Les smartphones pour la surveillance des animaux

L’utilisation des smartphones en agriculture est de plus en plus répandue particulièrement pour la surveillance des parcelles à distance ou la collecte de données sur le terrain. Elle commence maintenant à être utilisée en l’élevage avec le développement d’application pour la surveillance des troupeaux. Parmi celles-ci on trouve notamment Smart Tag, une application de suivi de troupeaux, et TIBENA une application permettant d’évaluer le bien être des animaux.

 

L’application « Smart Tag for livestock farming » (STLiF) est utilisée pour la surveillance des troupeaux en extérieur. En effet la perte ou le vol d’animaux est récurant dans ce type d’élevage. Cette application repose sur l’utilisation d’un capteur compose d’un GPS, d’une carte SIM qui les données via un signal 3G sur un serveur de données et d’un micro contrôleur Arduino qui permet la gestion du système. L’application sur le smartphone récupère les données du serveur et affiche les résultats. Elle peut afficher la position en temps réel et l’historique des déplacements du troupeau.

 

L’application TIBENA (Terrena animal-based welfare measures for a New Agriculture) est une application pour aider les agriculteurs à surveiller leur processus d’amélioration du bien-être animal. Cet outil permet un diagnostique de l’état actuel du bien-être des animaux et permet d’identifier les bonnes pratiques et les améliorations possibles. Le diagnostique comporte entre 37 et 80 questions en fonction des espèces. Le résultat permet ensuite de discuter de différents aspects de la gestion du troupeau : l’eau et la nutrition, le confort, la santé, le niveau de stress ou encore le comportement des animaux. Cette application permet de sensibiliser au bien-être animal et de fournir des conseils pour améliorer ce bien-être.

Sources : 

Smart tag tracking for livestock farming

Soontharee Koompairojn, Chakrit Puitrakul, Thailand Bangkok, Nattawat Riyagoon, Somchoke Ruengittinun

2017

 

An app assessing animal welfare through animal-based measures

Léa Michel, Cécile Guillon-Kroon, Tristan Doublet, Laure Bignon, Valérie Courboulay, Nathalie Bareille, Raphaël Guatteo, Marie-Christine Salaun, Amélie Legrand

2017

Quand le GNSS Galileo arrive dans nos mains

Galileo SmartphoneAu risque de répéter, je profite de ce nouvel article paru dans Futura tech pour rebondir sur le billet d’hier. Le fabriquant de puces GNSS Broadcom sort une nouvelle puce compatible avec la grande majorité des constellations de satellites de géolocalisation : GPS (USA), Glonass (Russe), BeiDou (Chinois), QZSS (Japonais), Galileo (Européen).

En conséquence une justesse de positionnement grandement accrue, le constructeur annonce en effet une précision centimétrique (à vérifier dans la réalité) et déclare équiper les prochains smartphones, tablettes, montres connectées qui sortirons en 2018. Après le lancement du projet en 2003, l’apport de la constellation Galileo arrive enfin dans nos mains c’est une « petite révolution » ! Que l’on soit agriculteur, géomètre, technicien agricole, randonneur, constructeur automobile ou de tracteur etc … à nous d’imaginer la vie qui va avec !

 

Des GPS plus précis pour les smartphones ?

Une entreprise américaine a présenté un GPS pouvant déterminer sa position à 30 cm près. Avec le RTK disponible aujourd’hui donnant une précision de 2 à 3 cm, cette nouvelle pourrait ne pas paraître intéressante. Cependant ce composant est sous la forme d’une puce qui lui permet de s’intégrer parfaitement aux smartphones. Une caractéristique qui peut s’avérer utile pour de multiples usages en agriculture. En effet, des applications mobiles de collecte de données terrain utilisent la position GPS. Mais celle-ci n’est actuellement pas assez précise (5 à 10 m) lorsqu’il s’agit de repérer un pied de vigne par exemple. On attend donc avec impatience l’arrivée de cette puce qui devrait équiper certains smartphones dès l’an prochain.

Pour en savoir plus, c’est par ici !

Bientôt l’intelligence artificielle embarquée ?

Jusqu’à présent, l’intelligence artificielle était prise en charge dans le cloud. C’est-à-dire qu’un appareil (comme un smartphone ou un capteur) envoie les informations sur des serveurs, elle y est traitée puis ensuite renvoyée. L’idée est d’embarquer cette intelligence artificielle directement dans l’appareil. Cela permet de ne plus avoir de dépendance au réseau, d’éliminer la latence et de garantir une meilleure protection des données personnelles. Pour l’instant Huawei l’applique aux smartphones avec son nouveau processeur mais il est aisé d’imaginer que cela pourrait par la suite s’appliquer aux capteurs utilisés dans l’agriculture.

Retrouvez l’article sur la technologie développée par Huawei ici.

Revivez en vidéo le séminaire sur le smartphone en agriculture

Tous les supports de présentation et les vidéos du séminaire sur le smartphone en agriculture sont disponibles sur la page de l’événement :

http://agrotic.org/chaire/seminaire-smartphones-en-agriculture/

 

smartphone agriculture

Quel avenir pour les technologies mobiles?

Quels usages pour le smartphone en agriculture?

