Pour la vigne et le vin, l’heure de la connectivité a sonné !

vigne connectée

Actuellement, les nouvelles technologies parcourent les rangs de vignes à différentes échelles. En partant des réseaux de capteurs sans fils transmettant des données sur le milieu ou sur les plants jusqu’aux satellites tels que SPOT 5 et FORMOSAT 2. Ces derniers permettent de réaliser une carte sur la vigueur des ceps et donc le viticulteur pourra savoir quand son raisin sera arrivé à la maturité optimale pour la vendange.

drone

 

On trouve également les drones, comme celui utilisé par la startup CHOUETTE qui analyse l’aspect des baies et détecte les symptômes de maladie.

 

Le développement des objets connectés en viticulture est en pleine expansion et les différentes technologies proposées sont à la fois diverses et complémentaires. De nombreuses entreprises et startups s’engagent sur cette voie et permettent ainsi de stimuler l’innovation dans ce secteur.
Une suite possible à cet essor serait de trouver un moyen d’accompagner au mieux le viticulteur dans le choix de ces nouvelles technologies.

Sources :
1) http://lesconnectes.net/wp-content/uploads/2016/11/itk-vigne-1_1-677x316_c.jpg
2) https://www.digitalcorner-wavestone.com/2016/01/vigne-connectee-technologie-service-producteurs/
3) https://www.blogdumoderateur.com/transformation-digitale-agriculture/
4) https://www.chouette.vision/wp-content/uploads/2017/07/DRONE-SITE-700×560.png
5) https://www.chouette.vision/#technolog

Notiphy : un objet connecté pour les délais de ré-entrée dans les parcelles

deaverde_alerte

Sources : http://www.tracesecritesnews.fr/actualite/quatre-start-up-a-la-pointe-des-usages-numeriques-dans-les-process-et-la-consommation-alimentaire-s-exposent-a-la-food-use-tech-106727#.WfrYGO9V1uI.linkedin

« Mario Rega n’est pas informaticien mais ingénieur en biologie. La préoccupation de l’environnement et de la santé l’ont conduit à imaginer un témoin de la présence de pesticides dans le milieu agricole. L’exploitant agricole renseigne un logiciel (baptisé Notiphy) sur la nature du traitement par identification des molécules, la date de l’opération et la localisation de la parcelle. Ces informations sont communiquées par bluetooth à une boîte bourrée d’électronique, implantée au sein de la parcelle qui émet un signal lumineux tant que le traitement est actif. Pour ne pas nuire au paysage, la balise – autonome pendant au moins une saison grâce à des piles classiques rechargeables – , prend la forme d’une petite maison en bois dont le design s’identifie au lieu où elle est implantée : un toit qui imitent les tuiles vernissées par exemple dans le vignoble bourguignon. »

Un système d’abonnement par mail ou SMS avertit le voisinage des dates de pulvérisation. L’outil participe aussi à la sécurité au travail des employés agricoles. Trois témoins tests ont été installés dans des vignobles de Bourgogne, du Bordelais et de Champagne pour argumenter la commercialisation qui démarre.

Lancement du Mas numérique : Une exploitation viticole connectée pour l’enseignement et les professionnels

 

 

Vidéo Mas numérique

Le 12 octobre dernier a été lancé le Mas numérique sur le Domaine du Chapitre (Villeneuve les Maguelone à 10km de Montpellier). Porté par Montpellier SupAgro et soutenu par les entreprises SMAG, Vivelys, Pera-Pellenc (Groupe Pellenc), ITK et 10 autres entreprises partenaires, le Mas numérique est une exploitation viticole qui utilise pour ses activités de production des technologies commercialisées et complémentaires pour répondre à des problématiques métier :

  • Le numérique pour l’ergonomie et l’efficacité de la protection des plantes
  • Le numérique pour la maitrise de la qualité et des rendements

Suite à cet évènement de lancement, le Mas numérique servira de support pour l’enseignement technique supérieur ainsi que pour les conseillers et techniciens agricoles.

