Usages des satellites dans le secteur ferroviaire

Crédits : Istock/den-belitsky

Crédits : Istock/den-belitsky

Un article publié sur le site du CNES fait le point sur une coopération SNCF-CNES pour optimiser l’exploitation des réseaux ferroviaires et améliorer le confort et la sécurité des trains. Les usages évoqués sont :

  • Les satellites d’observation, comme Pléiade, pour surveiller la végétation des abords des 40 000 km de voies en France métropolitaine,
  • L’interférométrie radar pour identifier le moindre affaissement des voies
  • La valorisation du GNSS couplé à des capteurs inertiels et odométirques pour la gestion du trafic. Cette perspective permettrait d’améliorer les réseaux de capteurs actuellement disposés tous les km sur les voies pour localiser les trains en apportant de nouvelles informations (sur quelle voie est le train, détecter un sens de circulation notamment), une plus grand fiabilité et un entretien facilité
  • Remédier à la problématique des zones blanches 3G/4G par de l’accès internet satellitaire

Le territoire d’expérimentation se situe en Occitanie sur la ligne Toulouse – Rodez,

L’article complet ici : https://cnes.fr/fr/des-liaisons-satellitaires-pour-des-trains-connectes

AIRBUS Challenge : How do you create added value for businesses, based on Airbus data?

Dear innovator,

Don’t miss the chance to collaborate with Airbus, take part in our Global Earth Observation Challenge!
Are you a driven start-up ready to take on a challenge that uses the best technology and a unique approach? Do you have great ideas to develop new and creative businesses out of it?
Airbus invites you to present your innovative solution to the following question:

How do you create added value for businesses,
based on Airbus data?

You can take part in this challenge by submitting a brief presentation of your solution before July 24th, 23:59pm here.

What is at stake? The winning startups will have the chance to pitch their project in front of Airbus Executives and selected stakeholders. The winners will be rewarded with satellite data vouchers worth up to €50,000! Participating in this challenge could also be the opportunity to be integrated into the Airbus BizLabthe global aerospace business accelerator.

This is a great business opportunity not to be missed!

Best of luck!
The Airbus GEO Challenge Team

https://www.agorize.com/en/challenges/airbus-challenge

 

 

Des nanosatellites dédiés à l’IoT

Une startup australienne veut que ses nanosatellites puissent alimenter l’Internet des Objets. Fondée en 2015, Fleet a annoncé un financement en série A de 5 millions de dollars dans le but de construire sa constellation de satellites.

 

Selon Flavia Tata Nardini, CEO de la startup, son équipe avait réalisé que les 75 milliards d’objets destinés à être connectés d’ici 2025 ne pourraient pas l’être sans les bons outils « notre idée était d’activer cette révolution, car cela va changer l’industrie, mais cela n’est pas aussi simple que tout le monde le pense ».

Dans le passé, les nanosatellites ont été utilisés pour des missions scientifiques, mais plus récemment pour des activités commerciales comme l’observation de la terre et la cartographie. Flavia Tata Nardini voudrait que sa constellation aide les périphériques et les capteurs intelligents dans toutes les industries.

Faciliter la connectivité dans les zones reculées

Bien sûr, les entreprises de télécommunications telles que Vodafone envisagent également des réseaux mobiles 5G, mais Nardini pense que ses satellites pourraient jouer un rôle  « connecter de personnes est en fait très différent des infrastructures pour les objets et les périphériques. Les objets ont besoin d’une infrastructure à part entière ».

Pour l’instant, la startup prévoit d’exécuter des programmes pilotes sur différents marchés, y compris l’agriculture, les transports, le pétrole et le gaz, avant de lancer ses premiers nanosatellites en 2018 « si tout se passe comme prévu, notre constellation de 100 nanosatellites devrait être disponible au cours des quatre prochaines années » ajoute-t-elle. De plus, l’ensemble des appareils de Fleet devraient être fabriqués en Australie.

Après le lancement, les satellites couvriront une partie importante du globe. On parle de la plupart de l’Amérique du Sud, de l’Afrique et de l’Asie « dans le futur, nous éperons couvrir une partie des États-Unis et de l’Europe » déclare Nardini. En effet, l’Europe est déjà bien connectée. Mais lorsque des bateaux transportent des cargaisons d’un continent à l’autre, la connectivité est tout simplement absente. C’est à ce niveau qu’une telle startup peut intervenir.

