Repas des anciens AgroTIC

Hier soir, s’est tenu le traditionnel repas des anciens AgroTIC à l’occasion des soutenances de la promotion 2015 – 2016. Parmi la cinquantaine d’AgroTIC, les promotions 1996, 2006 et 2016 étaient représentées.

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L’occasion de fêter comme il se doit Antoine Cairey, le 200° étudiant à s’asseoir sur les bancs de la formation.

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Un plan national pour améliorer la couverture mobile et fixe des zones rurales

Un article de Terre-Net qui fait le point sur les projets de couverture mobile et internet des zones rurales en France pour les années à venir.
« Améliorer rapidement la connectivité de 2,5 millions de logements en zones peu denses, et anticiper de 3 ans notre obligation de couverture 4G de la zone de déploiement prioritaire », c’est l’objectif du plan Orange Territoires Connectés, présenté la semaine dernière par le PDG de l’opérateur historique devant le président de la République.
Orange s’engage à améliorer très significativement la connectivité des foyers et des professionnels en zones rurales en fixe et en mobile afin de permettre aux habitants de ces territoires de bénéficier d’une solution en très haut débit ou haut débit de qualité.
Pour Internet, l’opérateur promet de s’occuper des débits en zone rurale, pour un million de foyers d’ici un an, 2,5 millions d’ici 2019. Cela passera notamment par le rapprochement de la fibre des centres-bourgs, son déploiement dans les foyers, les entreprises et les sites publics en partenariat avec les collectivités locales et par la couverture 4G de foyers dont le débit ADSL ne permet pas une connexion suffisante. »

Lire l’article à l’adresse suivante : http://www.terre-net.fr/actualite-agricole/economie-social/article/un-plan-national-pour-ameliorer-la-couverture-mobile-et-fixe-des-zones-rurales-202-120014.html

Capteurs connectés pour le suivi en ligne des ravageurs

Deux articles scientifiques viennent d’être publiés à ce sujet. Le premier propose un état de l’art sur les techniques et méthodes utilisées pour capter, compter automatiquement les insectes et ravageurs et transmettre l’information :

James R. Miller, Christopher G. Adams, Paul A. Weston, Jeffrey H. Schenker, 2015. Automated Systems for Recording, Reporting, and Analyzing Trapping Data, Trapping of Small Organisms Moving Randomly, Part of the series SpringerBriefs in Ecology pp 103-109. http://link.springer.com/chapter/10.1007/978-3-319-12994-5_9#

Le deuxième article propose un système spécifiquement dédié au charançon rouge des palmiers. Le système proposé est basé sur un capteur optique qui permet de compter automatiquement les chanrançons attirés par le piège.

Ilyas Potamitis , Iraklis Rigakis, 2015. Smart traps for automatic remote monitoring of Rhynchophorus ferrugineus (Coleoptera: Curculionidae), PeerJ PrePrints | https://dx.doi.org/10.7287/peerj.preprints.1337v1 | CC-BY 4.0 Open Access | rec: 2 Sep 2015, publ: 2 Sep 2015. https://peerj.com/preprints/1337.pdf 

A noter que des sociétés de service telle que trapview sont déjà positionnées sur ce marché. Si la recherche tente de développer des systèmes de comptage automatique connectés spécifiques (souvent basés sur des capteurs optiques), la société trapview propose un système relative simple et robuste basé sur du monitoring « expert » à distance. En effet, le système de trapview repose sur une caméra qui prend des images du piège. Ces images sont centralisées (via GPRS) sur une plateforme. La force du système est de proposer une interface munie de fonctions telle que visualisation des images, visualisation d’une séquence temporelle d’images, assistance au comptage d’insectes, etc. et visualisation des tendances d’évolution des population par piège.

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Sources : société Trapview

Un domaine d’application des objets connectés en pleine évolution.

L’impact environnemental de nos usages digitaux

Un article similaire avait déjà été publié dans ce blog il y a quelques mois (années ?). Mais il est toujours bon de le rappeler avec des données actualisées. Dans un billet récent, le huffington post vient de publier des données récentes sur l’impact environnemental (essentiellement énergétique mais pas que) de nos gestes digitaux.