Le prochain événement sera à l’occasion du SITEVI 2017 avec notamment des visites virtuelles proposées depuis le stand de Montpellier SupAgro (B5A 012) le mardi 28 novembre de 14h à 15h .

lemasnumerique.agrotic.org

VineScout, le robot vigneron qui prend la suite de Vinerobot

Le projet VineScout a pour ambition de proposer un robot fonctionnel et commercialisable pour 2019. Ce projet prend la suite du programme Vinerobot, fini cette année, qui n’a pas pu passer l’étape de pré-industrialisation (stoppé au TRL 6). Ce nouveau robot pourra analyser et cartographier l’état sanitaire des vignes, la maturité des raisins… mais il reste encore à concevoir et tester avant d’atteindre le TRL 9, c’est-à-dire pouvoir être commercialisé.

Crédit photo : VineScout

Lire l’article

TRL : échelle de niveau de maturité technologique

Vignes Tech consult recrute un Assistant marketing et communication

Assistant marketing et communication

Dans le cadre du développement de son activité, le cabinet de consulting en Viticulture de Précision Vignes Tech consult recrute un assistant marketing et communication.
Vous aurez pour mission de mettre à jour, d’animer et de créer des supports de communication visant à présenter les services de la société. Vous serez également impliqué dans des stratégies dans le but d’élaborer des campagnes marketing adaptées à l’image de marque de la société.
Bon communicant, vous serez également amené à renforcer ou créer de nouveaux liens avec les partenaires et clients de la société. Dans une autre mesure, des missions d’aide au recrutement et à la formation pourront vous être demandé.
Vous travaillerez en interaction et en appui avec la directrice de la société et ses affiliés.
Profil : issue de formation d’école de commerce, formation en marketing et communication ou justifiant une expérience professionnelle permettant de répondre aux besoins de l’entreprise.

Savoir –être :
Motivé(e) par les enjeux auxquels la filière viticole doit répondre (réduction de l’utilisation des pesticides, optimisation des pratiques, nouvelles technologies), vous êtes :
– Originaire du milieu viticole ou motivé et curieux par ce contexte,
– doté d’un esprit type « entrepreneur », dynamique,
– autonome et rigoureux dans votre travail,
– performant dans l’élaboration des supports numériques et l’animation de réseaux sociaux, web …
– capable d’échange avec les professionnels du milieu viticole pour concrétiser de nouvelles collaborations,

Savoir –faire :
Vous maîtrisez les outils informatiques (classiques et web) et d’infographie nécessaires au développement des supports de communication.
Vous avez de bonnes capacités rédactionnelles, aisance orale et écrite en anglais.
Des compétences en formation seraient un plus.

Contrat : CDD de 3 mois renouvelable avec perspectives CDI
Lieu : Mâcon (71)
Rémunération : selon compétences, expériences, motivation et conditions de travail (télétravail à mi-temps envisageable) : 1300 à 1600 € net/mois

Date de prise de poste : 15 octobre à 1er novembre

l’offre détaillée : http://www.agrotic.org/blog/wp-content/uploads/2017/10/Fiche_poste_AdD_Marketing-communication.pdf

Offre d’emploi CDI : développeur-géomaticien à Montpellier

L’entreprise

PermAgro est une start-up innovante spécialisée dans l’accompagnement à la création et à la gestion de domaines agricoles. Nous proposons à nos clients un accompagnement vers une agriculture pérenne, respectueuse de l’environnement et créatrice d’emploi. Nos innovations reposent sur l’utilisation de technologies de collecte et de traitement de données, principalement géographiques, qui permettent d’automatiser les conseils auprès de nos clients agriculteurs.

Après un an et demi d’existence, PermAgro est en pleine croissance et va consolider son équipe dans les mois à venir avec des profils d’ingénieurs agronomes, d’experts fonciers, de géomaticiens et de développeurs informatiques. L’entreprise est accompagnée par le BIC, quatrième meilleur incubateur mondial de start-ups, ainsi que par l’incubateur de Montpellier SupAgro. Nous faisons partie également du réseau French Tech notamment sur la thématique Food Tech. Nous sommes enfin lauréats de plusieurs prix et concours : Graines d’Agro en 2016, Jump’in Creation du BIC et Digitag Challenge en 2017.

L’entreprise est également engagée dans un management innovant et respectueux de ses collaborateurs : démarche RSE, travail en méthode Agile, respect des conditions de travail.