Alors que l’industrie spatiale privée a globalement décollé avec des entreprises comme Space X et Blue Origin, l’Australie a aujourd’hui besoin de sa propre agence spatiale. Flavia Tata Nardini a appelé le gouvernement à progresser dans ce sens « le gouvernement doit maintenir son soutien et apporter des changements radicaux au cours des prochaines années ».

Vous pouvez retrouver cet article ici : http://www.objetconnecte.com/nanosatellites-iot-1204/?utm_source=ownpage&utm_medium=email&utm_campaign=20170419&_ope=eyJndWlkIjoiZGJkYmFlNTI5YTJkOGY3NzdiZGZiY2IxNDlkN2ZjNzUifQ==

Pour tout savoir sur le projet Copernicus

Une vidéo pédagogique d’une présentation de Mauro Facchini qui permet d’avoir une vision synthétique du projet Européen Copernicus. La présentation permet en particulier d’avoir un aperçu de l’ensemble des projets satellitaires  (Sentinel 1, 2, 3, 4, 5, 5p, 6) jusqu’en 2020.

Une plateforme pour visualiser et manipuler les images Sentinel (entre autres)

Super article de Geo awesomeness qui présente la plateforme LandViewer développée par EOS Inc :

http://geoawesomeness.com/web-tool-will-let-find-analyze-satellite-imagery-10-seconds/

Cette plateforme permet de rechercher des images satellites disponibles (LandSat et Sentinel) à partir d’une carte et d’une frise temporelle. On peut ensuite visualiser les images en RGB ou avec différents indices thématiques (agriculture, végétation, etc…). Il est ensuite possible de télécharger les images au format geoTIFF et surtout de le faire bande par bande.
Une plateforme à connaitre!

https://lv.eosda.com/

Capture

[Stage 6 mois GEOSYS R&D] Complémentarité radar/optique pour le suivi agricole (Toulouse)

Structure d’accueil :
GEOSYS, société leader international des systèmes d’aide à la décision pour les professionnels du monde agricole, s’appuie sur les technologies satellites, SIG (Systèmes d’Information Géographiques) et web.
Les domaines d’activités de GEOSYS s’étendent depuis le suivi mondial des conditions des cultures, aux outils d’aide aux opérations culturales ainsi que l’évaluation des risques culturaux à la parcelle. Cette capacité à travailler sous différentes échelles est un élément-clé de nos systèmes d’information culturale.Le siège social de GEOSYS est à Balma – proche périphérie de Toulouse – (lieu du stage), la société possède une filiale aux Etats-Unis (Minneapolis), Australie (Région de Sydney) et au Brésil (San Paolo).

Mission :
GEOSYS recherche un(e) stagiaire qui sera en charge d’analyser la complémentarité des observations satellite radar et optique pour le suivi des zones agricoles. Ainsi, après une synthèse bibliographique, le stagiaire définira, à partir d’un jeu de test, un plan d’expérience et analysera, en collaboration avec l’équipe Recherche et Développement, les apports des observations radar Sentinel-1 pour le suivi du développement des cultures. Ces analyses s’appuieront sur des prototypes Matlab développés par le stagiaire.
Le stagiaire aura pour objectif de fournir un rapport d’étude complet sur l’apport des données radar et sur les contraintes liées à leur utilisation dans le contexte des applications de l’entreprise.

Profil :
– Stage de fin d’études Master ou équivalent en géophysique / observation de la Terre.
– Compétences en traitement du signal radar.
– Connaissance en langage de programmation.
– Dynamique et rigueur, capacité à s’adapter rapidement et s’approprier une problématique.
– Des connaissances en agronomie sont un plus.

Conditions :
Stage de 6 mois à partir de mars / avril 2017 (période à convenir avec le stagiaire) au siège social de GEOSYS (Balma, France).
Gratifications conventionnelles de stage.

Postuler :
Merci d’envoyer CV et lettre de motivation à careers@geosys.com

Les satellites et l’environnement

Les satellites sont des outils qui offrent de nombreuses perspectives en termes de compréhension et de protection de l’environnement. Ils peuvent nous fournir une image avec une large couverture, pour observer un phénomène global par exemple, ou au contraire se focaliser sur une petite zone du globe afin d’obtenir une vue détaillée d’une région spécifique. Le suivi de l’évolution des phénomènes, qu’ils soient naturels ou non, est rendu possible grâce à la capacité de revisite des satellites. Nous pouvons ainsi étudier dans le temps des phénomènes tels que la dégradation de la couche d’ozone, le réchauffement climatique, ou encore l’évolution de l’effet de serre.

