409 fields across Indiana, Iowa, Minnesota, and Nebraska in 2010 to 2012. Reductions in the area-weighted variance (Rv) of corn yield for ERU and SSURGO were calculated relative to the whole-field variance. The average Rv across all site-years for SSURGO and ERU was 16 and 25%, respectively, which uated to a 57% higher median yield variance reduction with ERU over SSURGO. This variance reduction technique showed the potential of ERU as an improved model better representing soil-landscape properties that impact corn yield. This research also has application potential for determining the success of a DSM for identifying management zones in PA.

L’article est disponible en ligne : https://dl.sciencesocieties.org/publications/aj/articles/0/0/agronj2015.0381

Références : Bobryk, C. W., Myers, D. B., Kitchen, N. R., Shanahan, J. F., Sudduth, K. A., Drummond, S. T., … & Gomez Raboteaux, N. N. (2016). Validating a Digital Soil Map with Corn Yield Data for Precision Agriculture Decision Support.Agronomy Journal.

La biodiversité en OpenData

Un article du monde évoque le projet de loi biodiversité voté récemment à l’assemblé et qui statue sur la libre diffusion des données naturalistes :

« L’article 3 ter du texte, voté par les sénateurs le 26 janvier et qui doit revenir en seconde lecture devant l’Assemblée mi-mars, prévoit que « les maîtres d’ouvrage, publics ou privés, doivent contribuer à cet inventaire national par la saisie ou, à défaut, le versement des données brutes de biodiversité ­acquises à l’occasion des études d’impact des plans et programmes (…) et des projets d’aménagement ». Le texte précise que ces informations « sont diffusées comme des données publiques, gratuites, librement réutilisables ». »

L’article complet : http://www.lemonde.fr/sciences/article/2016/02/08/les-defis-de-la-nature-en-open-data_4861448_1650684.html

biodiversité opendata

L’Open Data en agriculture: Où en est-on?

La société Opendatasoft accompagne les collectivités ou les entreprises dans la création de portails opendata. Dans un article publié en Janvier sur leur blog, ils lancent un appel du pied au domaine de l’agriculture. Pour cela ils font un état de l’art intéressant et bien illustré des données aujourd’hui librement disponibles en agriculture.

Infographie à retrouver sur : https://www.opendatasoft.com/fr/2016/01/18/open-data-et-agriculture-un-panorama-rapide-des-donnees-agricoles-ouvertes/

open-data-agriculture-opendatasoft-banner

Pour aller plus loin : http://www.godan.info/wp-content/uploads/2015/04/ODI-GODAN-paper-27-05-20152.pdf

Rendre l’intelligence artificielle accessible à tous, « une façon de se blanchir » pour les entreprises.

Un article du Monde qui permet de voir l’open source sous un autre angle. Après le « green washing », va-t-on vers de l' »open-source washing » ? C’est la question que pose cet article. Si le modèle open source et open data est souvent érigé comme un rempart à l’appropriation des données par une poignée d’acteurs, l’article pose la question du modèle d’organisation qui initie et gère cette libéralisation…

En effet, « Jeudi 10 décembre, Facebook s’engageait à livrer les secrets de fabrication du serveur qu’il utilise pour des projets liés à l’IA (Intelligence Artificielle). Un mois plus tôt, c’est Google qui annonçait la mise à disposition de sa technologie d’apprentissage des machines. Vendredi 11 décembre, le patron de Tesla Motors et de SpaceX, Elon Musk, figure incontournable de la Silicon Valley, annonçait la création d’OpenAI, une organisation à but non lucratif, chargée de faire avancer la recherche sur l’IA « pour bénéficier à l’humanité », et de rendre accessibles à tous les technologies développées. Surprenant, quand on sait qu’Elon Musk s’est publiquement inquiété, à plusieurs reprises ces derniers mois, des potentiels dangers représentés par l’intelligence artificielle. »

Des choix stratégiques qui soulèvent de nombreuses questions, à l’heure où l’IA est au cœur d’importants enjeux technologiques, économiques et éthiques.