 

Définition du poste

Dans le cadre de son développement, PermAgro recherche un(e) ingénieur géomaticien avec des compétences en développement informatique, qui puisse l’accompagner dans la création et la gestion des outils numériques dédiés à l’agriculture :

  • Développement d’algorithmes complexes pour automatiser la récolte et le traitement de données géographiques.
  • Conceptualisation, mise en place, déploiement et gestion de bases de données complexes et géoréférencées.
  • Traitements géostatistiques de données géographiques et datavisualisation.
  • Participation à la création d’applications de cartographies web et mobile (rédaction des cahiers des charges techniques et fonctionnels, développement, maintenance)

 

Compétences et connaissances exigées

Nous recherchons une personne :

  • Maîtrisant la gestion et l’utilisation des bases de données géographiques et maîtrise du langage SQL : MySQL, postgreSQL
  • Maîtrisant le langage de script Python et sa librairie python-gdal
  • Maîtrisant les technologies Web (HTML, CSS, JavaScript, PHP)
  • Maîtrisant les logiciels de cartographie, notamment QGIS
  • Ayant un goût prononcé pour le challenge et l’entrepreneuriat
  • Une connaissance du monde agricole serait un plus

 

Conditions de l’offre

  • Offre en CDI, poste basé à Montpellier
  • Salaire brut annuel de 28 000 à 30 000 € selon expérience
  • Ce poste est ouvert aux personnes en situation de handicap
  • Début du poste : idéalement octobre 2017

 

Pour postuler

Veuillez adresser votre candidature (CV et lettre de motivation indiquant vos réalisations, votre motivation à intégrer l’entreprise et les points forts de votre candidature) à :

recrutement@permagro.fr

20170920-PERM-Offre_emploi_développeur_géomaticien

En direct d’ECPA : Comment générer des cartes de rendement fiables à grande échelle ?

image_ECPA_GalloC’est la question que s’est posée l’entreprise viti-vinicole Gallo (Californie). L’entreprise a équipé toutes les entreprises de machines à vendanger assurant la récolte sur l’aire d’approvisionnement de la winery, avec des capteurs de rendement. Plus de 50 machines ont ainsi été équipées avec le système ATV (Australie) permettant de peser la vendange qui transite par le convoyeur latéral d’évacuation de la vendange. Les machines sont également équipées de dGPS permettant de localiser toutes les données de pesées. L’ensemble du dispositif couvre une surface de vendangée d’environ 5000 hectares. Les problèmes rencontrés sont multiples (formation et sensibilisation des chauffeurs de machine, collecte des données, etc.). L’un des problèmes majeur reste que le capteur de pesée embarqué doit être étalonné par une pesée de la courroie à vide. Cette procédure contraignante ne peut être demandée aux chauffeurs de machine (en plus des opérations d’entretien et de réglage classiques). Il en résulte de grosses différences entre les données acquises par les machines. Ce problème est clairement visible (cf. figure) lorsque deux machines récoltent la même parcelle; des bandes de rendement artificiellement plus élevé ou plus faible apparaissent alors en fonction des zones récoltées par chacune des machines. Afin de pallier ce problème, l’entreprise a exploré plusieurs approches destinées à effectuer un étalonnage « en ligne » en limitant les opérations de saisie supplémentaires et en profitant de la logistique du chantier de récolte (pesée des bennes en entrée de cave). La communication présentée par un chercheur de l’entreprise Gallo vise à partager l’expérience acquise au cours des 4 années de développement de la méthode. L’enjeu est une démarche de traçabilité automatisée permettant d’associer chaque pesée de benne en cave avec les données de la machine à vendange.

A noter, que l’élaboration systématique des carte de rendement s’inscrit dans une démarche de meilleure maîtrise des volumes de raisin apportés. L’idée est de développer un véritable service de conseil intégré auprès des viticulteurs afin de les aider à mieux maîtriser leurs rendement et la variabilité des parcelles : Quoi de mieux que de visualiser le résultat en fin de cycle (carte de rendement) pour quantifier les changement de pratique et voir leurs effets de manière objective !