Les données fournies par les satellites nous permettent donc de mettre en place des mesures protectrices ou correctives, voire même sécuritaires dans certains cas.

 

Lancement du satellite Merlin en 2021 pour mesurer la concentration du méthane dans l’atmosphère

 

C’est en 2021 que le satellite Merlin (Methane Remote Sensing Lidar Mission), développé par le CNES et la DLR (centre de recherche allemand pour l’aéronatique et l’astronautique)  sera mis en orbite. Il aura pour principale mission de mesurer précisément la concentration du méthane atmosphérique, de localiser les sources d’émission et de quantifier les variations d’émission. Ces sources d’émission peuvent être naturelles, comme lors de la fonte du permafrost en Arctique, ou bien d’origine anthropique. L’enjeu est important étant donné que l’impact négatif du méthane sur le réchauffement climatique n’est plus à démontrer.

Merlin effectuera ses mesures grâce au LIDAR Methane Integrated Path Differential Absorption (IPDA). L’instrument utilise des tirs laser pointés vers la surface terrestre pour analyser le signal réfléchi et ainsi déterminer la concentration du méthane dans la partie de l’atmosphère traversée par les rayons.

Pour plus d’informations sur les différents projets du CNES :
https://merlin.cnes.fr/fr/fiches_mission_alpha

 

Les 10 ans du satellite météorologique d’Airbus, MetOp-A

 

Lancé le 19 octobre 2006, le premier satellite européen en orbite polaire, construit par Airbus Defence and Space, nous fournit encore des données météorologiques et climatiques. Sa durée de vie initialement prévue était de 5 ans, mais son grand âge ne l’empêche pas de rester parmi les satellites météorologiques les plus complexes au monde : ses 12 instruments lui permettent de mesurer des paramètres océaniques, terrestres et atmosphériques très précis.

Les satellites à travers le monde

Les satellites font indirectement partie de notre vie quotidienne, que ce soit à travers un GPS ou un bulletin météo. De nouveaux appareils font régulièrement leur apparition dans le ciel afin d’améliorer la quantité et la qualité des informations recueillies. Voici quelques nouveautés internationales concernant cette technologie.

 

Côté Europe

Quatre nouveaux satellites pour Galileo :

Le 17 Novembre 2016, quatre satellites ont rejoint le système Galileo qui en comptait déjà 12, dont 11 opérationnels. Galileo devrait commencer à fournir des services d’ici fin 2016  et sera peu à peu complété par de nouveaux lancements. L’objectif européen est d’arriver à une constellation de 30 satellites afin de  fournir un service complet et concurrencer le GPS américain. Ce système pourra ainsi être utilisé en agriculture, notamment grâce aux smartphones.

A noter que l’Union européenne se prépare à lancer un nouveau satellite d’observation dans le cadre du programme Copernicus. Il s’agit de Sentinel-2B, qui devrait rejoindre son jumeau Sentinelle-2 au printemps 2017.

 

Côté Amériques

Lancement du satellite américain GOES-16 (ancien GOES-R) :

La NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) a lancé le 19 Novembre 2016 son satellite GOES-16 (Geostationary Operational Environment Satellite) afin d’observer les phénomènes météorologiques. Il est l’une des plateformes d’observation de la Terre les plus sophistiquées, notamment grâce à son détecteur de foudre (« lightning mapper ») lui permettant de mieux détecter la lumière et donc les orages. En ajoutant à cela sa capacité à sonder la Terre 5 fois plus rapidement et sa résolution 4 fois plus importante que les satellites actuels, GOES-16 devrait permettre d’obtenir des prédictions plus précises en fournissant davantage de données pour les modèles météorologiques. GOES-16 a atteint son orbite le 30 Novembre 2016 mais ne sera opérationnel que dans un an.

 

Premières images du satellite péruvien PerúSAT-1 :

Le 5 Octobre 2016, le satellite PerúSAT-1 a acquis ses premières images pour l’agence spatiale péruvienne CONIDA. Il a été construit par Airbus Defence and Space grâce à un accord bilatéral entre la France et le Pérou. Ce satellite d’observation de la Terre est actuellement le plus puissant d’Amérique Latine avec sa résolution de 70cm. Il devrait notamment être utilisé en agriculture et pour l’évaluation des catastrophes naturelles.

