Huawei veut connecter les vaches avec la 4G

Le fait de connecter les vaches n’est pas nouveau. Différents billets sur ce blog traitent déjà de capteurs pour monitorer son troupeau (voir notamment ici). La nouveauté ici est d’utiliser la technologie NB-IoT (NarrowBand-IoT) qui fonctionne sur le réseau 4G déjà existant : plus besoin d’antennes comme pour LoRa ou Sigfox !

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Notiphy : un objet connecté pour les délais de ré-entrée dans les parcelles

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Sources : http://www.tracesecritesnews.fr/actualite/quatre-start-up-a-la-pointe-des-usages-numeriques-dans-les-process-et-la-consommation-alimentaire-s-exposent-a-la-food-use-tech-106727#.WfrYGO9V1uI.linkedin

« Mario Rega n’est pas informaticien mais ingénieur en biologie. La préoccupation de l’environnement et de la santé l’ont conduit à imaginer un témoin de la présence de pesticides dans le milieu agricole. L’exploitant agricole renseigne un logiciel (baptisé Notiphy) sur la nature du traitement par identification des molécules, la date de l’opération et la localisation de la parcelle. Ces informations sont communiquées par bluetooth à une boîte bourrée d’électronique, implantée au sein de la parcelle qui émet un signal lumineux tant que le traitement est actif. Pour ne pas nuire au paysage, la balise – autonome pendant au moins une saison grâce à des piles classiques rechargeables – , prend la forme d’une petite maison en bois dont le design s’identifie au lieu où elle est implantée : un toit qui imitent les tuiles vernissées par exemple dans le vignoble bourguignon. »

Un système d’abonnement par mail ou SMS avertit le voisinage des dates de pulvérisation. L’outil participe aussi à la sécurité au travail des employés agricoles. Trois témoins tests ont été installés dans des vignobles de Bourgogne, du Bordelais et de Champagne pour argumenter la commercialisation qui démarre.

Un piége à insecte connecté spécifique de la mouche du fruit (oranger, citronnier)

Des chercheurs israéliens de l’institut Volcani center, viennent de publier, dans un journal scientifique, le principe et les résultats d’un piège à insecte connecté spécifique à la mouche du fruit (oranger, citronnier)-(Ceratitis capitata). D’autres pièges à insecte (adaptés à d’autres espèces et d’autres cultures) ont déjà été présentés dans ce blog. Cet article scientifique mérite d’être mentionné pour plusieurs raisons : i) il montre que les pièges connectés font l’objet d’une recherche active par plusieurs entreprises et laboratoires dans le monde, ii) il constitue un exemple de culture et de ravageur pour lesquels il n’y avait pas de solutions connectées jusqu’à aujourd’hui, iii) rare sont les articles scientifiques qui présentent des résultats dans ce domaine. Le piége à insecte présenté s’inspire largement d’un piège préalable existant (piège Steiner lure)  qui consiste à attirer les mouches avec une substance chimique et à les tuer avec un insecticides. Le dispositif proposé consiste à inclure un entonnoir avec un tube transparent traversé par un faisceau lumineux. Dés qu’une mouche est tuée, celle-ci tombe en bas du piège et le comptage est effectué à chaque obstruction de la barrière lumineuse. Fort des essais terrain effectués, les chercheurs ont mis en oeuvre des astuces permettant de maximiser la justesse des comptages comme par exemple : la mise en place de deux tubes de comptage pour limiter les oublis, la mise en place d’un temps de latence de quelques ms pour éviter les doubles comptages, etc.

résumé : Continuous monitoring of population fluctuations is important to improve the control of economic pests. The Mediterranean fruit fly [medfly; Ceratitis capitata (Wiedemann)] is a major economic pest of fruit crops worldwide, particularly in the Middle East. The current medfly weekly monitoring method, manual counting, results in a suboptimal spraying frequency in citrus orchards. This paper describes the development of an automatic trap for sequential medfly remote monitoring. To our knowledge, it is the first automatic trap developed for medfly monitoring. A new cylinder-shaped trap was designed, and optical sensors specifically created for detecting and counting dead or stunted Medflies were embedded in it. Field tests were conducted to estimate the trapping efficiency, accuracy and over-counting of the medfly Automatic Traps (medfly-ATs). medfly-ATs and Steiner traps were placed in commercial citrus orchards over five different periods between the years 2013 and 2015. The medfly-AT and conventional Steiner trap were found to have similar trapping efficiencies under field conditions. The accuracy of the medfly-AT counts ranged between 88% and 100%; the absolute over-counting in all experimental sites and periods was three flies. Over-counting was mostly due to ants and rain. The paper discusses the importance of field tests in evaluating the performance of automatic traps. Results of an informal experiment conducted in a commercial orchard showed that daily monitoring using the medfly-AT device holds promise for reducing insecticide applications, but extensive in-field experiments should be conducted to prove it.

références : Goldshtein, E., Cohen, Y., Hetzroni, A., Gazit, Y., Timar, D., Rosenfeld, L., … & Mizrach, A. (2017). Development of an automatic monitoring trap for Mediterranean fruit fly (Ceratitis capitata) to optimize control applications frequency. Computers and Electronics in Agriculture, 139, 115-125.