Accès à l’article : http://www.lemonde.fr/pixels/article/2015/12/15/rendre-l-intelligence-artificielle-accessible-a-tous-une-facon-de-se-blanchir-pour-les-entreprises_4832326_4408996.html

L’Open Data du vin

En mars 2015, une organisation à but non lucratif a été lancée : OpenWines. L’objectif : de manière collaborative et ouverte, construire les bases d’un open-data du vin, de la vigne et des vignerons.

Les données sont ouvertes et gratuites, librement disponibles, redistribuables, ré-utilisables, interopérables et ouvertes aux contributions. Les logiciels, schémas, infographies, illustrations et documentation utilisés sont également libres.

On leur doit notamment l’initiation de nouveaux tags  pour OpenStreetMap pour mieux qualifier les terres viticoles avec la possibilité de décrire le cépage, si la culture est biologique ou non, l’orientation des rangs, l’année de première vendanges ou encore le nom du vignoble.

Un projet qui n’en est donc qu’a ses débuts.

A découvrir ici : http://openwines.eu

Le RPG 2011 est maintenant disponible en OpenData

Le Registre Parcellaire Graphique 2011 est maintenant disponible en OpenData sur la plateforme data.gouv.fr.

Ce jeu de données va permettre d’avoir un suivi des cultures assolées sur 3 années consécutives (2010-2011-2012). Ces données peuvent être intéressantes à utiliser dans le cadre d’études à l’échelle de successions végétales. A noter cependant, les données diffusées correspondent au niveau 2, avec des groupes de cultures agrégés (cf récapitulatif au lien suivant – récapitulatif regroupement des cultures RPG) et des îlots limités à la culture majoritaire. Si vous étudiez la patate ou la betterave sucrière (incluse toutes les deux comme légumes-fleurs avec le melon, les carottes et plantes aromatiques), passez votre chemin ..

Le prochain Registre Parcellaire Graphique à paraître devrait être le millésime 2013.

Open data : nouvelle version de data.gouv.fr

Le 18 décembre a été lancée la nouvelle version de la plateforme gouvernementale de partage des données publiques (data.gouv.fr). Il y a maintenant plus de données, mais ré-agrégées pour réduire le nombre de fichiers.Page d'accueil data.gouv.fr

De nouvelles données seront bientôt à disposition gratuitement : comptabilité des communes, adresses postales des établissements scolaires ou prix du carburant. Ces données peuvent venir de l’administration ou des services publiques mais d’autres producteurs de données d’intérêt général peuvent aussi contribuer.

Des open-cours avec des open-diplômes ?

Les universités américaines, parmi lesquelles figurent les très réputées de la Ivy League, Stanford ou encore le MIT, proposent une plateforme pour suivre des cours de leurs enseignants. La particularité, c’est que c’est ouvert à tout le monde, et ce, pour l’intégralité du cours (examens intermédiaires et finaux compris).

On parle de MOOCs (Massively Open Online Courses) ou cours en ligne ouverts et massifs en français. Les cours disponibles ne sont pas que les 1.01 (premiers cours d’une matière), et certains demandent des pré-requis assez importants. Ces cours restent accessibles même après la fin de l’enseignement. Par exemple, a l’heure actuelle, il est possible de se former sur des sujets aussi variés que la programmation de l’intelligence artificielle, l’histoire de l’architecture ou encore les comportements en économie.

Si, en plus, vous y êtes assidus et que vos résultats sont suffisant, il vous sera possible d’obtenir un diplôme attestant de votre formation. Reste plus qu’à savoir quel lieu de votre maison il décorera le mieux, la validité de tels diplômes restant encore à montrer.

Ce qui est intéressant, c’est que cela permet à beaucoup de gens d’accéder à des cours de qualité, avec pour seules conditions de parler la langue, en l’occurrence l’anglais, et de posséder une connexion internet. Il peut tout aussi bien s’agir d’un complément de cours pour un professeur ou juste d’une simple curiosité dans un domaine mal connu pour un individu lambda. Le contenu des cours est « ouvert » car accessible par le biais du site, mais l’accès est restreint par la disponibilité dudit cours.

Pour se lancer sur ce site qui s’enorgueillit volontiers de la qualité de l’enseignement de ses universités, c’est par ici : https://www.edx.org

Take courses from the world's best professors

 

Plus de détails sur les MOOCs en général sur la page Wikipédia dédiée.