 

Côté Asie

Consortium autour des micro-satellites :

Le 18 Novembre 2016 a eu lieu l’AMC (Asian Micro-satellite Consortium), un Consortium asiatique concernant les micro-satellites. Il a regroupé 16 agences spatiales et universités de 9 pays différents. Celui-ci a pour but de développer des micro-satellites, plus rapides à développer et moins chers grâce à un coût équivalent à 1% du prix d’un satellite standard. Les participants espèrent ainsi développer une cinquantaine de micro-satellites afin de collecter et partager des données environnementales. Celles-ci seront notamment utilisées pour l’agriculture et la foresterie, mais aussi pour déterminer la pollution de l’air et de l’eau. De plus, de telles informations pourront servir à la prévention des catastrophes naturelles, ces pays étant régulièrement confrontés à des épisodes climatiques désastreux.

Liste des pays participants : Bangladesh, Indonésie, Malaisie, Mongolie, Myanmar, Philippines, Thaïlande, Vietnam, Japon.

 

Les TIC au service des océans

Le Vendée Globe est l’une des courses à voile les plus intenses par sa difficulté. En effet, cette course, qui a pour but de faire le tour du monde, se fait en solitaire, sans assistance et sans escale. Cependant, elle reste tout de même sous haute surveillance grâce aux technologies de l’information et de la communication développées par le CLS (Collecte Location Satellites).

Les satellites sont par exemple utilisés afin de prévenir les impacts avec les icebergs. En effet, les données radar (issues par exemple de SARAL ou JASON-3), altimétriques (RADARSAT-2 et SENTINEL-1) et la modélisation des courants sont utilisées afin de prédire la dérive des icebergs en Antarctique.

Dans le cadre de cette course plusieurs balises sont mises à disposition des skippers :

  • la balise MAR YI : donne la position GPS des skippeurs toutes les 10 à 30 minutes,
  • la balise MAR VR : utilise le système Argos pour signaler le retournement du voilier,
  • la balise COSPAS SARSAT : balise de demande de secours utilisant le GPS.

Les voiliers du Vendée Globe ne sont pas les seuls à être suivis de près. Des balises Argos sont également utilisées afin de suivre des animaux marins tels que les tortues et les poissons. Le mois dernier, environ 20.000 balises en tout genre étaient déployées dans les océans avec des émissions toutes les heures ou jours. Cependant pour certains animaux ces balises sont trop grosses. C’est pourquoi l’Agence Spatiale Européenne a sollicité le CLS afin de répondre à cette problématique. Ainsi, une miniaturisation de l’émetteur/récepteur Argos a été présentée en octobre 2016. La nouvelle puce, prénommée ARTIC, ne pèse que 1g contre les 160g de la précédente. Cette nouvelle génération de puces devrait permettre d’avoir un coût et une consommation plus faibles tout en gardant une transmission efficace.

Les océans jouent un rôle important au niveau planétaire, tant dans le domaine de la pêche que dans la régulation du climat. Recueillir des informations sur les paramètres physiques et biologiques des océans est une étape obligatoire pour pouvoir les préserver. Les technologies de l’information et de la communication sont un bon moyen de répondre à une partie de ces problématiques.

Pour en savoir plus sur le Vendée Globe :
http://www.vendeeglobe.org/fr/actualites/16405/des-icebergs-menacants-detectes-depuis-l-espace
https://course.cls.fr/comment-ca-marche/

Pour en savoir plus sur les balises Argos :
http://www.argos-system.org/fr/

MOOC sur l’utilisation des données satellitaires appliqué aux océans

EUMETSAT, European Organisation for the Exploitation of Meteorological Satellites, propose un cours gratuit en ligne (MOOC) de 5 semaines pour toute personne souhaitant en savoir plus sur l’utilisation de données satellitaires dans le cadre de la surveillance de la santé des océans.

De nombreux sujets seront abordés parmi lesquels :
– le choix des données satellitaires dans la surveillance des océans,
– le climat et les océans,
– la prévision des catastrophes telles que les tempêtes tropicales
– la surveillance de la qualité de l’eau et le déversement d’hydrocarbures.

Ce MOOC commencera le 24 octobre 2016.

Pour plus d’information :
http://www.eumetsat.int/website/home/News/DAT_3171181.html?lang=FR&pState=1