Référence : B. Sams, C. Litchfield, L. Sanchez and N. Dokoozlian, 2017. Two methods for processing yield maps from multiple sensors in large vineyards in California. Advances in Animal Biosciences: Precision Agriculture (ECPA) 2017, (2017), p 530–533. doi:10.1017/S2040470017000516

 

Evaluation d’un Lidar embarqué pour cartographier le poids des bois de taille en viticulture

Une recherche effectuée par des scientifiques de l’université d’Athénes qui vient d’être publiée dans le journal of precision agriculture. Cet article mérite d’être mentionné car, à part le physiocap, il existe peu de capteurs permettant d’accéder directement à la vigueur de la vigne. L’article propose d’utiliser un Lidar embarqué pour estimer le volume de bois présent sur la vigne en hiver. De maniére rigoureuse, l’approche reste un estimation de l’expression végétative mais pourrait permettre, à terme, d’accéder à une mesure de la vigueur. Sur deux années consécutives, les chercheurs ont montré qu’il existait une corrélation significative (R > 0,8) entre les mesures d’impact données par le lidar et le poids des bois de taille. Remarquons toutefois que cette corrélation est obtenue sur des surfaces élémentaires de 20*20 m, ce qui pose la question de la résolution des informations et du lissage qui en résulte.

Résumé : Vine vigour assessment has been a major concern of precision viticulture studies in order to identify areas of uniform vine performance within vineyards. Moreover, the counting and weighing of winter dormant canes is considered as the most informative measurement to indicate vine balance and is commonly performed manually by grape growers for management purposes. The main concern of this measurement is that it is time consuming and laborious and it cannot accommodate detailed sampling density. In the present study, the potential of using laser scanner technology as an automated, easy and rapid way to perform mapping of the winter pruning wood across the vineyard was investigated. The study was conducted during 2010 and 2011, in a one hectare commercial vineyard in central Greece, planted with cv. Agiorgitiko, a traditional Greek variety for the production of red wine. Parameters of topography, soil depth, soil texture, canopy properties (NDVI), yield, and grape quality were mapped and analysed in conjunction to winter canes weighing at pruning time. The mapping of the dormant canes was carried out using a 2D laser scanner sensor prior to pruning and manually measuring the pruning weight on a 10 × 20 m grid. Laser scanner measurements showed significant relationship in both 2010 and 2011 with pruning weight (r = 0.809 and r = 0.829 respectively, p < 0.001), yield and early season NDVI, showing the potential of using laser scanner measurements to assess variability in vine vigour within vineyards. These results suggest that laser scanners offer great promise to characterize within field variability in vine performance.

références : Tagarakis, A. C., Koundouras, S., Fountas, S., & Gemtos, T. Evaluation of the use of LIDAR laser scanner to map pruning wood in vineyards and its potential for management zones delineation. Precision Agriculture, 1-14.

Landsat ou images aériennes multispectrales pour suivre et cartographier la vigueur de la vigne ?

C’est une question à laquelle se sont intéressés des chercheurs italiens (entre autre de l’université de Turin) dans un article scientifique qui vient d’être publié. L’idée est de savoir si des images Landsat 8 OLI avec une résolution de 30 m,  présentent un avantage (outre le fait qu’elles sont gratuites) sur les images multispectrales aériennes pour cartographier la vigueur (on devrait parler d’expression végétative) de la vigne. L’intérêt de cet article est triple :
– il considère l’utilisation d’une source d’information gratuite (Landsat 8 OLI) avec un historique, ce qui permet de tester l’approche sur plusieurs années et deux dates chaque année. L’étude a débuté en 2013, c’est la raison pour laquelle elle considère des images Landsat 8, mais elle permet d’imaginer les potentialités maintenant offertes par le couple de satellites européens Sentinel,
– il propose de comparer la qualité radiométrique des images, l’effet de la résolution (important sur des cultures en rang comme la vigne) et l’effet des pixels mixtes qui en résulte,
– il envisage une comparaison multi-date des images obtenues, ce qui permet de tester la pertinence des deux plateformes d’acquisition testées pour un suivi de la végétation (même si le nombre de dates étudiées ne le permet pas dans l’article),

Les conclusions montrent que les deux sources d’information sont cohérentes en relatif et permettent de cartographier la variabilité intra-parcellaire de l’expression végétative de la vigne. L’étude met toutefois en évidence des limites à l’utilisation des images Landsat 8 pour envisager un suivi rigoureux de la végétation, ces limites étant dues à la qualité des corrections apportées aux images (corrections radiométriques et atmosphériques principalement).