« …Concernant la ressource en eau, l’utilisation annuelle d’internet par un individu correspond à la consommation de 3 000 litres d’eau et de 200 kg de gaz à effet de serre . Toutes les actions réalisables à l’aide d’internet ont ainsi un impact sur l’environnement : l’envoi d’un email émet 19 grammes de CO₂, l’ajout de pièces-jointes ou de destinataires supplémentaires augmentent la quantité de GES émise, une recherche internet sur Google équivaut à l’émission de 10 grammes de CO₂… »

« … la consommation électrique et en eau sont plus importantes durant l’utilisation de ces technologies (respectivement 68% et 84% ) que durant leur fabrication. En revanche, le volume d’émissions de gaz à effet de serre est semblable entre la fabrication (48%) et l’utilisation (52%) . Face à ces chiffres, la responsabilisation de chacun, au quotidien, peut avoir un impact positif. A l’échelle individuelle, les internautes peuvent réduire leurs émissions de gaz à effet de serre par exemple en limitant le nombre de destinataires d’un email. Ils peuvent également faire le choix de s’équiper en matériel éco-conçu. Pour ce qui est des réseaux, une piste serait de favoriser la centralisation des lieux de stockage de données… »

L’internet des objets et l’émergence de failles dans la sécurité des échanges

Le développement des objets connectés soulève de plus en plus le problème de la sécurisation des données et des échanges mais aussi du piratage et du contrôle des objets par un tiers.

Des lanceurs d’alerte réalisent de plus en plus de démonstrations de hacking afin de sensibiliser les consommateurs, les pouvoirs publics mais aussi les équipementiers aux problèmes de sécurité associés à certains de ces objets connectés. A titre d’exemple « La vidéo publiée par le magazine Wired peut donner des sueurs froides aux conducteurs. Elle montre Andy Greenberg, journaliste spécialisé en nouvelles technologies, conduire une Jeep Cherokee (Chrysler) sur l’autoroute pendant que deux hackeurs piratent à distance les systèmes informatiques de son véhicule. Sous les yeux du conducteur impuissant, ils parviennent par exemple à allumer la radio, à monter le volume au maximum et à faire marcher les essuie-glaces. Bien plus grave : ils réussissent à couper le moteur, laissant le chauffeur incapable de redémarrer le véhicule » (source : Le Monde).

L’agriculture connectée n’y échappera pas. Et si demain, un tiers prenait le contrôle d’un tracteur, d’une cuve, d’un pulvérisateur, etc. ?

Journées scientifiques électronique et Environnement

les prochaines journées scientifiques organisées par les laboratoires et structures du site montpelliérain:  « EEA » (IES et LIRMM  pour la coloration électronique/robotique en association avec le labex NUMEV) et d’autre part par des  laboratoires et structures « Environnement » (ISEM et CEFE pour la coloration environnement/écologie en association avec le labex CeMEB) auront pour thème  « Electronique et Environnement ».

Elles se dérouleront les 26 et 27 octobre 2015 à l’institut de botanique dans le centre historique de Montpellier. les informations pratiques seront bientôt accessibles sur le site des journées : www.eea-environnement.fr.

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Z-trap : un capteur électronique d’insectes

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Spensa est une start-up issue de l’université de Perdue (Californie). Cette société a développé un capteur unique, le Z-trap, permettant d’automatiser la détection et le comptage des insectes. La technologie est basé sur une mesure d’impédance qui, associé à un filtrage du signal,  permet de détecter spécifiquement les insectes ravageurs des cultures (vergers). Installés en réseau et associés à un système de communication, le réseau de Z-trap permet de visualiser en temps réel l’évolution de la population des insectes. Sensa vient d’être soutenue (630 000 dollars) par la National Science Foundation aux états unis. Une technologie qui si elle s’avère robuste pourrait être appliquée à d’autres cultures.