Utilisation des smartphones pour caractériser la production de café

sensors_smartphone

 

Sources : Giraldo et al., 2017

Un travail de recherche appliqué publié dans la revue scientifique « sensors » par des chercheurs Colombiens du Centro Nacional de Investigaciones de Café. Ce travail est intéressant à plusieurs titres :
– il propose l’utilisation d’un dispositif de mesure « Low Cost » ou frugal adapté aux conditions particuliéres de la Colombie,
– il propose une approche originale basée sur l’utilisation des accéléromètres du smartphone pour détecter les déplacements de l’opérateur et améliorer la précision de localisation (au moins en relatif) des points de mesures. L’originalité est basée sur une « fusion » des informations apportées par le récepteur GPS et les accéléromètres du smartphone avec une précision relative annoncée par les auteurs de plus ou moins 15 cm. Attention, la précision de la localisation en absolue reste fortement impactée par l’imprécision liées au positionnement en mode naturel (env plus ou moins 5 m.),
– il propose à partir d’images vidéo acquises, de sélectionner et stocker les images qui sont le plus informatives (netteté, contraste, etc.).

A noter que le dispositif ne permet pas d’extraire automatiquement des paramètres pertinents à partir des images. L’objectif est de géo référencer des informations brutes de qualité qui pourront faire l’objet d’une expertise ou d’un traitement particulier dans un deuxième temps. La mise en place d’un traitement d’images embarqué n’est pas mentionné dans les perspectives de l’article. Peut-être est-ce lié à des aspects sociaux et organisationnels de la production du café en Colombie qui ne nécessitent pas cette étape.

Résumé de l’artice : Smartphones show potential for controlling and monitoring variables in agriculture. Their processing capacity, instrumentation, connectivity, low cost, and accessibility allow farmers (among other users in rural areas) to operate them easily with applications adjusted to their specific needs. In this investigation, the integration of inertial sensors, a GPS, and a camera are presented for the monitoring of a coffee crop. An Android-based application was developed with two operating modes: (i) Navigation: for georeferencing trees, which can be as close as 0.5 m from each other; and (ii) Acquisition: control of video acquisition, based on the movement of the mobile device over a branch, and measurement of image quality, using clarity indexes to select the most appropriate frames for application in future processes. The integration of inertial sensors in navigation mode, shows a mean relative error of ±0.15 m, and total error ±5.15 m. In acquisition mode, the system correctly identifies the beginning and end of mobile phone movement in 99% of cases, and image quality is determined by means of a sharpness factor which measures blurriness. With the developed system, it will be possible to obtain georeferenced information about coffee trees, such as their production, nutritional state, and presence of plagues or diseases.

références : Giraldo, P. J. R., Aguirre, Á. G., Muñoz, C. M., Prieto, F. A., & Oliveros, C. E. (2017). Sensor Fusion of a Mobile Device to Control and Acquire Videos or Images of Coffee Branches and for Georeferencing Trees. Sensors, 17(4), 786.

France Agricole – « Je géolocalise mes chèvres »

Ce témoignage est intéressant pour une utilisation concrète de la géolocalisation et du smartphone en élevage:

http://www.lafranceagricole.fr/elevage/je-geolocalise-mes-chevres-1,1,1639270030.html

Certes moins authentique que les cloches, un système de géolocalisation sur le collier d’une chèvre permet de suivre en direct  le parcours du troupeau et facilite le métier de ces éleveurs.

Parmi les agriculteurs, les céréaliers sont les plus gros utilisateurs d’applications mobiles

Selon l’étude Agrinautes (1) mentionnées par le site Agrisalon,  plus les agriculteurs ont des cultures dans leur assolement, plus ils sont  « agri-mobiles ». Selon cette enquête, presque un tiers des agriculteurs utilisent leur smartphone pour se connecter à internet. L’ordinateur reste toutefois très nettement majoritaire puisque 97,5 % accèdent à internet sur PC, fixe ou portable.

(1) Étude Agrinautes 2016 réalisée par BVA et Tic-agri pour Terre-net Média et Hyltel auprès de 1 252 agriculteurs internautes, interrogés par questionnaire internet Cawi (computer-assisted web interviewing) entre le 20 juin et le 18 juillet 2016. Les résultats sont redressés pour être représentatifs des 195 000 exploitations françaises connectées à internet (source : RGA 2010). La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : région et orientation professionnelle de l’exploitation.

25 avril 2017 : Séminaire le smartphone en agriculture

Save the date

smartphone agriculture

http://agrotic.org/chaire/seminaire-smartphones-en-agriculture/

Une journée de séminaire organisée par la chaire AgroTIC et ouverte à tous. Inscriptions avant le 14 avril.

inscriptions

Les nouvelles technologies sont aussi un levier pour les petites exploitations

Avec quatre vidéos percutantes, l’organisation GODAN (Global Open Data for agriculture and nutrition) met en scéne 4 projets de développements autour des TIC à destination des petites exploitations et de l’agriculture familiale. Les solutions, basées sur FarmOS sont simples, efficaces et montrent à quel point des services bien pensés peuvent changer la vie de beaucoup de personnes sur terre. Le témoignage du pêcheur africain (épisode 1) est particulièrement touchant. A regarder sans modération.

Episode 1 – OPEN WATER
Episode 2 – OPEN FIELDS
Episode 3 – OPEN FARMS
Episode 4 – OPEN CLIMATE
See: http://farmos.org/