Tour d’horizon des objets connectés en agriculture

Les objets connectés connaissent, depuis plusieurs années, beaucoup d’engouement. Les grandes entreprises autant que les jeunes entrepreneurs ont compris les avantages que des objets de monitoring et de contrôle connectés pouvaient apporter aux agriculteurs. D’autant plus que les coûts de production de ces objets connectés ont drastiquement chuté ces dernières années, entre autres grâce à la démocratisation des imprimantes 3D et des microcontrôleurs clés-en-main, tel que Arduino et Raspberry-Pi.

Les faibles coûts et durées de R&D et de production ont permis aux entreprises de rapidement mettre sur le marché des objets affranchissant les agriculteurs de nombreuses tâches de contrôles manuels.

Ces objets connectés peuvent être placés soit sur les animaux d’un éleveur, soit en plein champs.

Capteur Heatime du groupe Evolution

Parmi ceux de la première catégorie, il y a notamment des capteurs de vêlage. C’est le cas des capteurs SmartVel et Moocall, développé et commercialisé respectivement par le groupement de coopératives d’insémination Evolution et le groupe Gènes Diffusion, sont à placer sur la queue de la vache. Il détecte les premiers signent du travail de vêlage de manière non-invasive et les transmet à l’éleveur par SMS ; une assurance d’être prévenu à temps, et une avancée par rapport aux détecteurs de vêlage invasifs, car assurant de ne pas blesser l’animal.

A placer sur les vaches existe aussi le capteur Heatime, un collier à attacher autour du coup de l’animal, qui détecte et transmet, grâce à des bornes à ondes-radios, des informations relatives aux chaleurs et au travail du rumen. Il permet ainsi de suivre facilement l’efficacité nutritionnelle du troupeau, et de détecter les vaches en chaleurs ou mal cyclées.

Débimètre connecté d'ITK

Parmi les objets connectés à placer dans les champs existent des pièges à insectes connectés, tel que TrapView et CapTrap, respectivement proposés par EFOS et Cap2020. Placés dans les parcelles, ils attirent en leur sein des insectes ravageurs ciblés à l’aide d’appâts à phéromones, comptent leur entrée grâce à un micro analysant leur signature sonore, et transmettent l’information grâce à un émetteur bas-débit. Ils permettent ainsi de suivre l’évolution des populations de ravageurs à l’échelle d’une parcelle, et d’un territoire. Le tout, sans comptage manuel.

Une autre utilisation en plein champs est le débitmètre connecté autonome en énergie de l’entreprise ITK qui se branche directement sur les tuyaux d’irrigation, contrairement aux compteurs d’arrivée d’eau, qui rendent moins bien compte de l’irrigation effective sur les parcelles.

Les objets connectés connaissent donc un essor en agriculture, et certaines entreprises et gouvernements l’ont bien compris. C’est pour cette raison qu’en 2016, l’université de South Wales en Australie, le constructeur Cisco et le réseau d’innovation australien Data61, se sont associés pour ouvrir un centre d’innovation IoT dédié à l’agriculture à Sydney. Un budget de 15 millions de dollars pour 5 ans a été alloué à ce centre dans le but de produire de nombreuses preuves de concept et prototypes à tester sur le terrain, le tout au sein d’un incubateur d’entreprises. De quoi permettre d’accroitre la présence des objets connectés sur le marché des outils agricoles dans les années à venir.

Sources :

Moocall de Genes Diffusion : https://moocall.com

SmartVel du groupe Evolution : https://www.evolution-xy.fr/fr/monitoring/smartvel

Heatime du groupe Evolution : https://www.evolution-xy.fr/fr/monitoring/heatime

Débitmètre d’ITK : https://www.vitisphere.com/actualite-81299-ITK-propose-undebitmetre-connecte.htm

Centre australien d’innovation pour les IoT en agriculture : https://www.objetconnecte.com/centre-d-innovation-iot-agriculture-australie

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