Optimisation des réseaux de capteurs pour l’agriculture de précision

Un article récemment publié fait le point sur les architectures de réseaux de capteur possibles pour l’agriculture. L’article met en évidence les problèmes d’autonomie des noeuds des réseaux de capteurs dans un contexte d’agriculture de précision où la résolution spatiale et temporelle des données collectées est importante. L’article propose une approche basée sur la simulation associée à un protocole de communication optimisé pour minimiser ce problème d’autonomie

Résumé ci-après :

To meet the flaws associated with the traditional precision agriculture such as poor real-time data acquisition, smaller monitoring area, excessive manpower requirement, wireless sensor network (WSN) based precision agriculture has come into play. Proper agricultural practices result in good yield. These agricultural practices include varying crops and crop production techniques under different conditions. These conditions include soil moisture content, soil texture, etc. . A Wireless Sensor Network is established with sensor nodes buried inside the soil to transmit the sensed data to the sink node or base station. Existing protocols are studied for their possibility for implementation into precision agriculture in this paper. A new protocol is proposed that aims to enhance the network life time by reducing the per node energy consumption and maintain balance between energy consumption and energy disparity.

L’article complet est à téléchargé à l’adresse suivante :

http://dspace.nitrkl.ac.in/dspace/bitstream/2080/2284/1/Suchismita%20Chinara%20(1).25-29.pdf 

Numérique et élevage de précision, quelques statistiques

Numérique et élevage de précision (lu dans la gazette de France Génétique Élevage) d’après l’excellente gazette « du côté du web et de l’informatique éditée par Guy Waksman
– 3800 robots de traite en 2014 (contre 5 en 1998). Ce chiffre pourrait doubler dans les 3 ans compte-tenu des intentions d’investissements.
– 400 applications pour mobiles (réglage des machines, surveillance du troupeau, méthanisation, gestion des cours et des marchés, surveillance du parc matériel et agriculture de précision…). 70 % des Agrinautes possesseurs de tablettes ou smarphones installent des applications agricoles et 16 % au moins 5. Les céréaliers sont ceux qui ont le plus d’applications professionnelles (27 % avec 5 et plus) (Cf. l’enquête « BVA-Ticagri Agrinautes Agrisurfeurs 2014 »).
– 85 % des agrinautes utilisent internet tous les jours pour leurs besoins professionnels (59 % le font plusieurs fois par jour vs 50 % en 2013).

Dans 10 000 communes rurales françaises, plus de 50 % des résidents n’étaient pas éligibles au « haut débit » c’est à dire un ADSL d’au moins 2 Mbps en décembre 2013 (étude de Tactis).

L’enquête « BVA-Ticagri Agrinautes Agrisurfeurs 2014 » montre que 65 % des agrinautes n’ont pas de débit fixe supérieur à 2 Mbps en 2014. Par contre plus de 20 % des agrimobinautes ont une connexion plus rapide en mobile qu’en fixe.
– 12 % des éleveurs sont équipés d’un système d’alarme arrivant sur leur téléphone (GSM) et 7 % ont l’intention de s’équiper dont la moitié d’ici un an. Ces taux doublent chez les moins de 35 ans.
– 7 % des élevages sont équipés de distributeurs d’aliments automatiques connectés (DAC) et 3 % prévoient de le faire dans les 3 prochaines années.
– 60 capteurs sont proposés par une vingtaine de constructeurs (détection de chaleurs, surveillance des vêlages, détection des troubles de la santé et pilotage de l’alimentation)

Deux veilles du projet Captiven*

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http://www.captiven.fr/sites/default/files/pictures/Note%20de%20veille_R%C3%A9seauxdecapteurs_Tech2Market_finale2.pdf

 

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http://www.captiven.fr/sites/default/files/pictures/Note%20de%20veille_Drones_Surveillance_Environnement%20-%20Tech2Market_V3IC_VFok.pdf

*Le projet Captiven (CAPTeurs et données pour la qualité ENvironnementale des eaux et des sols) est l’un des quatre lauréats des appels à projets « Carnot PME » et « Carnot International ». Porté par les instituts Carnot BRGM, Irstea (ex-Cemagref) et le département REM – institut Carnot Ifremer Edrome, ce projet vise à développer fortement les partenariats entre PME et laboratoires dans le domaine de la métrologie environnementale.