Résumé de l’article : In this work we tested consistency and reliability of satellite-derived Prescription Maps (PMs) respect to those that can be obtained by aerial imagery. Test design considered a vineyard of Moscato Reale sited in Apulia (South-Eastern Italy) and two growing seasons (2013 and 2014). Comparisons concerned Landsat 8 OLI images and aerial datasets from airborne RedLake MS4100 multispectral camera. We firstly investigated the role of spatial resolution in radiometric features of data and, in particular, of NDVI maps and consequently of vigour maps. We first measured the maximum expected correlation between satellite- and aerial-derived maps. We found that, without any pixel selection and spatial interpolation, correlation ranges between 0.35 and 0.60 depending on the degree of heterogeneity of the vineyard. We also found that this result can be improved by operating a selection of those pixels representing vines canopy in aerial imagery and spatially interpolating them. In this way correlation coefficient can be improved up to 0.85 (minimum 0.60) suggesting an excellent capability of satellite data to approximate aerial ones at vineyard level. Prescription maps derived from vigour one demonstrated to be spatially consistent; but we also found that the quantitative interpretation of mapped vigour was changing in strength according to datasets and time of acquisition. Therefore, in spite of a satisfying consistency of spatial distribution, results showed that vigour strength at vineyard level from aerial and satellite datasets is generally not consistent, partially for the presence of a bias (that we modelled).

références : Borgogno-Mondino, E., Lessio, A., Tarricone, L., Novello, V., & de Palma, L. A comparison between multispectral aerial and satellite imagery in precision viticulture. Precision Agriculture, 1-23.

 

 

La 3D en viticulture : une technologie qui arrive à maturité selon les derniéres recherches

vigne_3D

Images 3D d’un vignoble réalisé à partir d’images de drones (sources Montpellier SupAgro)

Deux articles publiés à quelques semaines d’écart font état de recherches où des mesures 3D issues de drone sont mises en avant dans le domaine de la viticulture.

Le premier article (Pichon et al, 2016) publié dans la revue Oeno-one montre qu’il est tout à fait possible de produire un modéle numérique de terrain de qualité (erreur de l’ordre de 8 cm) avec des produits commerciaux fournis par trois sociétés (Airinov, Aerotec solution, Geofalco). L’article discute la qualité de cette information au regard des applications possibles pour caractériser les parcelles viticoles ou tout un bassin versant. En effet, les drones permettent d’acquérir des informations d’altitudes de qualité avec une très haute résolution spatiale (à condition de bénéficier de points de référence au sol). Cette information permet de répondre à des problématiques que les données ou les chaînes d’acquisition actuelles peuvent difficilement satisfaire que ce soit pour des raisons de précision, de résolution ou de prix. La 3D par drone ouvre ainsi la voie à une meilleure caractérisation du potentiel qualitatif des parcelles grâce à la possibilité de calculer des variables de caractérisation parcellaires telles que la pente, l’altitude, l’exposition, etc.. ). Elle ouvre aussi la voie à une meilleure caractérisation agro-environnementale des bassins viticoles grâce à la possibilité d’identifier l’écoulement de l’eau, la présence de fossés, etc.

Le deuxiéme article (Weiss et Baret, 2017) montre que la 3D permet d’accéder à des informations de caractérisation des parcelles telles que l’orientation des rangs, l’écartement entre les rangs et même la hauteur du palissage avec une erreur de l’ordre de 8 cm. Cette information a été extraite d’informations 3D fournies par la société Airinov. Cet article ouvre là encore des perspectives intéressantes permettant d’envisager des outils pour caractériser les parcelles de vigne à l’échelle d’un bassin de production et même une mesure de la hauteur de la canopée pour des applications en viticulture de précision.

Références :

Pichon, L., Ducanchez, A., Fonta, H., & Tisseyre, B. (2016). Quality of Digital Elevation Models obtained from Unmanned Aerial Vehicles for Precision Viticulture. OENO One, 50(3).
Weiss, M., & Baret, F. (2017). Using 3D Point Clouds Derived from UAV RGB Imagery to Describe Vineyard 3D Macro-Structure. Remote Sensing, 9(2), 111.