Les AgroTICs en visite d’entreprises !

Accompagnés par Gilbert Grenier, les étudiants ont pu dernièrement visiter la ferme Mélusine située près de La Réole ainsi que les locaux de Vitirover à Saint-Emilion.

Les étudiants dans les locaux de vitirover

Les étudiants dans les locaux de Vitirover

Les étudiants découvrent le pilotage du vitirover

Les étudiants découvrent le pilotage du Vitirover

Ces visites d’entreprises font suite au voyage d’études qui a eu lieu à Toulouse en décembre 2016 et qui a permis aux étudiants de rencontrer quatre entreprises : Biotope, Terranis, Airbus Defence and Space et Naio Technology.
Ces visites sont l’occasion, pour les étudiants, de découvrir les différentes entreprises de l’agriculture numérique et d’avoir une vision des usages des technologies. Elles permettent également aux étudiants de trouver des stages, mais surtout de se projeter dans les postes qu’ils seront susceptibles d’occuper par la suite. Rien de tel que ces rencontres et quelques démonstrations d’outils ou de robots pour découvrir dans quel domaine on veut se spécialiser !

Repas des anciens AgroTIC

Hier soir, s’est tenu le traditionnel repas des anciens AgroTIC à l’occasion des soutenances de la promotion 2015 – 2016. Parmi la cinquantaine d’AgroTIC, les promotions 1996, 2006 et 2016 étaient représentées.

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L’occasion de fêter comme il se doit Antoine Cairey, le 200° étudiant à s’asseoir sur les bancs de la formation.

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Un plan national pour améliorer la couverture mobile et fixe des zones rurales

Un article de Terre-Net qui fait le point sur les projets de couverture mobile et internet des zones rurales en France pour les années à venir.
« Améliorer rapidement la connectivité de 2,5 millions de logements en zones peu denses, et anticiper de 3 ans notre obligation de couverture 4G de la zone de déploiement prioritaire », c’est l’objectif du plan Orange Territoires Connectés, présenté la semaine dernière par le PDG de l’opérateur historique devant le président de la République.
Orange s’engage à améliorer très significativement la connectivité des foyers et des professionnels en zones rurales en fixe et en mobile afin de permettre aux habitants de ces territoires de bénéficier d’une solution en très haut débit ou haut débit de qualité.
Pour Internet, l’opérateur promet de s’occuper des débits en zone rurale, pour un million de foyers d’ici un an, 2,5 millions d’ici 2019. Cela passera notamment par le rapprochement de la fibre des centres-bourgs, son déploiement dans les foyers, les entreprises et les sites publics en partenariat avec les collectivités locales et par la couverture 4G de foyers dont le débit ADSL ne permet pas une connexion suffisante. »

Lire l’article à l’adresse suivante : http://www.terre-net.fr/actualite-agricole/economie-social/article/un-plan-national-pour-ameliorer-la-couverture-mobile-et-fixe-des-zones-rurales-202-120014.html

Capteurs connectés pour le suivi en ligne des ravageurs

Deux articles scientifiques viennent d’être publiés à ce sujet. Le premier propose un état de l’art sur les techniques et méthodes utilisées pour capter, compter automatiquement les insectes et ravageurs et transmettre l’information :

James R. Miller, Christopher G. Adams, Paul A. Weston, Jeffrey H. Schenker, 2015. Automated Systems for Recording, Reporting, and Analyzing Trapping Data, Trapping of Small Organisms Moving Randomly, Part of the series SpringerBriefs in Ecology pp 103-109. http://link.springer.com/chapter/10.1007/978-3-319-12994-5_9#

Le deuxième article propose un système spécifiquement dédié au charançon rouge des palmiers. Le système proposé est basé sur un capteur optique qui permet de compter automatiquement les chanrançons attirés par le piège.

Ilyas Potamitis , Iraklis Rigakis, 2015. Smart traps for automatic remote monitoring of Rhynchophorus ferrugineus (Coleoptera: Curculionidae), PeerJ PrePrints | https://dx.doi.org/10.7287/peerj.preprints.1337v1 | CC-BY 4.0 Open Access | rec: 2 Sep 2015, publ: 2 Sep 2015. https://peerj.com/preprints/1337.pdf 

A noter que des sociétés de service telle que trapview sont déjà positionnées sur ce marché. Si la recherche tente de développer des systèmes de comptage automatique connectés spécifiques (souvent basés sur des capteurs optiques), la société trapview propose un système relative simple et robuste basé sur du monitoring « expert » à distance. En effet, le système de trapview repose sur une caméra qui prend des images du piège. Ces images sont centralisées (via GPRS) sur une plateforme. La force du système est de proposer une interface munie de fonctions telle que visualisation des images, visualisation d’une séquence temporelle d’images, assistance au comptage d’insectes, etc. et visualisation des tendances d’évolution des population par piège.

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Sources : société Trapview

Un domaine d’application des objets connectés en pleine évolution.

L’impact environnemental de nos usages digitaux

Un article similaire avait déjà été publié dans ce blog il y a quelques mois (années ?). Mais il est toujours bon de le rappeler avec des données actualisées. Dans un billet récent, le huffington post vient de publier des données récentes sur l’impact environnemental (essentiellement énergétique mais pas que) de nos gestes digitaux.

« …Concernant la ressource en eau, l’utilisation annuelle d’internet par un individu correspond à la consommation de 3 000 litres d’eau et de 200 kg de gaz à effet de serre . Toutes les actions réalisables à l’aide d’internet ont ainsi un impact sur l’environnement : l’envoi d’un email émet 19 grammes de CO₂, l’ajout de pièces-jointes ou de destinataires supplémentaires augmentent la quantité de GES émise, une recherche internet sur Google équivaut à l’émission de 10 grammes de CO₂… »

« … la consommation électrique et en eau sont plus importantes durant l’utilisation de ces technologies (respectivement 68% et 84% ) que durant leur fabrication. En revanche, le volume d’émissions de gaz à effet de serre est semblable entre la fabrication (48%) et l’utilisation (52%) . Face à ces chiffres, la responsabilisation de chacun, au quotidien, peut avoir un impact positif. A l’échelle individuelle, les internautes peuvent réduire leurs émissions de gaz à effet de serre par exemple en limitant le nombre de destinataires d’un email. Ils peuvent également faire le choix de s’équiper en matériel éco-conçu. Pour ce qui est des réseaux, une piste serait de favoriser la centralisation des lieux de stockage de données… »

L’internet des objets et l’émergence de failles dans la sécurité des échanges

Le développement des objets connectés soulève de plus en plus le problème de la sécurisation des données et des échanges mais aussi du piratage et du contrôle des objets par un tiers.

Des lanceurs d’alerte réalisent de plus en plus de démonstrations de hacking afin de sensibiliser les consommateurs, les pouvoirs publics mais aussi les équipementiers aux problèmes de sécurité associés à certains de ces objets connectés. A titre d’exemple « La vidéo publiée par le magazine Wired peut donner des sueurs froides aux conducteurs. Elle montre Andy Greenberg, journaliste spécialisé en nouvelles technologies, conduire une Jeep Cherokee (Chrysler) sur l’autoroute pendant que deux hackeurs piratent à distance les systèmes informatiques de son véhicule. Sous les yeux du conducteur impuissant, ils parviennent par exemple à allumer la radio, à monter le volume au maximum et à faire marcher les essuie-glaces. Bien plus grave : ils réussissent à couper le moteur, laissant le chauffeur incapable de redémarrer le véhicule » (source : Le Monde).

L’agriculture connectée n’y échappera pas. Et si demain, un tiers prenait le contrôle d’un tracteur, d’une cuve, d’un pulvérisateur, etc. ?

Journées scientifiques électronique et Environnement

les prochaines journées scientifiques organisées par les laboratoires et structures du site montpelliérain:  « EEA » (IES et LIRMM  pour la coloration électronique/robotique en association avec le labex NUMEV) et d’autre part par des  laboratoires et structures « Environnement » (ISEM et CEFE pour la coloration environnement/écologie en association avec le labex CeMEB) auront pour thème  « Electronique et Environnement ».

Elles se dérouleront les 26 et 27 octobre 2015 à l’institut de botanique dans le centre historique de Montpellier. les informations pratiques seront bientôt accessibles sur le site des journées : www.eea-environnement.fr.

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